Une crise nationale qui touche durement notre territoire
Depuis plusieurs années, la France fait face à une aggravation des déserts médicaux. Selon les données nationales,
151 zones prioritaires ont été identifiées par le ministère de la Santé comme manquant gravement de médecins généralistes. Cette situation n’épargne pas la Bretagne, où seules
deux intercommunalités ont été retenues pour bénéficier d’un renfort ponctuel de médecins généralistes dès septembre 2025. Malgré une démographie dynamique et un vieillissement de la population, la région peine à attirer et maintenir des professionnels de santé. Les Côtes‐d’Armor, et en particulier le bassin de Saint‐Brieuc, sont aujourd’hui confrontés à une tension croissante dans l’accès aux soins.
Constat local : Saint‐Brieuc Armor Agglomération en grande difficultéUne vague de départs en retraite non compensée
- Entre 2015 et 2025, plus de 60 médecins généralistes ont cessé leur activité dans le bassin de Saint‐Brieuc (source croisée ARS Bretagne et Observatoire des territoires).
- La CARMF indique que près de 40 % des médecins bretons ont plus de 60 ans, ce qui laisse présager une nouvelle vague de départs imminente.
- Le taux de remplacement est insuffisant : moins d’un médecin installé pour deux départs dans les Côtes‐d’Armor.
Une saturation des structures existantes
- La Maison médicale de Plérin ouverte en 2020 est fermée aux nouveaux patientes et patients depuis plusieurs mois.
- Les délais pour obtenir un rendez‐vous chez un dentiste ou un généraliste dépassent souvent plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
- Des habitantes et habitants sont contraint·es de consulter à plus de 30 km, faute de praticiennes/praticiens disponibles localement.
Un territoire oublié par les mesures nationales
- En 2025, le ministère de la Santé a identifié 151 zones prioritaires pour recevoir des renforts médicaux.
- En Bretagne, seules 2 intercommunalités (Monts d’Arrée et Roi Morvan) ont été retenues.
- Saint‐Brieuc et les Côtes‐d’Armor ne figurent pas dans cette liste, malgré une situation critique.
Pourquoi cette pétition ?Nous, habitantes et habitants de Plérin, Saint‐Brieuc et des 30 communes voisines, réunis au sein d’un collectif local, demandons :
- La reconnaissance officielle de notre territoire comme zone en tension médicale, afin d’obtenir des mesures d’urgence.
- L’intervention de l’ARS Bretagne, de l’Ordre des médecins, et des autorités compétentes pour faciliter l’installation de nouveaux praticiens.
- La mise en place d’incitations concrètes (aides financières, accompagnement administratif, logements temporaires, soutien aux maisons de santé).
- Une stratégie durable pour garantir l’accès aux soins pour toutes les personnes habitant sur ce terrtoire, sans discrimination géographique.
Ce que nous demandons aux autoritésL’ouverture d’un diagnostic territorial d’urgence sur l’accès aux soins dans le bassin briochin. La création ou le renforcement de postes de médecins salariés, comme cela se fait dans d’autres régions. L’attribution de moyens supplémentaires pour attirer des dentistes, généralistes et spécialistes. Une communication transparente sur les actions engagées et les délais prévus.
ConclusionL’accès aux soins est un droit fondamental. Nous refusons que notre territoire devienne un désert médical supplémentaire. En signant cette pétition, vous soutenez une action collective essentielle pour garantir la santé de tous les habitantes et habitants des 32 communes de Saint-Brieuc Armor Agglomération.
Sources