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Pétition

Mise en demeure des pouvoirs publics au titre du droit à un logement digne

Mise en demeure des pouvoirs publics au titre du droit à un logement digne Pétition
716 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Collectif du 5 novembre - Noailles en colère
Destinataire(s) :
Mairie de Marseille, Aix-Marseille métropole, Préfecture des Bouches-du-Rhône, Conseil Départemental 13, Ministère du logement
La pétition

ARRÊTÉ POPULAIRE DE MISE EN DEMEURE DES POUVOIRS PUBLICS


AU TITRE DU DROIT À UN LOGEMENT DIGNE


 


CONSIDÉRANT CE QUI SUIT


Art. 1 : 4 000 personnes délogées ont été depuis un an mises en demeure d’évacuer leur lieu de vie, sans préavis ni considération. La semaine dernière encore, à Noailles, à 100 mètres des immeubles effondrés, 40 personnes ont du plier bagage en quelques heures, sans explications ni ménagement. Une vieille dame enfermée, oubliée chez elle. Une gazeuse à main a été sortie par une agent de la Brigade anti-criminalité.


 


Art. 2 : Un an après la catastrophe du 5 novembre 2018, nous étions plus de 15 000 Marseillais.es dans la rue. Après une année d’action sans relâche en faveur des délogé.e.s, des relogé.es, des mal-logé.es, nous demandons maintenant des comptes.


 


Art. 3 :  La terre a tremblé et l'onde de choc s'est propagée jusque dans les remparts de la Ville.  Sous le fracas des immeubles effondrés, la fracture s'est aggravée entre le pouvoir local et les Marseillais·es. Le premier magistrat de la ville a vacillé mais il ne s'est pas dévissé de son siège. Un siège qu'il a même tenu le 5 novembre 2019, retranché derrière les murs de l’hôtel de ville en désormais minorité municipale, tandis que des milliers de personnes se tenaient ensemble et debout rue d'Aubagne, en hommage aux victimes des effondrements. Par leur isolement, Gaudin et ses Vassals, cette minorité municipale, se sont désignés coupables d’indignité politique aussi grave que pitoyable.


 


NOUS METTONS EN DEMEURE


Art. 4 : Nous mettons en demeure les élus indignes, marchands de sommeil notoires, Thierry Santelli, Xavier Cachard, André Malrait et Bernard Jacquier, de démissionner de leurs mandats, en guise d’excuses trop tardives envers leurs actuels et anciens locataires et par respect pour le peuple marseillais.


 


Art. 5 : Nous mettons en demeure le conseil municipal de la Ville de Marseille de suspendre de leurs délégations Julien Ruas et Arlette Fructus, responsables de la psychose organisée à Marseille depuis plus d’un an et de la non-application de la charte du relogement. Nous mettons en demeure le conseil métropolitain de suspendre de sa délégation Xavier Méry, coresponsable d’un déni démocratique inacceptable.


 


Art. 6 : Nous mettons en demeure les pouvoirs publics de construire avec les collectifs, les associations et les habitant·es, une politique du logement digne. Il est urgent de mettre à l’abri ceux et celles qui en ont besoin, y compris les personnes migrantes ; d’instaurer un moratoire des expulsions ; de construire un plan de rénovation des 40 000 logements indignes et de création de logements très sociaux ; d’appliquer enfin la charte du relogement ; de construire la ville avec ses habitant·es, à partir de leurs propositions et de leur expertise ; d’encadrer les loyers et d’agir contre les marchands de sommeil publics comme privés.


 


Art. 7 : Nous mettons en demeure le propriétaire indigne Marseille Habitat et sa présidente Arlette Fructus de retirer leur plainte contre le collectif du 5 novembre, instrument d’une attaque contre le devoir de solidarité. L’un de ses militants, ayant agi par solidarité face à une expulsion raciste et hors la loi, sera en procès le 30 janvier. La Mairie est en outre sommée d'annuler l'amende immonde du 27 novembre, pour "affichage", destinée à asphyxier Emmaüs et à réprimer les Etats Généraux de Marseille. Ces nouvelles répressions de la solidarité sont inacceptables.


 


NOUS ARRÊTONS


Art. 8 : Les pouvoirs publics (État, Mairie, Métropole, CD13) devront réagir immédiatement, mettre en place les mesures nécessaires à la sécurisation de cette ville en péril ainsi qu’au respect du droit au logement digne et des droits démocratiques. En cas de non-respect de cette mesure de salut public, nous assignerons ces pouvoirs publics à un grand procès citoyen du mal-logement lors d'une : 


Grande marche pour l’habitat digne et contre la criminalisation du devoir de solidarité le samedi 25 janvier 2020.


 


 


 





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69 commentaires
Collectif - Le 03/12/2019 à 13:24:53
Militant
0
Sabine - Le 05/12/2019 à 10:40:27
Tous ensemble, nous serons plus forts et plus à même de dégager ces élus marseillais, tous ces politiques indignes de nous représenter, nous les citoyens, les "administrés" qui subissons depuis près d'un quart de siècle cette incurie généralisée !
0
Gabrielle - Le 05/12/2019 à 14:27:57
J'ai honte !
0
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