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Pétition : Non à l'expulsion des familles de l'Alouette

Non à l'expulsion des familles de l'Alouette

Auteur : Les familles et soutiens citoyens de l'Alouette réquisitionnée

Créé le 11/02/2017  

Mise à jour de la pétition

À l'attention : de Pierre Dartout, préfet de région Aquitaine

Nous vivons un déni de justice inadmissible!

Nous avons en effet reçu hier vendredi 10 février à 18h, par huissier un avis d'expulsion par décision non contradictoire du tribunal administratif de Bordeaux sans avoir pu nous exprimer ! Nous saisissons le conseil d'Etat.

Ceci malgré la lettre cosignée (ci-après) par de les citoyens, familles et militants, occupants et soutien de l'Alouette envoyée jeudi 9 février aux élus et Direction du CHU, leur informant la présence de familles de diverses origines depuis Dimanche 5 Février, faisant suite à l'expulsion gymnase GP2 et le constat d'huissier du mercredi 8 Février actant au 231 avenue pasteur à Pessac la nouvelle habitation de plusieurs familles qui étaient à la rue.

Nous appelons à entourer l'Alouette et ses familles d'un cordon citoyen dès lundi 13 février à 6h si les menaces d'expulsions ne sont pas clairement écartées.


Courrier du 9 février aux pouvoirs publics


RÉCAPITULATIF DE LA SITUATION :


Le 17 Janvier 2017, dans le cadre du plan grand froid, la préfecture de la Gironde ouvrait les portes du gymnase Ⅱ au Grand Parc, à Bordeaux. Quatre vingt seize personnes envoyées par le 115, femmes seules, familles avec ou sans enfants dont deux mineurs isolés y trouvèrent refuge. Grâce à la mobilisation des citoyens, la fermeture du gymnase, initialement prévue le 26 Janvier fut repoussée au 02 Février. A grand renfort de déclarations rassurantes, la préfecture promettait qu’il n’y aurait pas de « sortie sèche », tout le monde serait hébergé.


Promesse tenue… Le gymnase fut vidé, ses occupants aléatoirement dispatchés dans des hôtels, des foyers, certes hébergés, mais seulement pour quelques nuitées, quelques semaines pour les plus chanceux. Parole de préfet à la langue de bois ! Héberger ne signifie pas reloger. Peu leur importe que ces familles se retrouvent à nouveau à la rue. Peu leur importe que ces enfants dorment dehors, dans la peur et le froid. Officiellement, médiatiquement, le nécessaire a été fait, que le bon électeur soit rassuré, ils sont en sécurité.


Le 7 février une famille du gymnase, et deux autres le 8 février ont rejoint le triste sort des familles déjà à la rue ne bénéficiant d'aucun dispositif institutionnel.


Face au mépris flagrant de nos dirigeants, à l’incapacité des pouvoirs publics, Nous, citoyens de tous bords, prenons le problème à bras le corps. L’heure n’est plus à l’indignation mais à l’action, à la mobilisation. Nous ne saurions tolérer davantage cette violence institutionnelle, inhumaine qui contraint des familles, des enfants à dormir dehors, quand tant de biens publics, de logements sont laissés vacants. Il y en a 10 000 sur Bordeaux Métropole… 2.6 Millions de logements inoccupés sur tout le territoire Français. En 2012, l’INSEE dénombrait 141 500 SDF, dont 30 000 enfants. Nous ne pouvons plus détourner les yeux et ignorer la détresse, la souffrance qu’engendrent ces situations.


Nous attendons d'autres familles encore. Cette ancienne maison de retraite, désormais domicile, fait partie des bâtiments disponibles du CHU de Bordeaux. Son président Alain Juppé a possibilité de les ouvrir tout comme l'ensemble des propriétés collectives des Bordelais .e.s, celles de Bordeaux Métropole et de toutes ses communes .


En France, le droit au logement est un droit constitutionnel1, fondamental2, réaffirmé dans l’article premier de la loi 90-449 du 31 Mai 1990 : « Garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation ». 


Par la réquisition et l’occupation citoyenne du 231 avenue Pasteur 33600 Pessac, nous entendons donc dénoncer et parer aux défaillances de l’Etat et des Collectivités Territoriales. 


Nous ne faisons qu’accomplir notre devoir de solidarité envers toute personne laissée sans solution par les dispositifs d’hébergement. 


Nous réclamons pour ces familles l’application des lois DALO et DAHO. Qu’elles soient relogées dans des conditions décentes, en fonction de leurs situations et de la scolarisation des enfants, dans le respect de la dignité due à tout individu.


Nous appelons nos concitoyens, les militants, les enthousiastes, les désabusés de ce système, les camarades de luttes à nous rejoindre dès à présent, à nous soutenir, à partager l’information, sans modération…


Venez, parlez, cliquez, essaimez, réagissez, agissez…


Ils sont certes puissants.


Mais nous sommes nombreux.


Et nous n’allons pas disparaître…


Nous ne lâcherons RIEN !