URGENCE !
Nous voulons des gynécologues médicaux
en nombre suffisant pour toutes les femmes !
Janvier 2023
La gynécologie médicale, c'est la médecine spécifique de la femme :
elle assure la prise en charge personnalisée des femmes dès le jeune âge
et le suivi des problèmes gynécologiques tout au long de leur vie.
Elle a aussi toujours accompagné leur émancipation.
Cette spécialité, les femmes y tiennent !
Témoignent de son efficacité les bons indices de santé des femmes en France :
taux plus faible d'hystérectomies que dans les autres pays
(6,7% à 50 ans contre 40% aux Etats Unis, 20 à 30% dans le reste de l'Europe),
diminution de la fréquence du cancer du col de l'utérus, taux élevé de diagnostics
au stade précoce de cancer du sein, donnant les meilleures chances,
et de survie à 5 ans. Résultat pour une grande part du dépistage, de la prévention,
des traitements, que permettent la prise en charge et le suivi
par les gynécologues médicaux.
Si la gynécologie médicale, cette spécificité française, supprimée en 1987, a été
rétablie en 2003, c’est grâce à la mobilisation des femmes et des gynécologues :
3 millions de signatures sur la pétition du Comité de Défense de la
Gynécologie Médicale (CDGM) et plusieurs manifestations nationales.
Aujourd’hui la mobilisation continue, pourquoi ?
Le suivi gynécologique indispensable est menacé. 17 années de suppression
de la formation à la spécialité, puis un nombre très insuffisant de nouveaux
gynécologues médicaux formés depuis 2003, et aujourd’hui, c’est toute une
génération de ces spécialistes qui partent à la retraite sans pouvoir être remplacés,
tout cela entraînant une grave diminution des effectifs
( passés entre 2007 et 2022 de 1945 à 851 !).
Ainsi 14 départements n'ont aucun gynécologue médical !
Et 15 n'en ont plus qu'un seul !
Conséquence : de plus en plus de femmes ne trouvent plus de gynécos, ou attendent
des mois pour un rendez-vous, sont parfois même contraintes de renoncer au suivi
et aux soins, et les jeunes filles ont les plus grandes difficultés à avoir accès
à un(e) gynécologue médical(e) !
Il a fallu, année après année, les multiples délégations auprès des ministres de la Santé
successifs, et l'intervention répétée de nombreux parlementaires pour aboutir
à une progression du nombre d'internes, qui permet de compter aujourd’hui
près de 1000 nouveaux gynécologues médicaux, déjà en exercice ou encore en
formation. Un résultat important, mais qui ne suffit pas à répondre à la gravité
de la situation et aux attentes des femmes.
Car pour le suivi des plus de 30 millions de femmes en âge de consulter,
l'aide aux jeunes dans le choix de la contraception, la prise en charge lors d'IVG,
la prévention des infections sexuellement transmissibles, le diagnostic et le
traitement de l'endométriose, le dépistage précoce d'un cancer...
...les femmes ont besoin de gynécologues médicaux en nombre.
Et dans cette situation, la configuration aujourd’hui du Conseil national professionnel (CNP) - organisme aux missions essentielles pour l’organisation et l’évolution
de la profession - suscite de graves craintes pour l’avenir de la spécialité.
En effet dans l’actuel CNP, commun à la gynécologie médicale et à la gynécologie
obstétrique (spécialité complémentaire mais distincte et différente),
la gynécologie médicale perd toute liberté de décision la concernant, avec à terme
des conséquences inévitables sur le suivi des femmes.
Alors, que demandons-nous ?
* Face à la pénurie de ces spécialistes, dont sont responsables les pouvoirs publics
depuis des décennies, il faut une augmentation décisive du nombre de nouveaux
gynécologues médicaux formés !
* Le ministère de la Santé doit intervenir afin de valider un CNP dans lequel
l'indépendance de la gynécologie médicale, condition indispensable de sa pérennité,
sera garantie.
C'est pourquoi le CDGM continue son action auprès des pouvoirs publics concernant
une question dont dépend la santé de millions de femmes.
SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION !