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Manifeste : Urgence climatique, sociale et démocratique pour les élections municipales 2020

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Pétition : Manifeste : Urgence climatique, sociale et démocratique pour les élections municipales 2020

Auteur : Olivier Hoeffel

Destinataire(s) : Toutes et tous

Mise à jour

« Si nous ne changeons pas de cap d'ici 2020, nous risquons de passer à côté de l'essentiel qui fait que nous pouvons éviter un changement climatique galopant, avec des conséquences désastreuses pour les populations et tous les systèmes naturels qui nous font vivre Il est impératif que la société civile - les jeunes, les groupes de femmes, le secteur privé, les communautés de foi, les scientifiques et les mouvements populaires du monde entier - appellent leurs dirigeants à rendre des comptes »


Est-ce l’appel d’une organisation écologique ou d’un de ces porte-drapeaux ? D’une personnalité de la société civile ou d’un anonyme particulièrement engagé sur le sujet ?


Ce pourrait l’être, bien sûr, mais non. Ce sont les propos tenus par un onusien pas du tout anonyme : António Guterres, Secrétaire général de l'ONU dans un discours du 10 septembre 2018. En octobre 2019, il a réitéré son appel à des maires de grandes villes et aux représentants des jeunes engagés pour le climat : « Il est très important d’exercer le maximum de pression sur les gouvernements pour qu’ils acceptent tous notre objectif de neutralité carbone ».

Les maires de quelques grandes villes du monde sont engagés dans la voie du développement durable et ont pris des engagements devant l’ONU face aux enjeux d’emballement climatique.


Par ailleurs, un appel inter-religieux a été lancé en mai 2019 par diverses personnalités à l’occasion de l’anniversaire de la publication de Laudato Si et de la mobilisation internationale des jeunes pour le climat : “Il est urgent que l’ensemble de nos dirigeants et représentants …  prennent les décisions nécessaires pour éviter la catastrophe climatique. … Nous disons à chacune et à chacun : n’ayez pas peur. Oui, protéger notre maison commune nous oblige à des changements profonds des structures de nos sociétés, de nos modes de vie, des façons de regarder les différentes formes de vie végétales et animales … Le temps est venu d’agir sans délai aucun : avec amour, créativité, générosité, foi et espérance !

Cette urgence répond à un constat partagé par l’ONU, les signataires de l’appel inter-religieux et aussi évoqué par un ensemble de maires ruraux signataires de l’appel « Des Communes & des Citoyens,engagez-vous ! » : “Les sociétés humaines se sont emballées, elles gaspillent nos ressources communes, elles poussent à la surconsommation, elles exaspèrent les populations sacrifiées par l'accumulation du capital et l'injuste partage des richesses produites.”. Mettant en exergue que la préservation de la nature et la défense des plus démunis sont étroitement liées.


Le parlement européen a adopté le 28 novembre 2019  une résolution déclarant l’urgence climatique et environnementale en Europe et dans le monde. L’Assemblée Nationale a voté le 27 juin 2019  l'article phare du projet de loi énergie et climat portant sur les objectifs de la politique énergétique du pays, en décrétant «l'urgence écologique et climatique».

Nous citoyen·nes de France avons conscience que les changements nécessaires ne se jouent pas qu’au niveau des politiques publiques à l’échelle internationale, nationale, régionale, départementale mais aussi et de manière indissociable sur notre territoire local : dans nos communautés de communes, nos communes et dans nos foyers.


Nous appelons les différentes listes aux élections municipales sur notre territoire local à prendre la juste mesure des enjeux tels qu’ils sont saisis notamment par l’ONU, éclairé par les scientifiques (notamment par le GIEC) qui révisent périodiquement le niveau d’inquiétude et d’urgence à la hausse. Nous les appelons à réaliser un inventaire participatif de l’empreinte des activités humaines à l’échelle du territoire local, des risques des populations locales face à l’emballement climatique, à communiquer auprès de la population de manière transparente et sincère à l’occasion de la campagne des élections municipales et d’associer la population à la co-construction d’objectifs par rapport aux 17 thèmes du développement durable de l’ONU.

Nous citoyen·nes considérons qu’il ne s’agit pas seulement de mettre de la pression et d’exiger des mesures de nos communes et des élus, et de rester ensuite en observation et en position critique comme des usagers, des consommateurs de services publics. Nous ne voulons pas non plus être infantilisés selon une logique de professionnalisation de la gouvernance de la commune qui fait que seuls des élus “savent” et peuvent prendre des décisions. Nous voulons développer notre pouvoir d’agir, chacun à notre mesure, en fonction de nos disponibilités, de nos envies, de nos domaines d’expertise : être consulté·es, être acteurs des prises de décision, participer à des modes de gouvernance partagée, co-construire et agir avec les moyens adéquats selon le principe “Avoir les moyen de ses ambitions”. C’est ce que certains appellent une démocratie “contributive” ou démocratie “directe”, une démocratie vers laquelle nous voulons cheminer (elle se construit pas à pas) où le citoyen contribue aux côtés des élu·e·s, comme le ferait un membre d’une famille où les tâches collectives seraient justement réparties et les décisions partagées. Une démocratie où chacun contribue et est redevable vis-à-vis de du collectif, l’humanité, des générations futures et du vivant.


Une grande diversité d’associations oeuvrant sur le plan environnemental ou sociétal au niveau national s’est réunie aux côté de milliers de citoyen·nes dans la perspective des élections municipales pour construire le Pacte vers la transition avec 3 principes et 32 mesures qui peuvent constituer une manière concrète de saisir une bonne partie des 17 thèmes de développement durable de l’ONU. D’autres initiatives naissent au niveau national et local, notamment pour réduire la séparation et la fracture entre l’homme et la femme, entre les nantis et les démunis, entre ceux qui décident et ceux qui en paient les conséquences, entre le rationnel et l’émotionnel et entre les êtres humains et autres qu’humains, autour de l’idée de “bienveillance”. Nous voulons prendre soin de chacun de nous et de notre maison commune ;  “notre commune est notre maison commune”.

En résumé : nous sommes conscients du constat et des enjeux largement partagés par l’ONU, des personnalités inter-religieuses, un ensemble large et diversifié d’ONG, une partie des élus au niveau des parlements, un certain nombre de maires ruraux et par de nombreux humains ici et ailleurs, toutes générations confondues - avec notamment les jeunes regroupés au sein d’un mouvement mondial soutenu par l’ONU. Nous voulons investir ensemble au niveau de la commune et de la communauté de communes les enjeux de développement durable, de bien-être physique, psychique et social de l’individu, de solidarité, de culture et que chacun prenne ses responsabilités, individuellement et collectivement aux différentes strates de la société, et ici notamment dans le cadre de ce manifeste, au niveau communal et intercommunal sur notre territoire local ayant ses propres enjeux environnementaux et sociétaux. Nous voulons contribuer à un “territoire de la bienveillance”, vis-à-vis de soi, de la nature, d’autrui et de nos communautés et collectifs.


Nous voulons contribuer au changement de cap local et personnel rigoureusement nécessaire aux niveaux écologique, social et démocratique, 3 niveaux indissociables.

Pour en savoir plus, dossier complet du manifeste.

21.166 signatures

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