Yves Milla : un policier condamné pour violences sur ses enfants et poursuivi pour violences conjugales ne peut pas être promu, il doit être suspendu
Pour la protection des enfants, la lutte contre les violences conjugales et l’exemplarité des institutions
Nous, citoyennes et citoyens, associations, professionnel·les de l’enfance, du social, de la justice et de la santé, parents et défenseur·ses des droits humains, dénonçons avec la plus grande fermeté la mutation et la promotion de M. Yves Milla à un poste de responsabilité à Mayotte.
Cette décision est :
Elle constitue un scandale institutionnel.
Rappel des faits judiciaires
Condamnation en première instance – 2023
En juillet 2023, le tribunal correctionnel de Thionville a condamné M. Yves Milla pour des faits de violences sur ses deux enfants mineurs.
La peine prononcée :
Les faits retenus comprenaient notamment :
L’un des enfants a déclaré être « terrifié ».
Ces faits ont été reconnus comme portant gravement atteinte à l’intégrité physique et psychologique des victimes.
Violences conjugales
Dans le même dossier judiciaire, M. Milla était également poursuivi pour des faits de violences envers son ex-compagne.
Ces faits faisaient partie intégrante de la procédure.
Par ailleurs, une information judiciaire distincte concernant des faits de violences sexuelles présumées était en cours à cette période.
Les enfants exposés à ces violences conjugales sont des co-victimes à part entière.
Une procédure judiciaire toujours en cours
En avril 2024, la cour d’appel de Metz a prononcé une relaxe en invoquant un prétendu « droit de correction ».
Le 14 janvier 2026, la Cour de cassation a cassé cette décision.
Elle a rappelé qu’aucun droit de correction ne peut justifier des violences envers des enfants et que la cour d’appel avait commis une erreur de droit.
L’affaire a été renvoyée devant une autre juridiction d'appel qui est censée suivre à priori les positions de la Cour de Cassation, ce qui fait qu'à ce jour :
Dans ce contexte, toute promotion est prématurée et irresponsable.
Un contexte national alarmant
Cette promotion intervient dans un pays où les violences intrafamiliales constituent un fléau massif.
Chaque année en France :
Ces enfants développent plus fréquemment :
Violences éducatives ordinaires : une banalisation persistante
Un sondage national récent (IFOP 2024) montre que :
Malgré l’interdiction inscrite dans la loi depuis 2019, les violences envers les enfants restent largement banalisées.
Dans ce contexte, promouvoir un responsable policier impliqué dans des violences familiales envoie un message catastrophique.
Mayotte : un territoire particulièrement vulnérable
Mayotte est le département le plus jeune de France.
Près de la moitié de sa population est mineure.
C’est un territoire :
Confier un poste d’autorité à une personne condamnée en première instance pour violences intrafamiliales, alors que la procédure est toujours en cours, est une faute grave.
Une incohérence institutionnelle majeure
Cette promotion envoie un signal destructeur :
Comment demander aux forces de l’ordre de protéger les femmes et les enfants si l’institution elle-même valorise un cadre impliqué dans ces violences ?
Comment encourager la parole des victimes quand l’impunité semble récompensée ?
C’est une faute morale.
C’est une faute politique.
C’est une faute institutionnelle.
Nos demandes
Nous demandons solennellement
Il ne s’agit pas d’anticiper la justice.
Il s’agit de protéger les victimes, de préserver la confiance citoyenne et de garantir l’exemplarité républicaine.
Pour une République qui protège réellement ses enfants
La lutte contre les violences intrafamiliales ne peut pas être un slogan.
Elle exige
Nous refusons que la République protège des carrières avant de protéger les enfants.
Nous refusons la banalisation de la violence.
Nous refusons cette injustice.
Signez et partagez cette pétition
Pour les enfants.
Pour les femmes.
Pour la justice.
Pour une police digne de la République.
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