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Pétition - Santé

Pétition : Pour la déchéance du contrat de Sodexo par la ville de Marseille (marché des cantines scolaires)

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Pour la déchéance du contrat de Sodexo par la ville de Marseille (marché des cantines scolaires)

Auteur : Valérie Chauvin, déléguée des parents d'élèves de l'école primaire Saint-Jérôme 2 (13ème).

Créé le 26/01/2014  

Mise à jour

À l'attention : Monsieur le Maire de Marseille

Monsieur le Maire,

Suite aux nouveaux « incidents sanitaires » survenus lors du déjeuner de nos enfants à la cantine, nous (délégués des parents d'élèves de l'école élémentaire St-Jérôme 2, dans le 13ème arrondissement) avons décidé de passer à l'offensive contre l'entreprise SODEXO dont nous réclamons la déchéance du contrat dans les plus brefs délais.

Nous espérons que d'autres parents rejoindront notre mouvement en signant cette pétition.

Afin de permettre aux lecteurs et éventuels signataires de ce texte de mieux appréhender la situation actuelle, il convient d'effectuer un rapide retour vers le passé :

En 2011, le contrat de SODEXO et d'AVENANCE - qui se partagent alors le marché des cantines scolaires marseillaises - arrive à terme.
Les parents d'élèves profitent de l'occasion pour faire entendre leur voix, réclamant une vaste concertation et la création d'un comité d'usagers. Depuis des années, ils déplorent en effet une certaine opacité de la ville quant à la gestion du temps cantine, un manque total d'écoute et de dialogue, ainsi qu'une médiocre qualité des repas servis à leurs enfants.

La Mairie ignore leurs revendications.

En revanche, quand sonne l'heure du renouvellement de contrat, elle évince définitivement AVENANCE pour confier la totalité du marché à SODEXO.
Le géant de la restauration collective remporte ainsi le « gros lot », puisque le marché des cantines marseillaises représente 45 000 repas quotidiens et génère un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros.

Pourquoi ce choix de la part de la ville ? Totalement inexplicable !
Certes, SODEXO a toujours vanté sa politique de transparence, la grande qualité de ses produits et son exemplarité en matière d'hygiène et de contrôles sanitaires...
On peine cependant à imaginer que la ville ait pu mordre à cet hameçon. Car la municipalité sait – par expérience – que SODEXO n'est pas aussi irréprochable qu'elle le prétend.

En effet, quelques années plus tôt, SODEXO a été à l'origine d'un gros scandale sanitaire dans les cantines phocéennes, à la suite duquel la Mairie a porté plainte pour abus de confiance et a saisi le tribunal administratif d’une demande de déchéance du contrat. Et oui !
Vous ne sauriez, Monsieur le Maire, avoir oublié ce précédent. Permettez-nous tout de même de vous rafraîchir la mémoire : les faits se sont produits à l'automne 2000, alors que la France entière succombait à la psychose de la « vache folle ».

Par mesure de précaution, toutes les cantines scolaires du pays avaient banni la viande bovine de leurs menus. Toutes, exceptées celles situées à Marseille et fournies par SODEXO.
A l'époque, votre prestataire rassure les parents en certifiant que les animaux qui « échouent » dans l’assiette de leurs bambins sont nés postérieurement à l’interdiction des farines animales (ce qui implique que lesdits animaux soient âgés de moins de 4 ans) et ne peuvent en aucun cas être contaminés.

La DCCRP (Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) diligente néanmoins une enquête, qui établira que les bovins de moins de 4 ans... avaient en fait près de 20 ans !
La "tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise » fut reconnue par le Tribunal Correctionnel de Marseille et la direction de SODEXO condamnée à une amende de 5 000 €.
De son côté, s’estimant victime d’"abus de confiance", la Ville de Marseille s’était constituée partie civile et avait saisi le tribunal administratif d’une demande de déchéance du contrat passé avec la Sodexo.

Côté transparence, honnêteté et sécurité alimentaire, SODEXO n'a donc jamais été un modèle.

Et comme le déclarait à l'époque un membre de la Fédération des Conseils des Parents d'élèves : Si SODEXO a menti sur ça, ils peuvent avoir menti sur le reste.
Cependant, en 2011, la VILLE de MARSEILLE accorde le monopole à cette société qu'elle a poursuivi en justice et dont elle a tenté de dénoncer le contrat quelques années plus tôt... Bizarre, vous avez dit bizarre...
Plus surprenant encore, Madame Danièle Casanova a complètement oublié cette « mésaventure » puisque l'adjointe déléguée à l’Éducation déclarait il y a quelques jours à la presse : La ville travaille avec Sodexo depuis 20 ans et c'est la première fois que nous avons un problème.

Perte de mémoire de l'adjointe, virage à 180° de la ville...
Si nous avions l'esprit mal tourné (mais rassurez-vous, ce n'est pas le cas), nous pourrions presque penser que des dessous de table substantiels ont été perçus par la ville en échange de l'obtention du contrat et de l'amnésie collective.
Mais je le répète, loin de nous de telles pensées. Et du reste, nous ne nous préoccupons nullement de ce qui se passe sous la table des négociations. Mais uniquement de ce qui se passe aujourd'hui sur la table du restaurant scolaire. Et, vous en conviendrez, ce n'est pas très alléchant !
Revenons donc à la saison 2013/2014. Riz aux asticots en novembre, choux aux chenilles en janvier... Présence de rats dans les entrepôts de SODEXO Marseille, révélée par une vidéo amateur tournée en septembre 2012 et diffusée par la chaîne LCI.
Ça commence à faire beaucoup. Pour les parents, la coupe est pleine !

Nous n'avons que faire des amendes ridicules infligées par la VILLE à son prestataire (dont le chiffre d'affaire global avoisine les 19 milliards d'euros). Nous n'avons que faire des enquêtes et des audits réclamés.
Nous attendons de la VILLE une réaction forte et immédiate.
Nous réclamons la résiliation du contrat de SODEXO et l'attribution du marché à une entreprise moins « titanesque » et davantage soucieuse de sécurité alimentaire et de qualités nutritionnelles.
Suite au premier « bon petit plat » (riz aux asticots) servi à nos enfants en novembre, SODEXO s'était fendue d'un courrier aux parents d'élèves. Celui-ci stipulait qu'il s'agissait là d'un « événement tout à fait exceptionnel » et que tout était mis en œuvre pour qu'une telle situation ne se reproduise jamais.

Et bien, c'est raté !
Quant à la ligne de défense actuelle de SODEXO, elle nous fait bien rire (jaune).
Les insectes dans les choux ? C'est la faute à l'agriculture biologique !
Les vers dans le riz ? C'est la faute à leur fournisseur camarguais ! Et d'ailleurs, il ne s'agirait pas de vers mais de résidus d'amidon.
Les rats dans les entrepôts ? C'est la faute aux travaux de la voirie !
Bref, SODEXO n'est absolument responsable de rien. C'est simplement le sort qui s'acharne sur cette « pauvre » entreprise...

Mais de qui se moque t'on ? De nous et de nos enfants, il semblerait...
Nous aimerions que les politiques et les grands patrons cessent de nous prendre pour des demeurés disposés à avaler toutes les couleuvres (ou toutes les chenilles).
Nous – parents d'élèves – n'accordons plus notre confiance à SODEXO. Nous ne souhaitons plus enrichir cette société. Nous refusons de la rétribuer pour qu'elle empoisonne nos enfants.

Nous demandons à la VILLE de prendre ses responsabilités, d'assumer les conséquences de son (mauvais) choix et de résilier sans tarder le contrat de SODEXO.
Merci de l'attention que vous aurez bien voulu accorder à cette requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.


Les personnes qui souhaitent rejoindre le mouvement des parents d'élèves de Saint-Jérôme peuvent me contacter par mail : val.chauvin@sfr.fr

Les parents d'élèves sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/Les-parents-d%C3%A9l%C3%A8ves-contre-Sodexo/650174635039340?fref=ts