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AUXILIAIRES DE VIE EN DÉTRESSE !

Sauvegarde en cours...
Pétition : AUXILIAIRES DE VIE EN DÉTRESSE !
Par AUXILIAIRES DE VIE

Pétition adressée à Gouvernement et Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé

Mise à jour

POUR L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, LE BIEN DE TOUS,
ET VIVRE DIGNEMENT AUTANT POUR NOS BÉNÉFICIAIRES QUE NOUS "M’AIME"


Avant de vous exposer notre mal-être, nous tenons à préciser que nous sommes employés dans une association loi 1901 dont nous avons le soutien. La dégradation des conditions de travail que nous dénonçons est liée à une situation générale dans ce métier.


Mais nous aimons ce métier ! Le besoin d’aider les autres est très important pour nous. Le lien humain qui se crée avec les bénéficiaires est souvent très fort.


Nous vous proposons une présentation de notre métier pour ceux qui ne le connaîtraient pas. Que fait un auxiliaire de vie ?


Un auxiliaire de vie a pour rôle d’aider à leur domicile des personnes vieillissantes, malades ou en situation de handicap dans les gestes de la vie quotidienne.


Voici 10 raisons de notre détresse :



  1. Le manque de reconnaissance des pouvoirs publics Le salaire d’un auxiliaire de vie est déterminé par la convention collective. Un auxiliaire de vie qui commence sa carrière touche est de 10.55€ brut et un auxiliaire non diplômé touche 9.88€ brut.

  2. Les frais liés à l’utilisation de notre véhicule personnel La convention collective indemnise 0.35€ par kilomètre, mais cette indemnisation n’a pas été revalorisée depuis 2010 et ne tient donc pas compte du coût de la vie.

  3.  Turn-over :  Ce métier est tellement peu considéré, il n’attire pas. Les problèmes de recrutements sont permanents.

  4. L’amplitude horaire:  Nos plages horaires sont très étendues de 8h à 20h voire plus en fonction des situations (aide au lever, toilettes, repas, sorties, aide au coucher). A cela s’ajoute le temps d’intervacation.

  5.  La fatigue physique : Les transferts des personnes de leur lit au fauteuil, les aides à la toilette ou tout autre déplacement génèrent de la fatigue physique, surtout lorsque le bénéficiaire ne dispose pas de matériel (lit médicalisé, lève malade…). Nous nous déplaçons énormément durant une journée de travail. Il peut arriver que l’on fasse jusqu’à 7 ou 8 interventions différentes. Cela ajoute de la fatigue et du stress (pour réussir à être à l’heure malgré les aléas de la route) en plus du travail lui-même.

  6.  La fatigue psychologique :  Le soutien de personnes souvent en deuil, dans l’acceptation de la dégradation de leur état de santé et confrontées à de graves maladies fait partie intégrante de notre métier. Nous pouvons être face à des situations très difficiles.

  7.  La considération :  Nous ne sommes pas des femmes de ménage. En plus des gestes indispensables de la vie quotidienne, nous pouvons accompagner les bénéficiaires dans leurs démarches administratives et médicales, dans leurs activités de loisirs, etc…

  8.  La capacité d’adaptation:  Chaque personne aidée a des habitudes, des besoins différents. Nous devons nous adapter sans jugement ni préjugé. Nous sommes de vrais caméléons.

  9.  Le temps d’intervention :  Certains bénéficiaires ne sont pas suffisamment pris en charge par la collectivité (les heures attribuées par les aides ne sont pas suffisantes). Là encore, nous devons faire de notre mieux pour le bien de la personne.

  10.  La réactivité : Nous gérons des situations parfois vitales (problèmes de déglutition pouvant entraîner des fausses routes, risque de chute, gestion de crises de démence…). En cas de problème grave, notre responsabilité peut être engagée.


Conclusion :


Le métier d’auxiliaire de vie est un métier très enrichissant et en plein essor. Cependant il est mal reconnu et mal rémunéré. Les salaires et l’indemnisation km sont fixés par la convention collective et n’ont pas été modifiés depuis 2010 alors que le coût de la vie, lui, augmente en permanence.


Il n’y a pas assez de structures pour accueillir la population vieillissante et en situation de handicap. Nous sommes l’alternative à ce manque. Les membres du gouvernement doivent prendre conscience que cette situation ne peut plus durer.


Quelle vie souhaitons-nous offrir à nos aînés et aux personnes en situation de handicap ?

Nathalie, Jacqueline, Florence, Nadia, Marie Christine, Sarah, Virginie, .... et VOUS

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