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Pétition

Pour la réouverture sans délai de tous les commerces de proximité

Pour la réouverture sans délai de tous les commerces de proximité Pétition
935 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Christian Jacquiau
Destinataire(s) :
Emmanuel Macron (Président de la République)
La pétition

Surpris, débordé, submergé par la première vague épidémique, englué dans son incapacité à anticiper et à intégrer les conséquences d'une telle situation inédite, le gouvernement français a décidé dans la précipitation de mettre le pays à l'arrêt total, nonobstant les conséquences humaines, sociales et économiques qu'une telle décision allait engendrer.


La liste serait trop longue pour prétendre être exhaustive : absence de prévention, pénurie de masques, de gel désinfectant, de tests, manque de personnel, de matériel et de lits dans les services hospitaliers, de gants et de vêtements de protection pour les soignants se débattant dans les conditions d'une extrême précarité avec des moyens plus que dérisoires.


Quel est donc ce pays que l'on dit riche et moderne mais qui accepte sans ciller de voir ses soignants mettre leurs propres vies en danger en s'échinant jusqu'à l'épuisement, revêtus de sacs-poubelle pour tout moyen de protection ?


Nos commerçants, artisans, professionnels indépendants, précaires regroupés sous le vocable pompeux d'auto-entrepreneurs et autres responsables d'entreprises petites et moyennes acceptèrent de se plier à cet impératif de mise à l'arrêt généralisée afin de contribuer, dès le 17 mars 2020, à l'endiguement de l'épidémie en cours.


Ils ont contrôlé l'accès à leurs magasins, organisé des circuits de circulation à l’intérieur de ceux-ci, délimité les zones accessibles, opéré des marquages au sol pour limiter tout contact rapproché entre les clients, mis à leur disposition des distributeurs de gel hydroalcoolique, installé des protections en plexiglas devant leurs caisses et comptoirs, supporté sans broncher de travailler de très longues heures en ne s'oxygénant qu'au travers de masques devenus enfin disponibles après de multiples annonces prometteuses sans suite.


Après avoir reconfiguré leurs espaces de travail, modifié l'ergonomie de leurs salles, accepté d'étendre leurs activités sur les trottoirs et de servir autant que faire ce peut leurs clients en extérieur, les restaurateurs ont accepté de mettre en place un contrôle d'accès à l'entrée de leurs établissements.


Les uns et les autres se sont pliés à toutes les injonctions. Ils ont fait montre d'une capacité d'adaptation sans faille qui mériterait pour le moins respect et admiration.


Cette période désastreuse a eu un impact considérable sur les acteurs économiques précités pourtant déjà amplement affectés par un contexte économique et des décisions politiques manifestement plus soucieuses de l'avenir des grands groupes oligopolistiques que du sort de ces millions de français qui se lèvent chaque matin pour porter comme ils le font l'économie de notre pays à bout de bras.


La première crise semblant être passée, les promesses faites au personnel soignant – promesses ne l'oublions pas qui concernent aussi les patients potentiels que nous sommes tous – se sont envolées. Les moyens accordés aux soignants sont demeurés les mêmes.


Pire encore puisque des lits ont encore été supprimés dans les hôpitaux depuis cet épisode.


Ségur ne fut ici qu'un conte analgésiant, un piètre anesthésiant qui ne trompe que ceux qui l'administre...


Vint alors ce que les statisticiens – dans leur lecture très controversée de chiffres contradictoires – qualifièrent de deuxième vague...


Rien n'ayant changé. Rien n'ayant été prévu, la seule parade trouvée fût d'imposer une nouvelle assignation à résidence à l'ensemble de nos concitoyens, mesure sanction s'accompagnant d'une interdiction quasi généralisée pour les commerçants autres qu'alimentaires d'exercer leur activité dès le 30 octobre 2020.


Interdiction arbitraire prise, une nouvelle fois, au détriment de celles et ceux qui sont les moteurs véritables de la création réelle de richesse.


Mais les mots concoctés par les communicants ont depuis longtemps remplacé l'action politique.


Et le discours du Président Macron, travesti en chef de guerre, s'est une fois de plus voulu rassurant. Pourtant...


Pouvons nous ignorer que le chômage partiel, les allégements de charges, les exonérations en tous genres, les subventions, les accompagnements promis – s'ils peuvent être relativement salutaires pour ceux qui en bénéficieront - ne sont en aucune façon financés ?


Les acteurs de l'économie réelle ne se remettraient pas d'une pression accrue des prélèvements obligatoires déjà répartis de façon on ne peut plus inégalitaire entre ceux qui créent des richesses par leur travail et leur engagement et ces entreprises financières et transnationales qui surfent allègrement sur l'évasion sociale et fiscale.


N'était-ce pas Emmanuel Macron lui-même qui - peu de temps avant l'épidémie de COVID - nous expliquait doctement que les prestations sociales de solidarité, les pensions de retraites, les assurances liées au chômage devaient être revues drastiquement à la baisse pour ne pas dire remises en cause dans un contexte de crise économique volontiers qualifiée d'internationale dès lors qu'il s'agit d'occulter nos propres faiblesses hexagonales ?


Que restera-t-il de ces modestes parachutes protecteurs après de longues semaines de blocage de l'économie tel que celui qui vient d'être mis en place ?


Il ne serait pas acceptable, pas tolérable, que l'épidémie de COVID prise pour ce qu'elle est, puisse justifier cette régression sociale qui se dessine et qui avait été programmée et annoncée avant même l'apparition du virus.


La situation est devenue étouffante dans notre pays. Pour un nombre sans cesse croissant de nos compatriotes, l'air y est devenu irrespirable.


La fermeture arbitraire des librairies a sans aucun doute été la goutte qui a fait déborder l'amphore.


À celles et ceux qui se sont émus à juste titre de la fermeture autoritaire des librairies dans un contexte de concurrence déloyale – nouvelle illustration s'il en est besoin de l'impréparation de la décision et du décalage de traitement entre le commerce de proximité à taille humaine et les réseaux de grande distribution – le gouvernement a répondu en généralisant l'interdiction à ces marchands en linéaires pour lesquels un livre n'est en fait qu'un produit comme un autre ayant pour seule vocation d'alourdir un peu plus le poids du chariot avant son passage en caisse.


Cet élargissement n'a en rien réglé la situation des libraires. Pire encore. Il ne peut que ravir les géants hors la loi - puisqu'agissant hors de nos frontières et de nos normes sociales et fiscales - de la vente par correspondance.


L'interdit est aujourd'hui devenu la règle au pays des Lumières et des Droits de l'Humain.


Il nous est à nouveau défendu de circuler, de nous rencontrer, de prendre un verre, de partager un repas au restaurant, d'aller au cinéma, au théâtre, au musée, au spectacle, de nous parler, de nous approcher, de nous rapprocher, de nous réunir, de nous aimer...


Enfermés de l’extérieur, nous sommes désormais assignés à résidence à nos propres domiciles.


Loin de la théorie nous subissons de plein fouet et tout à fait concrètement le fait du prince.


La France d'En Marche est à l'arrêt. Au point mort.


Nombre de prises de position de personnalités du monde de la culture et de la politique accompagnées de pétitions demandent au gouvernement de revoir cette décision inique en permettant aux libraires d'exercer à nouveau leur noble et irremplaçable métier.


L'ouverture des librairies est un impératif dans une démocratie respectée par ceux qui la dirigent.


Elle est une nécessité incontournable, une exigence citoyenne indiscutable.


Elle doit se faire sans délai.


Mais elle ne sera pas suffisante...


Il n'est pas possible de paralyser davantage le pays sans que des conséquences irréversibles ne l'affectent durablement.


Il n'est pas concevable de prendre les français plus longtemps en otage, selon l'expression couramment utilisée par le pouvoir politique lorsqu'il s'agissait alors de désigner à la vindicte médiatique ces salariés grévistes mobilisés pour défendre - au nom de l'ensemble des français - les droits sociaux menacés.


Il faut rouvrir sans délai l'ensemble des commerces. Partout. En tous lieux de notre territoire.


Cette réouverture doit bien évidemment se faire dans des conditions sanitaires optimum.


A l'opposé du confinement mis en place et des couvre-feu qui l'ont précédé, c'est tout au contraire une dérogation généralisée en matière d'amplitude d'ouverture qui doit être accordée aux commerçants, aux artisans et à leurs salariés sur la base du volontariat moyennant bien entendu compensation.


Les restaurateurs doivent - s'ils le souhaitent – pouvoir servir bien au-delà de leurs heures d'ouverture habituelles. Cela leur permettrait de compenser la perte de chiffre d'affaires liée à la distanciation physique des convives en proposant notamment un service supplémentaire s'ils le souhaitent.


Les transports en commun au lieu de se concentrer sur des périodes restreintes doivent tout au contraire, eux aussi, fonctionner sur des amplitudes horaires étendues afin d'éviter les phénomènes de concentration favorisant une promiscuité source de contamination telle que celle subie par ceux qui doivent - quoiqu'il leur en coûte - se rendre sur leurs lieux de travail.


Les commerçants, les artisans et leurs salariés se sont adaptés. Ils ont fait preuve d'un engagement et d'un sens des responsabilités incontestables.


Ils n'ont pas à être sanctionnés et appelés en réparation des conséquences et des défaillances d'un pouvoir à la dérive.


Cette nouvelle mise entre parenthèses de l'activité économique aurait des conséquences désastreuses – sociales et sociétales - sur les mois et les années à venir si elle devait se poursuivre.


Il n'y a pas à faire de distinction entre des commerces qui seraient réputés indispensables et d'autres qui ne le seraient pas.


Il n'y a pas de commerces non indispensables pour celles et ceux dont le magasin est un outil de travail, qui ont le plus souvent créé leur emploi et ceux de leurs salariés, qui prennent des risques au quotidien, offrent des débouchés à leurs fournisseurs (et aux salariés de ces derniers) et pour lesquels leur activité constitue l'unique source de revenus.


Il n'y a pas de commerces non indispensables pour nous, leurs clients.


Il n'est plus temps d'applaudir aux fenêtres en regardant sur nos écrans de télévision les premiers de corvées se sacrifier au nom d'une solidarité à sens unique.


Signataires de la présente pétition, nous demandons à Monsieur Emmanuel Macron, président de la République française, de prendre conscience que le fait accompli dans lequel le pays est aujourd'hui plongé est devenu totalement inacceptable.


Signataires de la présente pétition, nous demandons la réouverture sans délai – dans des conditions de sécurité sanitaire appropriées – de l'ensemble de nos commerces de proximité à taille humaine.


     
                                                                                   * * *


[ Cette pétition a été initiée par Christian Jacquiau, économiste, auteur et rédacteur de nombreux articles. Diplômé d'expertise comptable, il a exercé la profession de Commissaire aux comptes et a été délégué consulaire auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) de 1995 à 2003.
Il est entre autres l'auteur d'un ouvrage remarqué, Les Coulisses de la grande distribution, publié aux éditions Albin Michel ].

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170 commentaires
Gerard - Le 01/11/2020 à 16:34:36
pour notre survie économique et intellectuelle
1
Le 01/11/2020 à 18:09:28
Par solidarité !
3
Laura - Le 01/11/2020 à 18:55:33
Pour le droit à la culture, d'autant plus durant cette période de dictature
1
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