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Pétition

Présidentielles 2027 : au-delà des partis

Présidentielles 2027 : au-delà des partis Pétition
14 signatures
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Auteur :
Auteur(s) :
Ivan Samson
Destinataire(s) :
Tout le monde
La pétition

PRÉSIDENTIELLES 2027 : AU-DELÀ DES PARTIS


Cet Agenda liste les questions auxquelles les candidatures à la présidentielle de 2027 doivent répondre. L’idée est de présenter une vision longue pour la France afin de remplacer le modèle de 1945-1981, en identifiant les problèmes urgents du prochain quinquennat et en indiquant les transformations profondes à réaliser dans les quinquennats suivants. 


1 - Libérer la société des féodalités technocratiques et bureaucratiques de l’État-Providence en France 


Après les succès de l’État-Providence de 1936 à 1981, son coût est devenu insupportable, provocant un endettement accéléré et des résultats de plus en plus contestés. Des ruptures sont indispensables, afin de relancer la démocratie et de retrouver un rôle à l’État qui n’étouffe pas la société. La France est la démocratie où le taux de prélèvements obligatoires est le plus important au monde. En 2024, 45% de la production sont prélevés par l’État pour être réinjectés dans l’économie par les hauts fonctionnaires qui gèrent depuis Paris les administrations centrales et leurs services déconcentrés. Cette technostructure qui envahit l’action administrative et les services publics, contrôle jalousement l'enseignement, la santé, le social, le transport, le logement, les réseaux etc. Les règlements et le normes asphyxient l’efficacité de l’action publique, centrale et locale. La croissance des fonctionnaires devient inarrêtable. Cette bureaucratie paralyse également la négociation sociale. Les Français se sentent suspectés et dépossédés. La France est gérable, mais intransformable. Derrière cette énorme machine, c'est la démocratie même est menacée.


2 – Une Troisième Chambre pour reconstruire la démocratie


Pour réussir l’immense réforme de l’État, il faut embarquer les citoyens dans un nouveau modèle de la démocratie qui repose sur l’engagement et la proximité. C’est cette démocratie qui va assurer la charge de l’essentiel de l’action publique et de la gestion des ressources territoriales. Ne pouvant être simplement représentative, elle doit être directe et délibérative. Une démocratie au quotidien est à inventer, avec des forums thématiques, des assemblées territoriales et des votations fréquentes. La démocratie territoriale ne concerne pas seulement la gestion locale : elle engage majoritairement tous les acteurs locaux dans les débats et les décisions nationaux et internationaux, dans l’action législative comme dans le dialogue social national. Défini par la Constitution, ce nouveau pouvoir complètera les représentations nationales et s’appuiera sur les maires et les communautés territoriales dans des formes à inventer. Cette Troisième Chambre participera à une décrue fiscale solidaire. Beaucoup d’activités auparavant gérées par les réseaux horizontaux familiaux et de proximité ont été prises en charge par l’État mais malgré tout une économie sociale et une vie associative subsistent.


3 - Remplacer l’ancien pacte politique et social du XXème siècle


Au sortir de la seconde guerre mondiale, la croissance française se développe sur une démocratie représentative et présidentielle, nourrie par l’alternance gauche/droite, et sur un pacte social issu du Front Populaire, de la Résistance, de Grenelle et de 1981. Ce pacte offre un engagement économique et social des actifs et des syndicats, en échange de l’emploi salarié, de l'accès à la consommation et d’une sécurité sociale généreuse et solidaire. Le progrès social est représenté par la négociation interprofessionnelle, les congés payés, le SMIC, la semaine de 40 heures et la retraite à 60 ans. Aujourd’hui, pour des raisons économiques, démographiques et sociologiques, ce pacte social qui consiste à travailler moins et à consommer plus est devenu un malentendu, creusant depuis 1981 un déficit budgétaire répété. Parallèlement, sans gauche ni droite, l’alternance politique s’est enrayée, mettant en danger la démocratie. La construction européenne a partiellement étendu son modèle à 27 pays, de manière insatisfaisante comme le montre Draghi.


Il est urgent, en France, de reconstruire une alternative politique, un nouveau pacte social avec les institutions permettant de faire face aux blocages actuels. Ce défi ne peut réussir qu’à certaines conditions.


  • Un engagement courageux de l’ensemble de la société pour sortir de la dépendance au modèle social paternaliste du XXème siècle.
  • Des mesures « à l’allemande » pour sanctuariser les finances publiques, afin que nos dérapages ne soient plus financés par les générations futures.
  • Une participation active à la réforme de l’État comme condition du nouveau pacte social.
  • Des partenaires renouvelés, dépassant les grands appareils parisiens, et intégrant les territoires de la Troisième Chambre.

4 – Affronter avec énergie les grands enjeux de la France 


Ces questions qui relèvent de l’intérêt général ont un caractère d’urgence, car les principaux choix n’ont pas été faits. L’élection de 2027 est l’occasion de se positionner.


  • Le pouvoir d’achat n’est plus un problème individuel. Il est systémique : le SMIC ne suffit plus à un salarié pour vivre. Cette situation est la face cachée de la crise des finances publiques. La désétatisation doit alléger les charges des entreprises en faveur des salaires du privé et relâcher les revenus des fonctionnaires. Les autres sources de pouvoir d’achat sont dans les prix du logement et dans les finances d’entreprises.
  • L’intégration de la jeunesse : réputée à tort peu intéressée par la politique, elle est menacée d’effacement. Pourtant, elle n’a jamais eu autant besoin de la société, des parents et des grands-parents, pour gérer l’invasion numérique, la perte de l’autorité et des repères, pour saisir la révolution technologique de l’IA, pour conjurer les risques de guerre et affronter mieux que nous les défis du XXIe siècle.
  • L’école est en crise. Elle produit encore et toujours des scientifiques et des créatifs de renommée mondiale chaque année, au prix de cohortes d’abandons de l’école de la République. Un plan en urgence de rattrapage primaire dans les déserts scolaires est indispensable, qui s’appuiera notamment sur l’engagement des aînés. La révolution de l’IA risque de décourager nos talents futurs si des moyens et des méthodes révolutionnaires ne sont pas engagés dans les collèges comme la décentralisation, l’éclatement des classes en ilots, le tutorat, etc. (Rapport Draghi 2). Dans la santé, la révolution qui est en route avec les centres de santé et le maillage des petits hôpitaux par les CHU doit se poursuivre avec la chasse aux bureaucraties pléthoriques et autoritaires.
  • Rigoureux, innovants et leaders, les entrepreneurs français savent créer de la valeur. Mais la place des entreprises et leurs fonctions doivent être redéfinies et traduites dans un nouveau partage de la valeur entre le collectif créateur, le bénéfice net, les dividendes et les finances publiques. Ces potentiels seront démultipliés si l’entreprise peut réunir plus facilement différents apporteurs (actionnaires, associés, inventeurs, coopérateurs, partenaires etc.) et différents statuts (salariés, indépendants, incubateurs, élèves-collaborateurs etc.). Plus généralement, le travail doit changer, et le management doit répondre à la diversité des aspirations : la sécurité, la découverte, le télétravail, l'épanouissement personnel ou l'engagement social. Demandes de salariat pour les uns, demandes d’entrepreneuriat pour les autres.
  • Le modèle social français a été mis en place pour protéger les ménages économiquement ou socialement les plus vulnérables. Emportée par l’élan des mouvements sociaux, de la croissance économique, du jeu politique et de la démographie, la protection est de plus en plus généreuse, au point de dépasser progressivement, depuis les années 1970, les limites de l’efficacité économique et les moyens des finances publiques. Cela concerne notamment les héritages, les retraites, le droit du travail, l’accès à la santé et aux arrêts maladie, la politique familiale, le salaire minimum et la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Dans tous ces domaines en évolution rapide, de nouveaux consensus sociaux doivent être atteints par des modalités adaptées comme des délégations de gestion aux partenaires, des conclaves ou des conférences permanentes.
  • Atténuer les désordres climatiques et écologiques est l’impératif vital de la planète et de l’humanité. C’est à cette aune que seront jugées nos générations et leurs grandeurs de vue : en finir avec les énergies fossiles, décarboner la croissance, renaturer les sols et les territoires, nettoyer et protéger la biodiversité, la faune et la flore et les ressources naturelles de l’invasion des plastiques et autres produits non dégradables nés des activités humaines. Malgré les efforts, le bilan mondial actuel continue d’accumuler les échecs. Réussir la transition écologique demande de nouveaux moyens : l’invention d’une économie mixte mondiale où les impératifs de la transition suivront une régulation économique spécifique qui échappe aux multinationales, aux règles de l’économie de marché, du commerce et de la finance internationale. De même, sur le plan intérieur, les mesures de la transition écologique ne seront réalisées que si elles effacent la segmentation sociale et compensent les inégalités de revenus. Mais les lobbys restent puissants, et aucune naïveté n’est permise.

5 – Planifier les migrations internationales et combattre l’immigration illégale. 


La France a, de tout temps, accueilli des populations étrangères. La nation française est puissante : elle se nourrit des apports étrangers à son économie. En absorbant du sang neuf, elle s’enrichit sans s’affaiblir. Pourtant, depuis 1975, ce modèle d’intégration des étrangers par l’emploi marque le pas : les flux se privatisent et deviennent sociologiques à travers le regroupement des familles. Les conditions d’accueil offertes par les autorités françaises conduisent à une ségrégation dans des cités construites à la hâte devenant des ghettos éloignés de la nation française. De plus, la pression du mal-développement et des guerres engendre, après 2000, des demandes d’asile, dont le refus engendre des migrations illégales, encouragées par les réseaux de passeurs. L’immigration est désormais associée aux reculs locaux de l’identité française et à la perte de maitrise des flux. L’extrême-droite souffle sur la braise des peurs et de la xénophobie. Des idéologies religieuses exploitent également systématiquement les enclaves ethniques pour y développer des valeurs anti-républicaines. La réponse de la France doit en urgence combiner contrôle rigoureux des flux et intégration proactive. C’est une question d’urgence car, du fait de sa démographie, la France va perdre des millions d’actifs d’ici 20 à 30 ans. Si nous voulons garder notre niveau de vie, soyons prêts à intégrer des millions de travailleurs étrangers. La planification de l’immigration dans un débat démocratique s’inspirera des modèles réussis à l’étranger. Mais elle doit, parallèlement, solutionner les problèmes d’amont tels que les sans-papiers et la ségrégation de peuplement, afin de réussir une véritable intégration des étrangers et des citoyens d’origine étrangère.


6 - La sécurité dans la société est la priorité pour 2027


Vivre en sécurité est le besoin anthropologique premier des humains. Pour leur sécurité, les citoyens acceptent de céder à l’État une part de leurs libertés et de leurs droits. Le degré de sécurité atteint dans une société mesure son progrès réalisé, son degré de civilisation qui, assez élevé en France et en Europe, fait partie de leur attractivité. Les forces de sécurité sont nombreuses et efficaces, mais les effectifs dans la justice sont insuffisants. Depuis le 11 septembre 2001, une menace terroriste islamiste extérieure crée une nouvelle insécurité avec un projet politique qui menace notre mode de vie et nos valeurs.


Après 2010, une forme nouvelle d’insécurité s’installe en France : incivilités croissantes, violences sexistes et sexuelles, féminicides, violences urbaines, actes racistes et antisémites, rixes mortelles entre adolescents, règlements de compte sont en croissance et mettent au défi l’État et ses moyens d'y remédier. Des populations psychiatrisées et des étrangers illégaux sont livrés à eux-mêmes. Les ingérences extérieures russes et islamistes expliquent certaines dérives, mais, à l’évidence, c’est notre société qui est malade. Les institutions intégratrices que sont la famille et l’école peinent à jouer leurs rôles. La généralisation du smartphone et l’invasion numérique dans les familles déstabilisent et manipulent la jeunesse. Le pouvoir omniprésent sur le consommateur des multinationales lointaines et toutes puissantes efface le puissant régulateur social qu’était la proximité.


Symptôme de maladie sociale, la consommation de drogue monte en flèche. La France est devenue une cible privilégiée du narcotrafic mondial qui maille systématiquement le territoire et se superpose à l’État. Les narcos défient nos valeurs et sont les principaux responsables de la montée de la violence. Voici l’ennemi public numéro un contre lequel la nouvelle classe politique et la société tout entière doivent dresser un plan de bataille complet.


7 – La souveraineté de la France dans l’Union Européenne


L’intégration européenne protège depuis 60 ans la France des puissants vents mondiaux qui peuvent la déstabiliser monétairement, budgétairement et industriellement. Le bilan largement positif dessine un modèle de souveraineté assez achevé. Mais la réponse à la mondialisation accélérée depuis les années 1980 comporte des lacunes soulignées par Draghi, où la France n’est pas sans faiblesses. Aujourd’hui, les multinationales qui imposent leurs produits aux ménages sont autant de menaces silencieuses contre notre souveraineté européenne : souveraineté agricole et alimentaire, exception culturelle, souveraineté numérique, fast-fashion. Au nom du libre-échange, la Chine tente de nous inonder avec des produits ultra-subventionnés. C’est aux territoires et aux professions agricoles d’être les garants de notre souveraineté : produits manufacturés, qualité des aliments, protection des sols, de la variété des espèces, de l’eau et des ressources naturelles.


L’année 2025 avec l’arrivée de l’IA et de Donald Trump change la donne. D’autres enjeux de souveraineté se joueront aussi ailleurs : l'automobile, l'énergie, l'agroalimentaire, les réseaux numériques, la santé, la pharmacie et autres. Il y a de quoi positionner la France pour la nouvelle présidence. L'année 2025 sanctionne la fin de la mondialisation et le remplacement des firmes multinationales par les trois empires : les USA, la Chine et la Russie. La puissance prend le pas sur le commerce et le droit. Ces empires menacent directement notre souveraineté dans des guerres hybrides visant à déstabiliser nos sociétés, avec des ingérences et des désinformations systématiques.


Quelle place pour l’Europe ? La France doit y promouvoir la puissance sans la brutalité. D’une part, il faut assumer la puissance de la richesse et des compétences de l’Europe, gagner une autonomie stratégique, de pair avec la puissance nucléaire et un réarmement accéléré. D’autre part, la puissance en devenir de l’Europe continue d'être celle de ses valeurs démocratiques qui répondent aux aspirations des peuples. Elles sont honnies par les USA et les autres empires qui veulent nous imposer les leurs. Pourtant, ceux-ci peuvent se transformer rapidement en géants aux pieds d’argile quand les peuples se mettent en mouvement. Assumons nos valeurs les meilleures et apprenons à les faire circuler sans hégémonie.


8 – La France, terre de fraternité


Derrière le brouhaha médiatique et politicien résiste une France fortement arrimée à ses valeurs : celles de l’humanisme et du progressisme, mises en exergue par les succès de certains films sur la différence, la ferveur de se découvrir nation lors des JO de 2024, ou encore par celle de l’égalité avec le droit à l’avortement inscrit dans la Constitution. Cette France « au-delà des apparences », que les sociologues commencent à décrire avec précision, est bienveillante, tolérante et modérée. Elle n’en peut plus d’être ignorée de la sphère politique. C’est la frustration des valeurs empêchées qui rend les Français parfois si radicaux et amers. 


Il y a 11 millions de proches aidant en France, qui accompagnent un parent, un enfant ou un conjoint en perte d’autonomie. En 2025, 21% des Français, dont une nette progression des plus jeunes, donnent du temps pour les autres ou pour une noble cause, humaine, animale, sociétale. Cette fraternité ne peut se satisfaire de la médiation technocratique de l’État et des grands appareils ; elle exige des liens directs, proches et horizontaux, entre les citoyens. Un nouveau pacte social est à construire, qui doit s’appuyer sur le sentiment latent de fraternité et sur les besoins de sécurité et d’initiative qui frappent à l’agenda la France. Cela se traduit par une éradication réelle des inégalités et des discriminations insupportables selon le genre, l’origine, le handicap, l’âge et les autres vulnérabilités, tant les Français sont épris de justice sociale.


D'aucuns diront : « avec un tel programme, seul un De Gaulle peut espérer gagner les élections ». Possible…


Mais n’y a-t-il donc en France aucune personnalité politique suffisamment visionnaire et courageuse ?


N’y a-t-il donc en France que des électeurs affiliés ou proches des démagogues ?

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2 commentaires
David - Le 31/01/2026 à 13:39:27
poufffff c'est devenu la course a qui sera élu et ensuite ? quedal donc je m'en fout des élections truqué par dessus le marché vous parlez de DE gaulle mais bon c'est bon il n'ai plus là depuis longtemps , et c'est pas avec les bras cassé que vous mettrez au gouvernement que la FRANCE retrouvera la paix dans tout les sens du terme.
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Jean-louis - Le 31/01/2026 à 19:58:47
L'engagement pour la souveraineté est une confrontation morale avec l'histoire du monde et celle des hommes.
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