Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil départemental de la Haute-Garonne
Monsieur le Président,
En tant qu’assistants familiaux exerçant pour le Conseil départemental de la Haute-Garonne, nous souhaitons attirer votre attention sur une difficulté croissante qui impacte directement nos conditions de travail et, par conséquent, la qualité de l’accueil des enfants qui nous sont confiés.
Dans le cadre de nos missions, nous sommes tenus d’assurer le transport des enfants accueillis : rendez-vous médicaux, accompagnements scolaires, activités éducatives, rencontres familiales, ou encore déplacements liés aux obligations administratives. Cette exigence fait pleinement partie de nos responsabilités professionnelles.
Cependant, il est essentiel de rappeler que si ces transports sont obligatoires, l’utilisation de notre véhicule personnel, elle, ne l’est pas formellement. Dans les faits, aucune alternative concrète n’est proposée, ce qui nous contraint à utiliser nos propres moyens, sans compensation adaptée à l’évolution des coûts.
Or, depuis plusieurs mois, le prix du carburant a connu une augmentation particulièrement significative, avoisinant les 50 %. Cette hausse a un impact direct et mesurable sur nos finances personnelles.
Certains assistants familiaux réalisent jusqu’à 2000 kilomètres par mois dans le cadre de leur activité professionnelle. Une telle augmentation du coût du carburant représente aujourd’hui un surcoût mensuel pouvant dépasser 80 euros, entièrement supporté par les professionnels.
Cette situation crée une forme de déséquilibre injuste : des dépenses professionnelles, nécessaires à l’exécution de nos missions, reposent de plus en plus lourdement sur nos ressources personnelles.
Dans ce contexte, nous sollicitons la mise en place d’une prime exceptionnelle “carburant”, permettant de compenser, au moins partiellement, cette hausse brutale et indépendante de notre volonté.
À défaut de mise en place d’une aide substantielle et adaptée, il deviendra matériellement difficile de continuer à assumer, sur nos ressources personnelles, une part croissante des coûts liés à la protection de l’enfance. Dans ces conditions, nous serons amenés à recentrer nos déplacements sur les besoins strictement essentiels à la prise en charge des enfants.
Pour les autres déplacements, il appartiendra alors aux services du département d’organiser les modalités alternatives, notamment par le recours aux professionnels disposant de véhicules de service.
Une telle évolution ne correspond ni à notre engagement, ni à notre conception du métier, mais elle traduit une réalité économique à laquelle nous ne pouvons plus nous soustraire seuls.
Nous restons, bien entendu, disponibles pour échanger avec vos services afin d’étudier les modalités les plus justes et les plus adaptées à la réalité du terrain.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération respectueuse.
Les assistants familiaux du Conseil départemental de la Haute-Garonne
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