Nous, citoyennes et citoyens attachés à la probité publique et à la confiance démocratique, souhaitons rappeler qu’un mandat municipal repose sur une exigence forte : l’exemplarité.
Il est établi que Jean-Michel Baylet, actuellement maire de Valence-d’Agen et candidat déclaré aux élections municipales de 2026, a été condamné pénalement en 2003 par le tribunal correctionnel de Paris à :
pour des faits d’abus de biens sociaux, de recel d’abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, dans une affaire liée à la gestion du groupe de presse La Dépêche du Midi.
Ces éléments sont des faits judiciaires établis.
La loi permet, en l’absence d’inéligibilité prononcée, de se présenter à une élection.
Mais la question qui se pose aujourd’hui est politique et morale, non juridique.
Un maire est le premier magistrat de sa commune.
Il représente l’autorité publique, la probité, l’intégrité et la confiance des habitants.
Nous considérons qu’une condamnation pénale pour atteinte à la probité interroge légitimement la capacité à incarner cette exemplarité.
Nous demandons :
Il ne s’agit pas de contester la légalité de sa candidature, mais d’affirmer une exigence démocratique supérieure :
la confiance des citoyen.ne.s repose sur l’intégrité incontestable de leurs élus.
Pour une démocratie exigeante.
Pour une République exemplaire.
Des accusations de viols et d'agressions sexuelles
Par ailleurs nous rappelons que Jean-Michel Baylet fait l'objet d'une plainte pour violences sexuelles contre une enfant :
Issue de l’enquête
À noter
Exigeons l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur mineur.e.s
par cette pétition nous rappelons que chaque année, des milliers d’enfants deviennent victimes de violences sexuelles.
Beaucoup ne peuvent parler que des années, parfois des décennies plus tard.
Or aujourd’hui, en droit français, les crimes sexuels commis sur mineurs restent soumis à un délai de prescription, même s’il a été allongé ces dernières années.
Cela signifie qu’au-delà d’un certain délai, la justice ne peut plus se prononcer sur le fond des faits, quelles que soient leur gravité et la solidité des éléments.
La prescription n’est pas une déclaration d’innocence.
Elle signifie uniquement qu’un procès ne peut plus avoir lieu.
Cette situation empêche parfois que des affaires graves, y compris concernant des responsables publics, puissent être jugées.
Nous pensons qu’en matière de violences sexuelles sur mineurs, le temps ne doit jamais protéger l’impunité.
Nous demandons :
Pourquoi c’est essentiel
Les mécanismes psychotraumatiques sont désormais documentés :
sidération, dissociation, amnésie traumatique, peur, honte, dépendance affective.
Il est scientifiquement établi que la révélation des violences sexuelles subies dans l’enfance intervient souvent très tardivement
La loi doit s’adapter à cette réalité.
Par ailleurs, en droit français
Notre exigence : un principe de précaution
Nous ne remettons pas en cause la présomption d’innocence.
Nous demandons simplement que lorsque la Justice ne relaxe pas une personne, c'est à dire lorsque les faits sont classés sans suite ou qu'un non-lieu soit prononcé, donc qu'il existe un doute sur le fond laissant planer un doute sur la culpabilité de la personne en question, nous exigeons que s'applique un principe de précaution qui permet d'éviter le risque qu'une victime soit confrontée à une forme de toute-puissance de son agresseur présumé.
Parce que la protection des enfants doit être absolue.
Parce qu’aucun délai ne devrait empêcher la recherche de la vérité.
Parce que la démocratie ne peut tolérer que le temps fasse obstacle à la justice.
Exigeons, pour toutes ces raisons, le retrait de la candidature de Jean-Michel Baylet
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Soutenons Nathalie Collin, et touTEs les Nathalie!
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