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Pétition

Pour le maintien des services de santé sur le site de l'Hôpital La Grave

Pétition : Pour le maintien des services de santé sur le site de l'Hôpital La Grave Pétition

Pour le maintien des services de santé sur le site de l'Hôpital La Grave

848 signatures
Auteur(s) :
Comité de Défense de l'hôpital La gave
Destinataire(s) :
jean-Luc.moudenc@mairie-toulouse.fr ferrer.a@chu-toulouse.fr ARS-OC-DD31-DIRECTION@ars.sante.fr
La pétition
Mises à jour

Menace sur la cité de la santé : pour le maintien des services en centre ville  et une politique de santé publique de proximité ! 


Suite à la vente du site de la cité de la santé par le CHU au promoteur Kaufman & Broad pour y construire des appartements de luxe, les services de santé qui s'y trouvent doivent déménager.


Les services concernés aujourd’hui par cette délocalisation sont :



  • Le Centre de santé sexuel regroupant les activités de dépistage du VIH, des Hépatites et des IST au sein du Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic ainsi que la 2ième file active de prise en charge de personnes vivant avec le VIH en Midi-Pyrénées représentant 500 personnes (CeGIDD) 



  • La Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) au sein de la médecine sociale permet aux personnes n’ayant pas de couverture sociale de pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale et d’une réouverture de leurs droits.



  • La PASS-Psy s'adresse à toute personne en situation de grande précarité, quelque soit la situation administrative, de pouvoir bénéficier d'un accès direct vers un psychologue.



  • La Halte santé est un établissement médicosocial qui accueille les personnes vivant à la rue avec des problématiques de santé importante.



  • Le Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie Maurice DIDE est une unité de soins ambulatoires qui accueille, évalue et prend en charge les personnes présentant des dépendances.


La direction du CHU nous avait assuré à l'époque de la vente de l’ICR, que ces services de proximité resteraient en centre ville et reviendraient sur l'Hôpital La Grave, ce qui est primordial pour nous, au vu des publics accueillis. Aujourd'hui, ces promesses, comme tant d'autres avant elles, ne semblent être que du vent! Pour l'instant, la direction nous laisse volontairement dans le flou mais la tendance semble être à un déménagement de tous les services à Purpan.


Cette politique de démantèlement du site de La Grave n’est pas récente de la part des Directions et mairies successives (depuis 2005) et nous amène à croire que les populations fragiles et précaires n’ont plus rien à faire en centre ville.


Plusieurs mobilisations du Comité de Défense de l’Hôpital public, des syndicats CGT santé et SUD santé-sociaux, des associations de malades (Act Up Sud-ouest, Aides, Grisélidis, Planning Familial 31) soutenu par les personnels et médecins des services concernés ont permis que ces activités de soins et de prévention restent au sein du seul hôpital situé au centre-ville à proximité de leurs usager·e·s sur le site de La Grave et de l’Institut Claudius Régaud. 


Cela fait trop longtemps que la direction du CHU est dans une logique purement comptable, autant au détriment des personnels que des usager·es.


Dans un contexte de démantèlement du service public et un climat social délétère il est important de rappeler que le personnel et les usager·es du système de santé public ne sont pas les variables d'ajustements économiques de politiques antisociales et ultra libérales.


Nous, citoyen·nes, personnels, patient·es, usager·es, associations, syndicats exigeons :



  • le maintien d'une santé de qualité et de proximité en centre ville, sur le site de l'Hôpital La Grave



  • le maintien de tous les bâtiments sur le site, qu'ils soient classés ou non



  • une augmentation des moyens en rapport avec les besoins des populations concernées




Le 13/06/2018 :

L’Hôpital La Grave n’est pas vide de soins. Il prend en charge plus de 30000 personnes par an. Plusieurs services du CHU de Toulouse y sont localisés pour des raisons de proximités avec le centre-ville, et d’activité en lien avec l’hypercentre. On trouve ainsi :

Le Centre de santé sexuel regroupant les activités du CeGIDD (dépistage du VIH, des Hépatites et des IST au sein du Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) ainsi que la 2ème file active de prise en charge de personnes vivant avec le VIH en Midi-Pyrénées représentant 630 personnes , les consultations de PrEP du VIH et de consultation de dermatologie des muqueuses génitales (site de l’institut Claudius Régaud (bât 1)

La Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) au sein de la médecine sociale permet aux personnes n’ayant pas de couverture sociale de pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale et d’une réouverture de leurs droits. (bât 11)

La PASS-Psy s'adresse à toute personne en situation de grande précarité, quelque soit la situation administrative, de pouvoir bénéficier d'un accès direct vers un psychologue.(bât 11)

La Halte santé est un établissement médico-social qui accueille les personnes vivant à la rue avec des problématiques de santé importante.(bât 13)

Le Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie Maurice DIDE est une unité de soins ambulatoires qui accueille, évalue et prend en charge les personnes présentant des dépendances.

Tout une partie des hospitalisations de jour de pédopsychiatrie : Le SUPEA (Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ) Hôpital de Jours des petits, le LAPS (Lieu d’Accueil de Partenariat et de Soins), ou encore L’.A.T.T.P. Petite Enfance (Accueil Thérapeutique à Temps Partiel), où les enfants sont accueillis tous les jours (temps complet) ou certains jours (temps partiel), pour la journée ou la demi-journée. L’enfant est accueilli sur un groupe correspondant à sa catégorie d’âge, à partir duquel sont organisées les différentes modalités d’aides, individuelles ou collectives, dont il a besoin.(bât 8 et 8’)

Le CMP adulte: centre médico-psychologique adulte : C’est une structure de soins assurant l’accueil, l’évaluation diagnostique, la prise en charge et l’orientation des patient·es souffrant de pathologie psychiatrique. Il s’agit d’une unité d’accueil en milieu ouvert et de coordination des actions de prévention, des actions de diagnostic, des soins ambulatoires et d’interventions à domicile.(carré historique)

L’hôpital de jour d’évaluation des fragilités et de prévention de la dépendance est destiné aux patient·es âgé·es présentant des critères de fragilité, mais dont l’autonomie dans les activités de base de la vie quotidienne sont maintenues (bât 1)

L’Accueil Social Santé Hygiène : auparavant géré par le CHU, ce service est aujourd'hui géré par La Croix-Rouge. C’est un point hygiène destiné à un public de très grands précaires. Au détour d'une douche, d'une boisson chaude, les bénéficiaires peuvent alors bénéficier d'un accueil social et médicalisé à l'instar de la PASS (bât 4).

Enfin depuis peu, se trouve sur le site le Centre Solidaire Abbé Pierre. Issu de la Réquisition Abbé Pierre par la DAL, c’est lieu de partage et d'entraide où les personnes en situation de précarité peuvent trouver des coiffeurs solidaires, une écoute psychologique, des cours de français pour tous les âges ou encore des cours d’Aïkido et de danses…(bât 2)

Fin mars 2018 le personnel médico-social des services dédiés à la prise en charge des personnes vulnérables et de la prévention des IST ont été informé qu’ils ne ré-intégreraient pas les locaux du site historique de l’Hôpital La Grave car les travaux de l’aménagement de l’ancienne maternité auraient un coût plus important que prévu.

L’annonce de ces déménagements hors de l’Hôpital La Grave vers Purpan a indigné profondément les agent-es, les médecins, les syndicats du CHU, les associations de malades ainsi que les associations de quartier. Aujourd'hui, la direction du CHU revient en partie sur ses projets et réintégrera en mai 2019 une partie des services actuellement à l’ICR dans les bâtiments historiques du carré de la maternité, mais sans réfection des façades, des toits et de la digue faute de moyens suffisants.

De plus restent des questions sur la disparition du projet « Cité de la Santé », porté depuis des années par les agent·es, les syndicats et les associations, et avec lui la disparition du projet de « centre de santé sexuelle » car seul le CeGGID est annoncé pour intégrer le carré de la maternité. La prise en charge sur L’hôpital La Grave des patient-es VIH reste en questionnement. Le centre Dide (lutte contre les dépendances) et le CMP n’auront peut-être pas d’avenir sur La Grave et seraient transférés ailleurs en centre-ville.

Quant aux hôpitaux de jour de pédopsychiatrie, ils disparaîtraient intégralement du site pour rejoindre Purpan alors qu’ils avaient été pensés dans le quartier Saint-Cyprien pour permettre un accès direct aux loisirs, à la culture, aux commerces de proximité, aux transports en commun...qui sont autant d'outils favorisant l'insertion sociale des patient·e·s, et font partie intégrante du soin. Ce projet de déménagement est une atteinte aux droits et aux besoins des patient·e·s.

Pour toutes ces raisons, le collectif « Hôpital La Grave » s’est constitué pour défendre le statut d’Hôpital de Santé Publique du site au regard des besoins de santé de la population toulousaine et en particulier des plus démuni·es.

La présence du Service Public de Santé sur La Grave est essentielle en termes de Santé Publique. La présence de tout un tissu médico-social dans le quartier garantit un accueil d’usager·es et patient·es avec des vulnérabilités qui ne peuvent se déplacer en périphérie ou qui ont besoin d’un accès proche à l’hypercentre pour leur projet de soin. C’est la garantie de l’universalité, de l’inconditionnalité de l’accès au soin qui est une obligation du CHU de Toulouse.

Nous nous battons pour que la mairie de Toulouse et la direction du CHU et les pouvoirs publics en général entendent la nécessité du maintien et de l’amélioration des services situés dans ce site qui offre des soins aux toulousain-es depuis le 13ème siècle. Les pouvoirs publics doivent se mobiliser pour que les parties patrimoniales des travaux soient prises en charge hors des financements dédiés aux soins pour garantir la salubrité des bâtiments et donc la pérennité des soins sur le site. 

Nous exigeons le maintien en centre-ville d’une médecine de proximité, d’accès facile et d’activités de prévention générale pour toutes et tous, en particulier pour les jeunes, les plus âgé·es, les femmes. Nous défendons, au travers du refus de ce projet de délocalisation, le maintien d’un maillage institutionnel et associatif de proximité.

Nous, citoyen·nes, personnels, patient·es, usager·es, associations, syndicats exigeons :

le maintien d'une santé de qualité et de proximité en centre ville, sur le site de l'Hôpital La Grave.

le maintien de tous les bâtiments sur le site de l’Hôpital La Grave qu’ils soient classés ou non

une augmentation des moyens en rapport avec les besoins des populations concernées

sur facebook : HopitalLaGraveEnLutte et sur http://gps.midipy.over-blog.com/

 Collectif Hôpital La Grave » : collectifhopitallagrave@gmail.com
et pour plus d’informations :infohopitallagraveenlutte@framalistes.org


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115 commentaires
Adrien - Le 03/05/2018 à 00:54:40
... Une p****n d'ineptie... Incroyable...
0
Anne-françoise - Le 15/06/2018 à 08:59:37
pour une santé de proximité pour les plus précaires et contre le bradage par la mairie de notre patrimoine utilisé à des fins de services publics pour des intérêts privés
0
Fossat - Le 17/05/2018 à 16:38:18
important de garder de l santé accessible en centre ville
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