La lettre suivante a été écrite par des salariés pour faire remonter au CSE leurs inquiétudes et revendications quant à l’application du nouvel Accord du Temps de Travail. En la signant, vous manifestez votre accord et vous vous associez à la démarche collective. Une version papier existe, merci de ne signer qu'un seul des deux supports.
Mesdames, Messieurs, Représentants du CSE Occitanie,
Nous, salariés de l’ALEFPA, souhaitons, par la présente, vous faire part de nos inquiétudes concernant l’application du nouvel accord relatif au temps de travail récemment mis en place.
Si nous comprenons les enjeux organisationnels et les objectifs poursuivis par cet accord, plusieurs points suscitent néanmoins des interrogations et des préoccupations au sein des équipes. En effet, les modalités actuelles d’application semblent avoir des impacts significatifs sur nos conditions de travail, notre équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et l’équité entre les salariés.
Plusieurs salariés expriment notamment des difficultés liées à :
La lisibilité et la compréhension des nouvelles règles ;
La répartition et l’aménagement du temps de travail ;
L'avenant peu explicite imposé aux salariés à temps partiel ;
La gestion des horaires et des repos ;
Le système proposé pour les congés sur l’année 2026.
Sur ce dernier point, nous souhaitons apporter des précisions. D’après la dernière version entendue : les salariés auront 5 semaines de congés en 2026, incluant les reliquats des congés non pris et acquis sur 2024/2025.
Deux cas se présentent :
Les salariés ayant pu profiter de leurs 5 semaines de congés entre mai et décembre 2025 : ces derniers repartiront avec 5 semaines de congés pour 2026.
Les salariés ayant un reliquat : ce reliquat est compris dans les 5 semaines de congés pour 2026.
Nous considérons que la décision est injuste, car si nous remontons sur 2 ou 3 ans, au final les salariés n’auront pas eu droit au même nombre de congés. Si cela est estimé comme un bonus, nous considérons cela comme une perte et une inégalité de traitement, alors que le nouvel ATT se veut homogénéisant.
Dans un souci d’équité, nous demandons que ces reliquats n’entrent pas dans les congés de 2026 et soient payés afin que tous les salariés repartent sur l’année 2026 équitablement avec 5 semaines de congés payés. À défaut, que le reliquat soit crédité en plus des 25 jours.
Ces inquiétudes, partagées par une partie importante des équipes, génèrent un climat d’incertitude et de tension.
Dans l’attente de votre retour, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos salutations respectueuses.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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