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Pétition

Pour une amélioration des moyens alloués aux soins et suivis des enfants souffrant de handicaps visibles et non visibles : psychiatriques

Pour une amélioration des moyens alloués aux soins et suivis des enfants souffrant de handicaps visibles et non visibles : psychiatriques Pétition
17 signatures
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur :
Auteur(s) :
Madame et monsieur Roth-Barbier
Destinataire(s) :
Nos candidats à la présidence.
La pétition

Nous, parents de Xavier, notre fils, par le biais de cette pétition adressée aux candidats à l’élection présidentielle de 2022 lançons un véritable appel à l’aide à ceux qui se reconnaitrons dans notre problématique et, “car l’individuel se dilue dans le collectif”, à tous ceux pour qui le mot injustice faite aux malades, patients et enfants n’a pas sa place dans le patrimoine médical de notre pays. 


Cela, concernant la situation dramatique consécutive à la non continuité de suivi pédopsychiatrique dont se prévalait pourtant initialement notre fils, souffrant de troubles du comportement. Xavier souffre en effet de troubles du comportement non spécifiés dits atypiques et à ce titre est suivi depuis sa prime jeunesse par un maillage pluridisciplinaire synergique dans les domaines psychiatriques dont voici l’anamnèse :  


C.M.P et C.M.P.P de Arles, C.M.P.E.A et Hôpital de jour “de la montagnette à Beaucaire”, Maison thérapeutique “le gîte" au Thor, C.M.P.I de Tarascon et, de juillet 2017 à juillet 2020 dans la structure de type Hôpital de jour l’oranger sis au sein de l’hôpital d'Arles. Parallèlement à cela, de l’éducatif sous l’égide de l’association SESSAD ITEP le Verdier sis à Arles. 


Malheureusement, consécutivement à ses douze ans, Xavier, comme ses pairs, enfants handicapés souffrant de troubles du comportement s’est retrouvé privé de cette continuité de soin du fait de la fin de prise en charge liée à son âge, dans la structure de type hôpital de jour “l’oranger” sis à Arles. Ceci le plaçant dans une situation de précarité thérapeutique avec pour incidence les conséquences connues en matière de résurgences de pathologies pourtant gommées. 


Ceci arguant alors de la nécessité d’une reprise rapide du suivi de notre fils dans une optique de continuité de soin sous peine de destruction des acquis et de son exclusion fatale tant scolaire que sociale avec pour incidence double le risque de l’explosion familiale.


Malheureusement, avec le repli du C.M.P.I de Tarascon arguant d’incompétence légitime dans le suivi de Xavier portant de fait un coup de frein dans la dynamique instaurée, le pôle SESSAD ITEP “le verdier”, malgré la pertinence du suivi donné n’a pu supporter dès lors seul l’entreprise du maintien des soins et suivis à sa proche charge et, mettant fin au suivi en a sonné le glas de toute perspective future. Consécutivement à cela, sans aide, notre fils est alors seul, actionnaire, malade de pathologie dans cette scolarité qui décline graduellement malgré toute la bonne volonté de son établissement. Le collège “René Cassin” sis à Tarascon et ses A.E.S.H dont le professionnalisme et la bonne volonté ne peuvent durablement compenser cette situation délétère où, fatalement, incohérente la simple scolarité de notre fils en sera stoppée. Se décline alors une fin prématurée, de cette scolarité porteuse car aménagée. 


Témoins de cette situation abandonnique de notre fils par les institutions et structures dédiées, nous avons questionné dans un espoir de solutionnement de ce que nous pensions être la conséquence d’un simple cafouillage administratif et, au cours de nos doléances, nous avons acquis cette certitude relayée par nombre d’intervenants institutionnels et privés, parents, de ce que nous nous trouvions dans une situation consécutive au réel misérabilisme médical de notre pays et que la psychiatrie française, véritable parent pauvre incarnait nombre de carences multiples aux conséquences graves pour des patients pourtant demandeurs. Des enfants sont exclus chaque jour de leur propre devenir et, les institutions et associations, structures et établissements, témoins impuissants de cette Berezina disparaissent aléatoirement de cette synergie amputée du fait de sa propre longévité. 


Concrètement, malgré toutes les démarches entreprises par nos soins en termes de suivis et adressages dans quelque structure que ce soit pour notre fils, la rhétorique est la même où, malgré quelques variations, celle-ci témoigne d’une saturation de l’offre face à une demande légitimement élevée avec comme conséquence notable cette conjoncture grave dénoncée par nos soins dans cette pétition. 


Il fallait alors dénoncer ce qui est alors la cristallisation de ce que dans notre pays, une simple politique financière inadaptée aux besoins manifestes car réels des malades condamne à la pauvreté l’ensembles des acteurs, structures et patients dans un déni sourd et péremptoire galvanisé par une législation rigide et coupable. 


Pourtant, La réalité du terrain percute celle théorique et législative avec comme plaidoyer le droit à l’équité des chances. 


Dans un souhait profond de changement je sollicite alors toutes celles et ceux qui, sensibles à ces enfants malades, nos enfants de handicaps, victimes mutiques et candides de cette pauvreté médicale et de cette sectorisation sourde, à ceux parents dont la vision quotidienne de l’aggravation de l’état de leur enfant consécutivement à cette situation d’abandon de la part de ceux dont c’est pourtant le métier, bref de nous tous, parents, citoyens, malades de cette financiarisation de la médecine aux conséquences discriminantes et excluantes. Signons alors cette pétition adressée à celles et ceux dont la prétention présidentielle les contraindra à cette lecture. Mesdames et Messieurs les candidats, notre enfance souffre de son handicap majoré de cette situation dont vous avez plus que l’écho, le savoir citoyen, médiatique et politique. 


Car en effet, la situation de précarité de la branche de psychiatrie et, plus particulièrement de pédopsychiatrie infanto juvénile est malheureusement connue dans notre pays avec comme incidence nombre de destins et de familles brisées, de nomadismes forcés au gré des disponibilités et structures de plus en plus sclérosées par une demande de fait bien supérieure à l’offre.


En effet, priorisation oblige, la sectorisation s’impose alors géographiquement sur notre territoire avec en toile de fond cette spéculation sur le handicap et, celle plus physique du lieu de résidence imposant de facto ce nomadisme forcé à des familles entières sous peine de destruction fatale de toute dynamique et synergie inclusive par la simple défection ou abandon des acteurs institutionnels et subséquemment associatifs. Triste constat s’imposant alors à ces acteurs investis, à ces enfants handicapés, volontaires et acteurs malgré tout de leur devenir social, spoliés dans cette projection inclusive qui est la leur.  


Ne parlons pas alors de ce sentiment de culpabilité imposé ironiquement aux familles quand, otage de cette situation de précarité thérapeutique, sanitaire, médicale, l'enfant handicapé stressé, désorienté, renoue avec des pathologies anciennes pourtant gommées, véritables résurgences pathologiques et manifestations de son stress quotidien majoré. Cela, avec incidence funeste grave la destruction des acquis durement obtenus et de son exclusion fatale tant scolaire que sociale avec comme mécanique implacable celle de l’explosion familiale.  


Pourtant, concrètement, cette précarité de l’enfant handicapé pouvant lui être fatale dans la réussite de son parcours inclusif social, le prédestinant à cette exclusion et marginalisation pourtant combattue par tous moyens par cet actionnariat politique et étatique, institutionnel, associatif et parental, l’on se demande alors pourquoi au final ce type de constatation d’abandon reste si prégnant. 


Pourtant, la préadolescence, cette période charnière de la construction psychique et citoyenne de l’enfant dans cette aventure sociale qu’est la vie, carrefour difficile de l’enfance, propice à la majoration des troubles comportementaux et à la cristallisation de comportements pernicieux pour la construction psychique de ces derniers durant cette transition vers l'âge adulte dans un devenir citoyen est et reste cette transition durable et profonde où la cellule familiale jusque dans la sphère thérapeutique et sanitaire comptent par le cadrage et l'étayage pluridisciplinaire qui en garantira l’efficience et la longévité. Il en va de l’inclusion sociétale de l’enfant handicapé et, plus profondément, de cet adulte aux prérogatives citoyennes, fragile dans ce monde si compliqué. 


Preuve en est alors des conséquences futures de cette exclusion sociétale subie au caractère inéluctable car, les enfants souffrant de handicaps psychiatriques et psychologique sont les victimes dociles de cette situation et subissent alors de plein fouet, au même titre que les acteurs thérapeutiques et la cellule familiale, les effets dramatiques de cette sectorisation sans solution autre que celle excluante où la société elle-même leur tournera rapidement le dos.


Ce constat est amer et n’enlève en rien ce caractère banal d’abandon de nos enfants par les institutions de notre pays dont pourtant, la Charte de des Droits de l’enfant en notifie les obligations. Il est alors une fois banal en France de voir grandir et progresser nos enfants handicapés pourtant bien plus fragiles que les autres, ordinaires et de les voir péricliter fatalement, entraînés par cette décadence sanitaire et thérapeutique dont le spectre budgétaire en condamne jusqu'au devenir Républicain et citoyen de ces derniers.  


Pourtant, profondément, l’enfance est synonyme de droits fondamentaux dont celui d’être en bonne santé tant physique que mentale. Le handicap, notamment celui qui est non visible, ne peut à mon sens se résumer à une seule notion comptable mais bien à celle de société avec les enjeux que nous connaissons tous. Aux effets dévastateurs incapacitant l’enfant à une véritable vie en communauté et lui contraignant une catégorisation péjorative et destructrice s’ajoute en préambule comme fondation de son exclusion sociale future, son exclusion scolaire cela, contrairement aux principes fondamentaux de l’égalité des chances et celui plus stricte du droit à la scolarité. 


Quelle est cette constitution qui banalise finalement par ce déni inclusif des enfants handicapés, victimes de leurs conditions, les condamnant insidieusement à une marginalisation sociétale et surtout humaine future. La déclaration universelle des Droits de l’Homme avance-t-elle en son sein l’inégalité des droits comme précepte, cela subséquemment à une véritable spéculation sur le handicap de ces enfants ? 


Pourtant, l’état, garant de l’insertion sociale des enfants de notre République, mû par l’application simple et objective de la Convention internationale des Droits de l’enfant, motivé par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont proclamation de ce que l’enfance a droit à une aide et à une assistance spéciale, se donnant alors les moyens idoines de cette entreprise : 


“Article 23.1 : Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité.” 


“Article 23.2 : Les états parties reconnaissent le droit à des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux et encouragent et assument dans la mesure des ressources disponibles, l’octroi sur demande, aux enfants handicapés, remplissant les conditions requises et à ceux qui en ont la charge, d’une aide adaptée à l’état de l’enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié.” 


Cette démarche étatique, reconnue et concrétisée théoriquement lors des précédentes élections présidentielles renforcée par l’engagement de Monsieur Emmanuel Macron, Monsieur le Président de la République Française, par son implication politique et humaine dans la lutte contre le handicap en cristallisait tant à la fois l’importance et en scellait la matérialité, équitable, obligatoire sur tout le territoire Français.  


Concrètement, qu’en est-il de cet engagement, véritable promesse de campagne électorale aux attentes et enjeux humains et symboliques forts ? 


Manifestement, conjoncturellement, comme évoqué lors de cette campagne électorale actuelle, marquant la fin du quinquennat, l’immobilisme reste de vigueur et, l’évocation médiatique à plusieurs titres de cette pénurie de moyens caractérisant l’état des lieux de la psychiatrie française, la catégorisant tel le parent pauvre de la médecine en témoigne du mépris ou tout au moins de l'intérêt de nos classes politiques et surtout de la majoration évidente des conséquences de telles formes d’aboulies politiques. 


Alors, fatalement, force est de constater que, malheureusement, dans la zone où nous résidons, à cause de la sectorisation effective, consécutivement à l'âge des enfants concernés, ceux-ci se retrouvent rapidement privés de continuité de soins thérapeutiques et accompagnements institutionnels durables du fait de l’incapacité des hôpitaux de jours” enfants” à pourvoir cette transition et ou continuité de soins “adolescents” dont ces derniers se prévalent pourtant. Le constat est sans appel, il manque dans notre pays de structures adaptées et, faute de mieux, l’on sectorise, discrimine, stigmatise et produisons de l’exclusion sociale, de la véritable marginalisation insidieuse aux effets dévastateurs. Cette fatalité annoncée impactant les enfants handicapés à l'âge de douze ans, en pleine préadolescence, période pourtant difficile de l’enfance, propice à la majoration de troubles comportementaux et la cristallisation de comportements pernicieux pour la construction psychique de l’enfant concerné durant cette transition vers l'âge adulte dans un devenir citoyen finalement bien corrompu.  


Qu’en est-il alors de la concrétisation de ces engagements pourtant cruciaux dont, manifestement l'efficience coupable discrimine et stigmatise quotidiennement, forte de cette interprétation et cette spéculation sur le handicap de nos enfants ? 


Austérité et pénurie de soins :  


Le chantier inclusif des enfants handicapés psychiatriques, psychiques n’est pas une gageure et s’articule dès la prime enfance dans une dynamique volontariste durable dans laquelle les enfants concernés, actionnaires de leur évolution en ont déjà capitalisé positivement les apports. L’on parle bien là de cette synergie d’investissements dans laquelle tout l’actionnariat commun des différents acteurs thérapeutiques et sanitaires, institutionnels et associatifs œuvrent communément à cette entreprise d’intégration sociale inclusive. Tableau idyllique où les intérêts supérieurs des enfants handicapés sont respectés et préfigurent alors l’intégration effective de ces derniers et surtout la reconnaissance de ces handicaps qui, non visibles, ne portent à priori pas de noms. 


Mais déjà, sournoise, la politique d’austérité, concrétisée sur le terrain par cette sectorisation aux effets décriés condamne par cette pénurie globale de soins toute velléité durable de continuité de suivi et de soins dans ces structures de type C.M.P.I, Hôpitaux de jour, C.M.P.E.A, etc. pourtant accompagnatrices fidèles de ces enfants handicapés dans ce parcours inclusif qui est le leur. Ces derniers, seront alors sacrifiés sur l’autel de la finance dans un processus inhibiteur et désocialisant, culpabilisant et marginalisant. Il manque réellement, cruellement dans notre pays de structures adaptées aux besoins de l’enfance handicapée et cette absence ou carence discrimine et stigmatise fatalement à elle seule nos enfants dans une logique criminelle et fragilise jusqu’à la cellule familiale en inhibant aussi la croissance et l’épanouissement dans une contrainte véritable de nomadisme au gré des rares opportunités de soins ou suivis dispensés dans un maillage sectorisé, inégal, froid, tant en quantité qu’en qualité. 


Quand est-il alors de ce droit à l’inclusion sociale et à cette citoyenneté pour nos enfants, dans une réciprocité maximale d’investissement avec les institutions dont c’est le métier. 


Nous, parents d’enfants handicapés, victimes mutiques de cette conjoncture témoignons de cette inquiétude qui est la nôtre pour nos enfants, victimes à la fois de leurs troubles qui, rationnellement, les envahissent à nouveau et de cette politique spéculative et budgétaire qui les condamne. 


Quid de l’accueil du nouvel arrivant dans des structures sclérosées par cette situation inique où celles-ci actent déjà de cet abandon thérapeutique des enfants dont elles ont pourtant l’antériorité ?


Triste témoignage de cette situation critique sur le plan médical dans un pays, des villes où, il y a bien des enfants malades de pathologies psychiatriques qui demandent et méritent pourtant des soins. Cette absence ou pauvreté de soins les pénalise dans une quasi cécité et cela reste insupportable car encore une fois, que deviennent alors ces enfants, face à cette adversité supplémentaire, bel apprentissage de la vie en somme.


La sectorisation processus maladroit car excluant et inéquitable, détruit toute forme de pérennisation de soins ou suivi dans des structures d’accueil ou de soins pourtant connaisseuses de l’antériorité de l’enfant handicapé concerné. Aussi, ses effets délétères nombreux en termes de nomadisme forcé, déracinement familial, social, professionnel, déscolarisation et décrochage scolaire, abandon de toute dynamique inclusive de soins, destruction de repères de l’enfant handicapé pourtant cruciaux dans sa psychologie déjà fragile, régression, risque d’éclatement de la structure familiale, désocialisation, aggravation des troubles conduisant à une certaine marginalisation future en questionnent sur le fond quant au respect des devoirs et objectifs gouvernementaux, institutionnels initiaux d’intégration sociale de l’enfant handicapé notamment grâce à cette synergie d’actionnariats institutionnels et privés, associatifs, thérapeutiques et médicaux censés, par ce maillage en définir l’assiduité, la pérennité, l’équité et la réussite.


Cette liste non exhaustive démontrant bien l’impact dramatique de cette pauvreté institutionnelle tel ce misérabilisme médical touchant la psychiatrie française et, plus particulièrement la pédopsychiatrie et celle infanto juvénile avec comme conséquence cette sectorisation sur les dynamiques tant institutionnelles, thérapeutiques, associatives, parentales en questionnent alors quant à sa légitimité et son maintien, véritable fatalité pour les enfants handicapés impactés. 


Le rôle pivot des structures d’accueil précitées n’est plus à exprimer et, sur le fond, comment en comprendre tant la pénurie pérenne, que le caractère éphémère du suivi de l’enfant handicapé qui lui, requiert cette longévité que l’on lui refuse finalement.  


Comment alors comprendre la pérennité de ce sinistre endémique qui frappe alors ces structures quelles qu’elles soient les rendant inaccessibles au public pourtant prioritaire.  Le rôle de ces dernières est pourtant fondamental dans cet objectif de soins et d’inclusion de ce public et en requiert alors l’optimisation la plus totale. Le paradoxe étant que ces structures soient aussi malades de leur déstructuration et ne correspondent plus à la demande légitime des patients, enfants handicapés. 


Triste réalité alors des effets dévastateurs de cette pénurie de places, d’établissements, de professionnels, aux priorisations lourdes et inhumaines car administrativement banales, politiquement applicables.


Mais de quelle politique parlons-nous ? 


Comment comprendre alors cette aberration sociale, institutionnelle et humaine flagrante avec pour seules victimes les futurs représentants de notre République ? 


Nos enfants sont citoyens de notre monde, de notre République, aux Droits confirmés, au devenir affirmé et ne peuvent en être stigmatisés et spoliés, abusés jusque sous notre toit par cette politique d’austérité aux effets pervers.  


Stigmatisation et ghettoïsation rimant avec exclusion et enfermement, il est notable d’observer cet enchaînement au processus bien connu aux conséquences excluantes, nomadisation, démotivantes de toute volonté sociale, véritable spirale de marginalisation. La sphère familiale n’est pas intrinsèquement préparée et formée à la gestion solitaire de situation de ce type et, l’aide thérapeutique et médicale, sociale et intellectuelle des partenaires et acteurs de tous bords participe durablement par le biais de cet étayage pluridisciplinaire à cet accompagnement inclusif fondamental à l’insertion de l’enfant handicapé certes, mais aussi au maintien de cette interaction sociale vitale des parents avec cette société dont ils font pourtant partie intégrante. 


Pourtant, la cellule familiale, véritable cocon protecteur, victime collatérale impuissante de l’exclusion tragique de l’enfant handicapé de toute dynamique inclusive et pire, déraciné scolairement par une exclusion annoncée doit-elle devenir par défaut cette prison où les barreaux sont ceux seuls cristallisés par cet enfermement insidieux ?


Parlons-nous encore de cette politique inclusive aux enjeux sociétaux fondamentaux ? 


La cellule familiale malade de cette situation doit-elle alors dans sa souffrance, reproduire l’exclusion, l’alimenter, dans une véritable perte de repères et finalement ghettoïser, enfermer elle-même ses enfants dans une coupable désocialisation ? 


Ces huis-clos aux finalités trop souvent notables, aux évocations trop souvent médiatiques et sociétales sont-ils alors cette banalité télévisuelle ou judiciaire où, proactivement seulement, tardivement, postérieurement, la Société condamnera cet enfant handicapé, désocialisé, incompris mais adulte qui, commentant ce forfait pour lequel il est puni, sera jugé.  


Pourtant, au fond, ce dernier, assis au banc des accusés, est certainement victime de son propre parcours de vie, chaotique, marginalisé, exclu de toute projection car réellement abandonné par un système inadapté, sclérosé, et aveugle des conséquences graves de sa propre perfectibilité. 


Car les enjeux inclusifs de cet enfant handicapé sont aussi de cet ordre, sociaux et sociétaux, humains et citoyens, Démocratiques et Républicains mais surtout inclusifs dans cette équité d’accès aux chances dont il participe innocemment à la construction. 


Comment admettre alors dans notre pays, fondateur des Droits de l’Homme et de l’enfance, véritable plaidoyer pour l’égalité d’accès aux soins, une véritable situation de misérabilisme médical en matière de suivi et soins pédopsychiatrique public aux irradiations jusque dans la sphère privée. 


Est-ce là la seule projection qualitative future de soins à intellectualiser globalement dans notre pays ou, plus proche de nous, selon une sectorisation quelconque, administrative et ou régionale, départementale, véritable double peine fatale subie insidieusement par l’ensemble des parents, familles, enfants handicapés, patients, communauté et, plus largement, notre société ? 


"Nul pays ne peut regarder ailleurs que cette enfance qui souffre jusqu’à son propre devenir citoyen".  


Cette crise est profonde et sourde, aux victimes dociles, souvent incapables de verbaliser ce qui n’est pas concret, d’en intellectualiser la réalité grave et lourde de conséquences de cette exclusion qui n’en porte pas encore le nom des enfants souffrant de handicaps psychiatriques et psychologiques dans une société non formée à cette tolérance pourtant humaine. 


Qui est coupable alors de cette situation ? 


La responsabilité n’en revient elle pas aussi à cette spéculation, cette politique d’austérité financière qui hypothèque et spolie sourdement par le biais de cette sectorisation et autre outils inadaptés toute longévité et dynamique inclusive durable de nos enfants handicapés. Ce questionnement englobe la psychiatrie dans son ensemble et plus particulièrement celle infanto juvénile avec, en exergue cette détresse souvent incomprise, mutique de nos chères “têtes blondes” avec en toile de fond cette “condamnation” à l’abandon de ces dernières par les institutions de notre pays cela sous le simple prétexte de l’âge des enfants handicapés et de la pauvreté des moyens alloués. 


Nos enfants sont les citoyens adultes de demain, mais ils en sont déjà les témoignages vivants de notre politique aux incidences et conséquences sociétales déterminantes qui façonnent déjà celle de demain. Ces derniers ne peuvent être stigmatisés et abusés, cellule familiale incluse, jusque sous nos toits par cette politique d’austérité aux effets comptables pervers. 


Des solutions existent, simples et pertinentes, logiques et humaines mais il nous appartient d’en connaître les raisons de cette situation de ce misérabilisme médical. 


L’état des lieux de la psychiatrie infanto juvénile française, dans un inventaire simple car vécu par nous-même se témoigne par nombre de constatations :  


Il manque de moyens financiers dans cette entreprise durable inclusive qu’est la psychiatrie, il manque de moyens structurels, humains, techniques avec en toile de fond cette dépréciation de fait de cette branche de la médecine française. La psychiatrie n’est plus ou pas assez attractive et ce désamour se traduit en précarité comme en désertification. Il manque donc de moyens humains comme de structures dont, à mon sens, la carence de suivi durable permettant un savoir approfondi et instruit du patient impose une succession de changements d’établissements et structures, de réadaptations et reconditionnements imposés et de surcroît, conjoncturellement, de pertes de repères et des acquis lors de ruptures de soins et suivis. La synergie pluridisciplinaire cruciale à cette entreprise inclusive ne peut, sans failles, être durablement cette mosaïque d’intervenants aux critères et méthodologies pas forcément complémentaires et homogènes, amputée actuellement de toute assiduité et réactivité.


La sectorisation n’est plus nécessairement porteuse et révolutionnaire car elle impose désormais paradoxalement, conjoncturellement dans cette situation reconnue de misérabilisme médical des choix graves dans ce positionnement géographique régional qu’elle cloisonne en lieu et place, il est vrai de son mobile novateur censé lutter initialement contre cet "hospitalocentrisme" décrié notablement.


Le paradoxe étant ce cloisonnement dans des régions, et départements sinistrés avec l’impossibilité absolue de déroger à cette sectorisation aux effets finalement pervers. L’enfant handicapé, malade est alors condamné à la déstructuration de cette synergie porteuse par la carence des spécialisations cruciales à son développement et, au final à cette exclusion scolaire, sociale et familiale fatale tout cela, parce qu’il n’a pas la chance d’être bien situé géographiquement et que l’on lui interdit cette perméabilité inter régionale tant espérée traduire simplement par des adressages aux consentements quasi systématiquement refusés par les institutions pourtant connaisseuses de ce marasme sanitaire français. 


Pouvons-nous parler alors de progrès inclusifs et d’équité des chances quand le devenir social des enfants se résume à cette simple réflexion ?


Cette pétition, car c'est le moment, car les futures élections présidentielles sont à nos portes, pour que simplement tout cela cesse et que, dans l’ombre de cette ignorance globale de ce sort jeté à nos enfants, des changements profonds se fassent, que ces mots tels que égalité des chances et équité reprennent tout leur sens et que, la psychiatrie française retrouve toute cette lumière tel le phare qui guide et dirige, rassure ces pauvres marins perdus dans l’immensité de cet océan qu’est la vie. 


Merci de signer cette pétition à laquelle nous avons donné tout notre cœur pour que celui de nos enfants handicapés, puisse battre plus fort encore, rempli de cette Foi en le monde, en nous-mêmes et surtout en eux. Luttons contre cette exclusion criminelle de nos anges, participons plus encore à leur envol un jour vers ces directions qu’ils auront eux seuls choisies, pas cette déception chroniquement annoncée qui leur plombera les ailes. 


Merci du fond du cœur pour votre soutien ! 


Les parents de Xavier. 





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2 commentaires
Hicham - Le 02/12/2021 à 23:04:24
Que dieu vous aide
1 0
Le 12/02/2022 à 20:26:03
si vous étiez étrangers vous seriez pris en charge
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