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Pétition : La fin de vie : La liberté en démocratie passe par trois choix !

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La fin de vie : La liberté en démocratie passe par trois choix !

Auteur : Giselle MUSICIEN

Mise à jour

À l'attention : Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs

Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs


Pour plus d'informations, cliquer, de temps en temps, sur le bouton rouge, lire le message de l'auteur.


La promesse du candidat à la Présidence de la République était-elle une déclaration d’intention ou une promesse d'engagement comme beaucoup de français l'ont cru ? Pour ces citoyens-là, cette promesse était d'offrir d'autres choix qui conviennent mieux à certains Français.

Quels que soient les gouvernements, les malades de ma famille ou de mes amis n'ont pas compris que les médecins en soins palliatifs, les laissent vivre de telles souffrances pendant si longtemps.

J'ai été confrontée à quatre décès à la suite de cancers différents dont trois accompagnements très difficiles où j'ai fait le deuil de leurs décès et non de leurs SOUFFRANCES.
J'ai vu beaucoup de films : Amour, Miele, Le temps qui reste, Fin de partie sorti le 3 juin 2015... et des documentaires comme Le choix de Michèle de Francis Grosjean, vu en 06/2015 (sorti en 2011, les soins palliatifs et 21 jours durant lesquels le corps de cette dame s'épuise) et Le moment et la manière d'Anne Kunvari » (sorti le 22 /10/2014), ...

Je sais de quoi je parle.

Arrêtons l'hypocrisie, comme Madame Simone Veil l'a fait avec l'IVG. Souvenez-vous, les riches partaient en Grande-Bretagne ou en Suisse et en France, de pauvres mères en mouraient en laissant des orphelins...


Si la loi est incomplète et insuffisante, il y aura encore des suicides ratés (parfois laissant plus démunis encore le patient et sa famille). Si l'on a de l'argent, encore davantage de départs en Belgique et en Suisse (pays submergés par les demandes françaises). Il y aura encore en France, des médecins pousuivis en justice pour être ensuite relaxés.


Améliorer les soins palliatifs et en créer est une urgence.


Oui, à une loi du changement et non à une loi de modifications insignifiantes.


Les médecins nous accompagnent pour procurer la Vie, même de façon trop médicalisée. Ils doivent aussi (selon leur choix pour la méthode, car nul n'est obligé de pratiquer contre son gré), nous accompagner dans la Mort. La Mort fait partie de la Vie.


La liberté en démocratie passe par trois choix :


1) Fin de vie avec « des soins intensifs améliorés ». Le patient doit recevoir une information complète sur ce qui risque de se passer (durée, certaines douleurs sont réfractaires - même avec les produits les plus puissants, tel l’Hypnovel, risque de râles, d'étouffement, de corps crispé, soif, faim, réactivité aux soins, ..) et sur les effets des traitements disponibles en soins intensifs.


Créer des postes d'anesthésistes. Équiper en soins intensifs améliorés tous les départements


2) Euthanasie : Mort douce en quelques secondes (coût belge des médicaments : 100 €- avec hospitalisation 300 € ).


3) Interruption Volontaire Digne de Vie = IVDV = Suicide Assisté, dans le cas où le patient le souhaite et en est capable physiquement et psychologiquement (avoir un doigt et la conscience pour mettre en œuvre le dispositif).


Dans le cadre de leur choix personnel : formation à l'écoute et aux gestes pour les médecins, les infirmières,.. et possibilité, à leur demande, d'un soutien psychologique (le soignant ayant fait une euthanasie ou préparé un suicide assisté doit se sentir le moins mal possible dans cette relation d'aide).


En refusant les deux autres choix : l'euthanasie et le suicide assisté des citoyens qui le demandent pour eux en personne et qui l'ont écrit dans leurs directives anticipées, vous, députés et sénateurs, vous vous condamnez, chacune et chacun d'entre vous, à vous sentir, tous les jours (hier, aujourd'hui et demain) comme l'une ou l'un des responsables de « toutes sortes de dérives » qui découlent de l'absence de législation à ce sujet. Vous devez aussi vous sentir responsable de l'inégalité des français face à leur mort, car les riches vont en Suisse (une euthanasie coûte 9000 euros).


Quant aux députés et aux sénateurs qui se posent les questions suivantes : "Qui peut s'arroger le droit de déterminer l'’utilité d’une existence ?", "Où placer la ligne d’une si terrible frontière ?", "Quel serait le temps imparti à une mort imminente"? Etc. Je vous dirai que chaque citoyen a ses réponses personnelles qui le concernent lui seul dans sa singularité, dans sa différence en tant que sujet, en tant qu'acteur de sa propre vie unique et intime et dans les délais qu'il définit lui-même.


Il n'est donc pas demandé aux députés ni aux sénateurs d'apporter une ou des réponses objectives à des questions existentielles. Je leur demande, comme beaucoup de mes concitoyens, de légiférer pour trois choix possibles. En effet, l'existence de différents choix convient à la diversité de nos approches personnelles de la vie et de la mort.


N’abrégez pas ma vie et celle d'autres personnes, en nous obligeant à militer sans cesse pour notre droit à mourir comme chacun l'entend. Nous avons d'abord envie de vivre.

La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont légalisé l'euthanasie et le suicide assisté à l'aide d'associations. Pourquoi pas la France ?


Giselle MUSICIEN,
Citoyenne d'une démocratie, la France, qui conclut par une phrase qui n'est pas d'elle :


"Ne prenons pas trop la vie au sérieux, de toute façon nous n'en sortirons pas vivants "