Nous remercions les 900 personnes qui ont signé la pétition pour la vie associative et le respect de la démocratie, sur internet et sur la version papier, en moins de sept jours.
Un des premiers effets est que les services de la ville de Die ont contacté une association (sur les quatre présentes dans les locaux) pour connaître leur besoin en relogement la veille du conseil communautaire...
Jeudi 12 janvier avait lieu le conseil communautaire où a été mis en discussion le projet de réhabilitation du bâtiment Reynaud.
La maire d'une commune s'étonnera en préalable de « découvrir » ce projet, confirmant ainsi qu'aucune commission n'a été réunion sur ce dossier.
Nous avons demandé aux délégués de s'abstenir et de laisser la ville de Die assumer seule sa politique vis à vis des associations. Nous avons demandé quelles étaient les solutions de relogement. Nous avons rappelé qu'aucune commission enfance-jeunesse ne s'est réunie pour évoquer ce dossier depuis novembre 2015 (le projet comportait alors des locaux associatifs susceptibles de reloger toutes les associations et d'autres).
Après un débat houleux, le maire de Die étant très énervé mais ne répondant pas sur le fond et sur les possibilités de relogement, confondant le bulletin de communication municipal et un débat démocratique en conseil municipal, le président Alain Matheron finira par reconnaître « un manque de communication sur ce dossier » mais avait l'assurance que le maire de Die ferait tout son possible pour reloger les associations. Nous n'avons entendu de la part du maire qu'une vague promesse « de trouver des solutions ».
Il semble qu'après six mois de conflit avec la commune de Die le président ne souhaitait pas ouvrir une plaie à peine cicatrisée. Pour combien de temps et au détriment de qui et de quoi ?
L'ensemble des délégués moins cinq voix ont donc voté ce projet qui engage la collectivité pour 900 000 € et la ville de Die pour 230 000€. (Le président n'a pas parlé de la subvention d'équilibre qui sera accordée à Drôme aménagement Habitat (DAH) dont il nous a pourtant fait part lors d'une rencontre le lundi précédent). Que se serait-il passé si de telles méthodes avaient été utilisées pour la réforme des ordures ménagères ? On n'ose l'imaginer !
Le président du conseil communautaire s’assoie donc tranquillement sur la démocratie et le maire de Die sur ses promesses. M Tremolet avait dans son programme en 2014 la promesse de faire une « grande maison des associations » sur ce même bâtiment. On se tourne vers des solutions « au cas par cas » supprimant tout projet collectif, pérenne, favorisant la dynamique associative et le vivre ensemble.
Cerise sur le gâteau, à la fin du conseil le président fera part de son vœu de favoriser le lien entre la CCD et les conseillers municipaux et fait appel à une association spécialiste de la démocratie participative. L'appel aux élus à rejoindre ce groupe n'a pas eu d'écho immédiat.
La bataille continue pour faire vivre les associations.
Nous invitons les citoyens, les présidents d'associations à écrire, interpeller le maire de Die pour qu'il invite tout le monde autour de la table et se positionne clairement sur sa volonté ou pas de faire une véritable maison des associations.
Nous le questionnerons au débat d'orientation budgétaire prévu le 31 janvier à 19h30 en mairie de Die. Cette séance est ouverte au public.
Philippe Leeuwenberg pour les conseillers municipaux de Die : Ghislaine Ribard, Pierre Gautronneau, Danielle Herzberg, Gilles Delimal.
Vous pouvez continuer à mettre en ligne des commentaires que nous transmettrons au maire de Die et au président de la CCD
Philippe Leeuwenberg, Ghislaine Ribard, Pierre Gautronneau, Danielle Herzberg, Gilles Delimal, conseillers municipaux a DieVous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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