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Pétition : STOP aux salaires à vie des politiques !

STOP aux salaires à vie des politiques !

Auteur : Laurent Lasselin

Créé le 29/08/2014 - Fin le 21/04/2017

À l'attention : Des politiques

Aujourd'hui encore nous remettons en cause les 35 Heures et le temps de travail.
Pendant que d'autres appauvrissent les comptes publics.
Pourquoi devrions-nous, nous serrer la ceinture et participer encore plus ?

Président de la république, premier ministre, député, sénateur, élus, il n'est pas difficile de connaître les salaires de nos élus en activité.
En revanche pour connaître leurs indemnités perçues après l'arrêt de leurs fonctions cela est beaucoup plus opaque.


Évaluer, de manière exhaustive, les avantages accordés aux hommes politiques à la retraite... la tâche est ardue, le secret jalousement gardé. Car si la transparence est de mise dans les pays anglo-saxons, où quiconque peut trouver en quelques clics les détails des privilèges accordés aux ex-dirigeants, c'est loin d'être le cas en France.

Sarkozy, Giscard et Chirac : plus de 17 000 euros par mois

Les avantages octroyés par la République aux anciens chefs de l’État sont sans doute les plus transparents. Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et le dernier en date, Nicolas Sarkozy, perçoivent ainsi 6 000 euros brut, ainsi qu’une indemnité de 11 500 euros net par mois pour siéger au Conseil constitutionnel.

A ces sommes vient s’ajouter une prime dite de « sujétion spéciale », au montant inconnu, et qui est accordée à tous les anciens présidents pour « compenser les contraintes subies dans l’exercice des fonctions ».

2 millions d’euros par an et par ancien président

Côté avantages en nature, tous ces « ex » reçoivent des mains (généreuses) de la République un appartement ou bureau de fonction, deux fonctionnaires de police pour leur protection rapprochée, ainsi qu’une voiture de fonction avec chauffeurs et sept collaborateurs.

Enfin, un ancien président de la République doit être mobile : Nicolas Sarkozy a donc reçu, comme ses prédécesseurs, deux cartes de circulation gratuite et illimitée - l’une pour la classe affaire d’Air France, l’autre pour la première classe de la SNCF.

Au total, chaque président coûterait ainsi à l’État entre 1,5 et 2 millions d’euros par an, selon une estimation de René Dosière, député PS et auteur du livre L’argent et l’État.

Salaire à vie pour les anciens de Matignon.

Le cas du Premier ministre est plus ou moins similaire à celui des ministres d’État : une fois parti de Matignon, il reçoit des indemnités de cessation de fonction équivalentes à son salaire (21 000 euros pour le Premier ministre, 14 000 euros pour un ministre). Les autres ministres ne perçoivent cependant ces indemnités que durant les six mois suivant leur départ du gouvernement.

Protection et chauffeur à vie sont parmi les services accordés aux anciens Premiers. Le service de protection coûterait à lui seul 66 000 euros par an et par fonctionnaire.

Et contrairement aux membres de son ancien gouvernement, il conserve la gratuité des transports ferroviaires ainsi qu’un bureau et un secrétaire payés par l’État.

Parlementaires : les cotisations comptent double

Les privilèges accordés aux anciens parlementaires sont très certainement les plus confidentiels. Le détail des retraites parlementaires n’est ainsi pas rendu public, et seuls quelques éléments en avaient été révélés il y a quelques années par Rue89.

L’un des bénéfices les plus intéressants réservés aux anciens sénateurs ou députés relève probablement du régime de cotisation. Pour la retraite, les années cotisées seraient ainsi quasiment doublées. Un sénateur ayant siégé 19 ans verrait ainsi sa retraite calculée sur 36 ans : il toucherait un peu de moins de 7 000 euros par mois à vie.

Retraite des sénateurs : tous services compris

Accès privilégié au restaurant du Sénat, au salon de coiffure, à la buvette des parlementaires, les meilleures indemnités concernent là encore les transports.

Le Sénat – et donc l’État – s’engagerait ainsi à rembourser aux anciens sénateurs (et à leur conjoint) 50 % du coût de 12 déplacements aériens par an. Mieux encore, ils bénéficient de la première classe gratuite à vie sur le réseau SNCF.