Stop à l’intimidation des proches de victimes de louis ribes, pédocriminel retrait total des vitraux de louis ribes à givors
Nous signataires exprimons notre soutien plein et entier à Sihem Gemet, épouse de Luc Gemet, victime de violences sexuelles commises entre l’âge de 8 et 15 ans par le prêtre pédocriminel Louis Ribes.
Entre les années 1960 et 1990, Louis Ribes a agressé et violé des centaines d’enfants. Il utilisait notamment son art séances de dessin, photographie comme instrument d’emprise. Luc Gemet fait partie de ces enfants. Depuis des années, sa famille l’entoure, le soutient, l’aide à tenir debout. Son épouse Sihem. Ses enfants, dont Yesmine, enceinte, présente lors de l’altercation récente. Tous ont choisi de dire : “Je te crois. Je te protège.”
Dans un pays où, selon les travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, 92 % des victimes ne sont pas protégées ou ne sont pas crues, ce soutien est exemplaire. Sihem Gemet devrait être saluée. Elle devrait être reconnue. Elle devrait être décorée pour son courage.
Et pourtant. Aujourd’hui, nous apprenons que le maire de Givors, Mohamed Boudjellaba, a annoncé plainte contre elle pour des propos qu’il qualifierait d’injurieux, tenus dans un contexte de colère légitime. Cette colère, elle est née d’un fait simple : Givors est la seule des onze communes concernées à ne pas avoir retiré l’intégralité des vitraux réalisés par Louis Ribes.
Puisque Monsieur Boudjellaba avait bénéficié du soutien d'EELV, nous avions interpellé Marine Tondelier sur cette situation en 2023. À ce jour, rien. Depuis 2023, plus de 15 000 personnes ont signé une pétition demandant leur retrait total. Un seul vitrail a été retiré. Les autres demeurent. Et l’argument avancé par la municipalité reste le même : distinguer “l’homme et l’artiste”. Mais ici, l’art était un outil pour agresser sexuellement et violer des enfants. On ne sépare pas l’œuvre de l’emprise quand l’œuvre servait à violer.
Nous refusons que la justice soit utilisée pour intimider.
Sihem Gemet a posé une question, dans un moment d’indignation : comment peut-on maintenir dans l’espace public les productions d’un pédocriminel ? Au lieu d’entendre la souffrance, au lieu de dialoguer, au lieu de retirer définitivement ces vitraux, le maire choisit la voie judiciaire. C’est un signal extrêmement grave. Dans un pays où les victimes se taisent déjà massivement par peur de ne pas être crues, poursuivre l’épouse d’une victime envoie un message terrible : soutenir un survivant pourrait vous exposer à des représailles.
Nous demandons :
L’abandon immédiat de toute plainte visant Sihem Gemet.
Le retrait intégral des vitraux de Louis Ribes à Givors.
Une reconnaissance publique de la souffrance des victimes.
La fin de la rhétorique consistant à opposer “l’homme et l’artiste” lorsque l’art fut un instrument de violence.
Soutenir Sihem Gemet, c’est soutenir toutes les familles qui choisissent de croire et protéger. C’est refuser que l’on crache au visage des victimes. C’est rappeler que la dignité humaine est supérieure à toute considération patrimoniale. Nous ne nous laisserons pas intimider.
Nous rappelons que la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l'Église a dénombré 330 000 victimes de pédocriminalité dans l'Église entre 1950 et 2020. L'Église a reconnu une responsabilité systémique. Dans ce contexte, le maintien des vitraux de Louis Ribes et la posture du maire, Monsieur Boudjellaba, sont d'autant plus injurieux pour toutes les victimes.
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