Se connecter
Logo MesOpinions.com
Accueil Pétitions Sondages Victoires Nous soutenir Lancer une pétition
Pétition

Gilets jaunes : populisme, reseaux sociaux et médias #STOPAUPOPULISME

Pétition : Gilets jaunes : populisme, reseaux sociaux et médias #STOPAUPOPULISME Pétition

Gilets jaunes : populisme, reseaux sociaux et médias #STOPAUPOPULISME

23 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Un citoyen éclairé
Destinataire(s) :
tout le monde
La pétition

On va essayer de comprendre les causes de ce phénomène des « gilets jaunes » causé par la hausse des carburants que beaucoup attribuent au gouvernement. On va voir pourquoi les causes de ce mouvement sont fortement exagérés ou fausses , essayer de comprendre pourquoi il y a un décalage entre la perception de certains français et la réalité. Et enfin, on va tenter de comprendre pourquoi ce phénomène des gilets jaunes est principalement le symptôme de la montée du populisme en France, ce qui est très inquiétant pour notre démocratie.


Un mot sur le TICPE, la taxe sur le carburant

Cette taxe La TICPE (ex-TIPP) existe depuis 2007,  c’est une taxe sur les produits énergétiques (essence, diesel, gaz, fioul).


Cette taxe sert à financer deux objectifs principaux :



  • les transferts de compétences de l'État vers les régions et départements ;

  • le développement des infrastructures de transport et la promotion de « l'énergie verte » ;


 


Elle s’élève à 59 cts pour un litre de gazole en 2018. En 2014, une taxe carbone de 4 centimes de plus tous les ans vient s’ajouter pour notamment étendre la prime à la conversion, contribuer aux cheque énergie, au remplacement des chaudières au fioul, alléger la fiscalité locale.


 


Seule une partie de cette taxe TICPE est dédié à la transition écologique, et c’est normal puisque ce n’est qu’un de ses objectifs initiaux. C’est sous Hollande qu’est venu se greffer en supplément du TICPE la taxe carbone avec un objectif plus clair sur la transition écologique.


Depuis 2017, cette taxe carbone passe de 4 à 6 centimes pour le diesel et augmentera du même montant en 2019, l’objectif étant d’aligner les taxes sur diesel sur ceux de l’essence qui aujourd’hui sont encore en dessous de ceux de l’essence.


La désinformation des réseaux sociaux

Le mouvement des gilets jaunes est en partie un des symptômes de la désinformation des réseaux sociaux.


Ce mouvement a été déclenché par la hausse des carburants et notamment par un refrain très populaire sur les réseaux sociaux qui a laissé entendre que les prix à la pompe grimpaient qu’à cause de la fiscalité environnementale. Tout a commencé avec un tweet du twittos « Pour la révolution contre l’état » qui a fait circuler de faux chiffres sur le prix du baril et du prix à la pompe et qui a été partagé plus de 80 000 fois en 2 semaines uniquement sur Twitter, et largement relayé sur facebook. (Source).


En réalité,  La hausse des carburants est causé environ à 1 tiers par la hausse des taxes sur le carburant. Entre avril 2018 et novembre 2018, le prix du diesel est passé de 1,4€ à 1,6€, soit une hausse de 20 cts dont 6cts de taxe.


Pour prendre un exemple concret, prenons 4 pleins / mois pour un reservoir de 50 L (sachant que le français moyen fait 2 pleins par mois source), la hausse des taxes sur un plein est de (0,06x50) x4 = 12€ / mois en plus. Pour le prix du baril, c’est 26€ / mois en plus.  Si on prend une période plus longue, le prix du baril de brut a grimpé d’un tiers depuis octobre 2017 et presque doublé en 15 mois source. Cela vient réduire encore la part des taxes dans cette hausse, passant cette part de un tiers à moins d’un quart.


D’autres fake news sur les carburants se sont propagés comme des montages photos comparant le prix à la pompe des stations services dans différents pays afin de montrer qu’ils sont anormalement elevés en France, la faute aux taxes. Des montages non datés et/ou non localisés afin de montrer que le gouvernement se gave sur les automobilistes, je vous laisse lire cet article des décodeurs du monde qui démêle le vrai du faux, et qui malheureusement n’a pas été aussi partagé que la rumeur.


Ce n’est pas nouveau que des polémiques naissent sur les réseaux sociaux, la désinformation y est monnaie courante mais c’est la première fois qu’un tel mouvement en soit le résultat.


Il y a eu ensuite la vidéo de Jacline Mouraud qui est venu amplifier ce mécontentement grandissant et qui a fait des millions de vues, allumant la mèche de ce mouvement. Mais cette vidéo fait preuve de la même méconnaissance et de cette même manipulation de l’information, elle est à la fois instigatrice et victime comme des milliers d’autres gens qui relayent.


Le fait que ce mouvement soit né sur les réseaux sociaux, terreau fertile à l’emballement et au peu d’intégrité de l’information, n’est pas un hasard.


Ce mouvement s’appuie aussi sur un terrain accueillant d’un anti-macronisme qui prospère sur les réseaux sociaux. Ce même anti-macronisme est appuyé sur de nombreuses fake-news et de détournements ( sur des petites phrases du présidents par exemple) ou encore suite à l’affaire bénalla, affaire qui a buzzé et qui a été le sujet de tous les fantasmes.


 La surenchère des médias

Les médias ou du moins l’actualité chaude a en commun avec les réseaux sociaux, le besoin d’aller vite, le besoin d’être viral, la nécéssité de simplifier, sans toujours prendre le temps de vérifier l’information. Ce n’est pas malheureusement pas toujours le besoin d’informer qui prime.


 


Plusieurs articles de presse ont commencé à alerter sur la hausse du prix du carburant notamment cet été avec les départs pour les vacances. En épluchant quelques titres d’articles, on voit assez facilement que les titres de presse sont volontairement racoleurs comme par exemple : « Flambée des prix des carburants : "Il faut arrêter de tondre le mouton automobiliste » ou « Hausse des carburants : la faute aux taxes et aux marges ».


En lisant le premier article, qui laisse entendre d’après son titre que c’est le gouvernement qui tond l’automobiliste, on se rend compte finalement en lisant l’article que ce n’est pas si simple et qu’il s’agit bien du prix du baril qui a progressé de 20 centimes contre 6 cts pour les taxes en début d’année.


Mais ils entretiennent malgré tout une confusion entre la hausse des taxes de 6cts et la part total des taxes sur le carburant qui est bien plus importante, de l’ordre de 60 cts environ. Sauf que c’est pas nouveau, la fiscalité sur les carburants a toujours été importante, ce n’est pas le fait de ce gouvernement.


Ce n’est pas non plus une exception en Europe, la plupart des pays européens ont une fiscalité haute sur les carburants, la France arrive 6ème sur l’essence et 4ème sur le gazole, elle n’est donc pas championne des taxes comme on peut parfois l’entendre . Source


Donc mettre en avant la part totale des taxes sur le carburant lorsqu’on parle de hausse c’est forcément malhonnête et volontairement sujet à confusion.


 


Sur ce 2ème article « « Hausse des carburants : la faute aux taxes et aux marges « , le corps de l’article est plus clair, en décortiquant les responsables de la hausse comme étant le prix du baril en majorité, mais aussi le taux de change euro/dollar et les marges distributeur qui ont progressées (on en parle assez peu d’ailleurs). Quoi qu’il en soit, Beaucoup de gens s’arrêtent aux titres sans lire l’article, alors pourquoi ne pas dire dans le titre « hausse des carburants : la faute au prix du baril » ? Vous l’aurez compris, c’est moins vendeur ! Tout mettre sur le dos du gouvernement fait vendre et ce qui fait vendre c’est le populisme, on y reviendra !


Le gouvernement a bon dos

Ce mouvement des gilets jaunes est aussi le symptome d’une vieille tendance française à tout mettre sur le dos du gouvernement. C’est une des raisons pour lesquelles la vérité a tant de mal à émerger. Si le prix carburant augmente, c’est forcément à cause des taxes du gouvernement, il faut bien un coupable et le gouvernement est tout désigné, beaucoup de gens ne se posent même pas la question.


Pourtant les chiffres ne sont pas compliqués à trouver, il est facile de voir que la hausse du TICPE a simplement augmenter de 6 centimes.


En discutant avec certains gilets jaunes, face à ce type d’arguments, ils répondent, oui mais c’est pas la seule raison. Il est intéréssant déjà de remarquer que la plupart botte en touche alors que c’est quand même l’élément déclencheur et la raison principale du mouvement, quid de la légitimité du mouvement ?


C’est aussi à cause la baisse du pouvoir d’achat disent certains. Pour légitimer la baisse du pouvoir d’achat s’ensuit une liste de doléances : les PV augmentent (je répond « stationnez correctement »), le gaz augmente (pour les mêmes raisons que le carburant augmente : le cours du pétrole principalement), le prix des cigarettes augmente (personne t’oblige à fumer), et bien sûr la CSG augmente, l’éternel argument coup de poing.


Je veux bien qu’on fasse une liste de tout ce qui va pas, mais pour être juste, il faut ajouter à cette liste ce qui va bien pour que la somme totale soit correcte : taxe d’habitation qui baisse (un tiers pour l’instant jusqu’à la suppression totale en 2020), suppression des cotisations sociales, augmentation du minimum vieillesse, primes à la conversion même pour les voitures d’occasion, cheque energie, prime d’activité qui augmente, smic qui augmente de 80€, etc…


Certains parlent de mesurettes, et bien si on les compare à la hausse infime des taxes sur le carburant, c’est loin d’être des mesurettes et ça vient largement dépassé la petite hausse du carburant dû au gouvernement.


Mais ce que veulent certains gilets jaunes au fond, c’est que le gouvernement compense aussi la hausse du prix causé par la hausse du baril. Et on en revient au titre du chapitre «  le gouvernement a bon dos ».


C’est là qu’on voit aussi le problème de perception de certains français qui est causé non seulement par un manque d’informations et aussi par le fait que le prix de l’essence est visible au quotidien, tandis que d’autres mesures fiscales en faveur des français sont plus étalés dans le temps et donc plus difficilement palpables.


Certains disent aussi, « le gouvernement donne d’un côté et nous reprend de l’autre », argument très caricatural (populiste ?) qui empêche toute réflexion, je leur dis « faites le calcul » et si ils faisaient vraiment leur compte, beaucoup se rendraient compte qu’ils ne sont pas perdants.


 


La santé et l’écologie, les grands oubliés

Ce mouvement est né à l’initiative de huit franciliens, cinq hommes et trois femmes, âgés de 27 à 35 ans, qui ont comme point commun « les rassemblements automobiles » Source. Autant dire qu’on peut légitimement douter de l’importance de leur fibre écologique.


Toucher à la voiture c’est toucher à la liberté, à la liberté de circuler, la voiture est un bien auquel de nombreux usagers sont attachés par-dessus tout, au dessus de toutes considérations écologiques ou de santé publique. L’augmentation du prix des carburants touche directement à cette liberté et pour certains c’est insupportable. L’amour de certains pour la voiture est en cela irrationnel.


Une majorité des gens veulent plus d’écologie mais très peu sont vraiment prêts à faire des efforts dans ce sens en réalité. 40% des trajets en voiture font moins de 3km source, La transition écologique nécéssite aussi un changement d’habitude auquel beaucoup ne sont pas prêts. Prendre sa voiture pour aller acheter sa baguette à la boulangerie du coin n’est pas une nécéssité pour tout le monde mais plus un confort et pourtant si tout le monde changeait ses habitudes, ce serait 40% de trajets en moins, 40% de pollution en moins et 40% d’économies en plus pour les automobilistes. Biensur, il faut relativiser ses chiffres pour les personnes très agées qui peuvent difficilement se déplacer.


Autour de ce mouvement des gilets jaunes, il y a très peu de débats de fond finalement, notamment sur l’intérêt de changer de voiture. Pourtant la dernière étude de l’UFC que choisir est sans appel, je cite les conclusions de l’étude : « Malgré un prix d’achat encore élevé, les véhicules électriques ou hybrides rechargeables s’avèrent désormais plus économiques que ceux utilisant un carburant fossile, à savoir de l’essence ou du diesel ».


Sur le prix d’achat d’une voiture electrique ou hybride, il faut y soustraire les bonus ecologique, les primes à la conversion qui, cumulés, peuvent atteindre près de 10 000€. Le cout total d’une voiture comprend l’achat de la voiture, l’assurance, la source d’énergie (carburant ou électricité), le financement, l’entretien. Et selon cette étude, le coût total, pour un véhicule électrique, est désormais inférieur de 3 % à celui d’un diesel. Mieux, il est de 5 % inférieur à celui d’une essence. A noter que le gouvernement offre une prime à la conversion aussi pour les voitures d’occasion jusquà 4000€.


Dans ce mouvement des gilets jaunes, il y a des anti-ecolos (ou qui ne veulent pas faire d’efforts pour l’être), des militants qui se sont greffés à ce mouvement « citoyen » (initialement citoyen), des radicaux, des gens qui se font manipuler , mais aussi des captifs de leur voiture pour aller travailler. C’est sans doute cette dernière tranche qui est la plus légitime mais loin de représenter la majorité de ces gilets jaunes.


 


Un mouvement incohérent

Incohérent par ce qui a déclenché ce mouvement, c'est-à-dire mettre en cause le prix des taxes comme étant le principal responsable de la hausse, alors qu’on a bien vu que c’est faux.


Incohérent par le montant de la somme supplémentaire dû aux taxes, on parle de 6 cts du litre causé par la hausse de la taxe TICPE (12€/mois si on reprend l’exemple au dessus volontairement au dessus de la moyenne). Je veux bien que ce soit déja une somme pour beaucoup mais si il n’y avait pas eu désinformations en faisant porter le chapeau au gouvernement et si le prix du baril n’avait pas augmenté, est ce qu’on n’en serait là ? j’en doute.


Incohérent par la pluralité des gens qui le compose. Le 17, J’étais étonné de voir le nombre de voitures flambants neuves, de 4X4 haut de gamme, avec des gilets jaunes sur leurs pare brises. Pourtant, ces gens là, si je caricature volontairement (c’est moi cette fois-ci), sont les mêmes qui possèdent le dernier smartphone à la mode (allant jusqu’à 1000€), les mêmes qui multiplient les abonnements tv (netflix, biensport,..), les mêmes prêts à changer de télé pour gagner 5 pouces en plus de diagonale. Pourquoi ces gens ne sont-ils pas prêts à payer 12 € de plus de taxe carbone, une somme vite gaspillé chez McDO ?


Incohérent car on parle de baisse de pouvoir d’achat. J’ai entendu par exemple dire que les salaires baissent ! Les indicateurs montrent au contraire qu’ils augmentent, cadres et non cadres, le SMIC a été revalorisé de 80 €. Les salaires augmentent d’autant plus depuis fin octobre avec des fiches de paie sans aucune cotisation chômage et maladie. Les salaires augmentent donc bel et bien pour tous les actifs. L’INSEE anticipe cette hausse du pouvoir d’achat à 1,7% sur le dernier trimestre 2018.


Cette mauvaise perception de certains français est démentie par les chiffres. Cette perception est causée par la désinformation, l’éxagération sur les prélèvements depuis l’arrivé au pouvoir de Macron, certainement une communication gouvernementale qui manque de pédagogie, mais aussi des médias qui préfèrent relayer la forme, les critiques populistes de l’opposition, les polémiques plutôt que de faire de la pédagogie des réformes et de commenter les chiffres positifs, car il y en a.


Bien sur, cette hausse du pouvoir d’achat bénéficie surtout aux actifs, car c’est un objectif affiché du gouvernement de favoriser le travail. Il ne bénéficie pas à tout le monde de la même manière, aux retraités par exemple mais ils s’y retrouveront davantage une fois la taxe d’habitation totalement supprimée en 2020.


Les gros rouleurs sont aussi plus pénalisés que les autres, même si le français moyen fait 2 pleins par mois. Et des mesures sont prises par le gouvernement justement pour cette catégorie de gens, sans doute pas assez pour certains.


Mais il serait injuste de nier l'évidence, la hausse du pouvoir d’achat est bel et bien là.


Incohérent aussi car le fond du problème c’est notre dépendance aux énergies fossiles, et si on baisse les taxes, on augmente notre dépendance, c’est le serpent qui se mord la queue. La hausses des taxes fait partie de l’arsenal pour la transition écologique. Des pays comme la Suède ont réussi leur transition énergétique par une fiscalité environnementale forte et par un développement de leur parc éolien. La France n’est pas en reste, elle est classé 9ème dans le classement  « Energy Transition Index 2018 » (source), il y a encore des progrès à faire bien sûr, mais la France est en marche vers cette transition. D’ailleurs, Edouard Philippe et François de Rugy ont annoncé le 15 novembre un parc éolien de 70km2, personne ou presque en a entendu parler bien sûr.


 


L’efficacité du populisme

La preuve de l’efficacité du populisme c’est déjà l’ampleur du mouvement des gilets jaunes qui a rassemblé près de 280 000 personnes. Lorsqu’on demande aux gilets jaunes quelles sont les raisons de leur venu, 86% répondent la hausse des taxes. C’est la raison principale de leur déplacement et montre à quel point la désinformation est grande et à quel point les propos populistes sont efficaces. En plus de ces raisons viennent s’ajouter de multiples revendications qui ont des sources plus ou moins communes comme la hausse du pouvoir d’achat sur laquelle on est déjà venu.


Le point commun entre la désinformation des réseaux sociaux, la surenchère des médias, les critiques de l’opposition, c’est le populisme. Le populisme, c’est simplifier, caricaturer, faire des raccourcis avec la réalité, voire simplement de mentir dans le but de manipuler le peuple ou l’opinion. On pourrait dire aussi que Le populisme c’est jouer avec les colères à des fins electoralistes, mais sans respecter la vérité qui devient accessoire dans les propos des populistes. On retrouve bien sûr les populistes chez les extrêmes : LFI, RN, mais aussi chez les LR, notamment chez Wauquiez qui joue également de cet instrument.


Pour les médias, Le populisme n’est pas forcément une volonté, mais souvent une conséquence. Le traitement de l’information, que ce soit dans la presse, la télé ou la radio, a des contraintes de temps et des contraintes d’audience. Simplifier, caricaturer l’information, faire du buzz avec les colères permet de répondre à ses contraintes, ce qui correspond aux ingrédients du populisme.


C’est en cela que le populisme devient dangereux, car il possède un magnifique porte voix qui résulte du fonctionnement politico-médiatique actuel. Les émissions de divertissement politiques populaires comme l’émission d’ardisson « les terriens du dimanche » est une émission en grande partie populiste. Ça ne choque pas les producteurs de l’émission ou même le CSA visiblement que Raquel Guarido, déguisée en chroniqueuse, fasse de la propagande pour LFI et fasse de l’anti-macronisme primaire toutes les semaines. Même constat pour Natasha Polony, qui dérrière ses grandes tirades, faussement intelligentes, fait preuve d’un esprit simpliste remarquable. Les deux autres chroniqueurs, censés équilibrer la balance de l’opinion, ne sont guère convaincants pour rétablir la vérité et instaurer un peu de bon sens.


Je citerai également l’émission de divertissement politique « le quotidien » pour laquelle je serai plus mesuré car tapant sur tous les politiques globalement et qui tente de réaliser un décryptage de l’information objectif.


Mais le point commun de ce type d’émissions qui font des millions de spectateurs et qui ont forcément une influence sur l’opinion, c’est le manque de fond au profit de la forme, c’est le manque de débat au profit du sensationnalisme. On préfère compter le nombre de fois qu’un politique a répété « travail » dans son discours plutôt que de s’intéresser au fond du propos. Là aussi, ça correspond aux ingrédients du populisme dont ces émissions font l’écho, parfois malgré eux.


Je ne parlerai pas des chaines d’infos ou bien sûr, la recheche de buzz est omniprésente et le besoin de créer de la matière médiatique, vitale.


La réalité, c’est que tout doucement, les français et mêmes les journalistes se sont habitués aux discours populistes. A force d’entendre les critiques populistes de l’opposition, on finit par y croire. C’est comme une chanson qu’on aime pas et qui à force de passer à la radio, finit par nous caresser les tympans. C’est insidieux !


Eric Brunet, l’animateur BFM a même appelé les spectateurs à mettre leur gilet jaune. A ce niveau là, ça en devient irresponsable mais c’est une victime, comme des milliers de gens, d’un manque d’informations, d’un manque de vérité.


Récemment Cyril Hanouna veux même devenir le porte parole des gilets jaunes, Tout cela est très cohérent finalement et presque drôle. Il a laissé dans son émission des gilets jaunes témoigner et diffuser leur désinformations à une heure de grande écoute. Une émission de grande écoute destiné surtout aux jeunes ! Après on s’étonne de la violence dans les rues, c’est irresponsable et très dangereux !


On voit des populistes qui ont pris le pouvoir dans d’autres pays, TRUMP pour ne citer que lui. Il utilise les médias pour manipuler les masses avec sa démagogie et ses fake news qui caressent ses électeurs dans le sens du poil. Et de l’autre côté, il critique ces mêmes médias, voire restreint la liberté de la presse.


C’est courant chez les populistes, car ce sont les premiers à comprendre la puissance des médias pour arriver à leurs fins, mais en même temps ils sont conscients que ces médias peuvent se retourner contre eux. En France, on pense bien sûr à Mélenchon qui utilise extrêmement bien les médias, les réseaux sociaux avec sa splendide chaine youtube, sa chaine de propagande « le média », sans parler de ses diatribes télégéniques dont il a le génie ; et de l’autre côté il critique, méprise et parfois insulte les journalistes


C’est le populisme qui a conduit à la montée du nazisme et à la deuxième guerre mondiale, l’histoire peut se répéter si on ne reste pas attentif, et c’est le moment d’être attentif et de réagir face à cette montée des populismes.


L’objectif du populiste est de créer une information alternative qui se dit indépendante mais qui est réalité au service d’une ambition politique. Les réseaux sociaux sont un formidable espace de liberté mais aussi un formidable espace  sans contrôle, sans règles, sans éthique journalistique où la démagogie et la désinformation peut librement circuler.


 


La vérité serait tabou ?

On en vient à se demander si la vérité serait devenu tabou. En écoutant ou en lisant la presse, on peut légitimement se le demander parfois. Après le 17, de nombreux commentateurs politiques répètent à l’envi, « le mouvement continue tandis que le gouvernement garde son cap (ou reste ferme) ». Ils ont vite oublié les soi-disantes mesurettes prises la semaine précédent le 17.


Lorsque certains parlent de baisse du pouvoir d’achat, je vois rarement des journalistes contredire ces propos et les confronter à la réalité. le débat contradictoire sur ce sujet est rare.


Le populisme ce n’est pas que désinformer c’est aussi omettre la vérité. Le manque de nuances de certains journalistes est exaspérante.


Pour revenir au déclenchement de ce mouvement, j’ai très peu entendu les journalistes remettre en perspective les causes de ce mouvement et sa légitimité. Ils prennent pour argent comptant les dires de certains gilets jaunes qui disent que la hausse c’est de la faute des taxes. Dire la vérité sur cette hausse ou du moins la nuancer serait pour certains aller contre le peuple, être pour le gouvernement (oulala c’est mal !).


En plus des raisons évoqués, le besoin de simplifier l’information, le besoin de faire de l’audience, c’est aussi sans doute un manque de courage et de conviction journalistique.


 Pas si citoyen et si pacifiste que ça

On l’a vu dans les reportages, un mouvement qui se voulait au départ « bon enfant » et « pacifiste » s’est vite radicalisé avec des comportements fachisants chez certains gilets jaunes, des gens qui sautent sur les voitures, qui menacent et même frappent les automobilistes. Sans parler des forces de l’ordre qui ont été blessés dont certains grièvement (ex : jet de boule de pétanques, policier qui perd une main à cause d’un jet de grenade) alors qu’ils ont eu un comportement exemplaire pour protéger à la fois les manifestants et les automobilistes le 17, une tâche pas évidente au vu des circonstances.


Biensur, ce n’est pas le cas de tous les gilets jaunes mais ça montre à quel point ce mouvement réunit des gens qui ont un réel malaise et qu’il faut écouter mais aussi beaucoup de militants et de radicaux qui ont trouver là une nouvelle forme d’expression.


D’ailleurs, cette violence on la retrouve chez les « haters » du web, et qui font souvent parti des extrêmes (LFI, RN). Ce sont sans doute les mêmes qui voient là un nouveau défouloir en passant du virtuel au réel.


Pour conclure

 


Christophe Deloire, directeur de Reporters Sans frontières,  lors du forum de la paix le 11 novembre, a fait une très belle déclaration sur ce que devait être le journalisme et sur les risques de la désinformation sur nos démocraties :


« “Reporters sans frontières a initié cette Commission sur l’information et la démocratie au moment même où la démocratie connaît une crise profonde qui est aussi une crise systémique de l’espace public : (...) rumeurs, désinformation érigée en modèle, affaiblissement du journalisme de qualité, violence parfois extrême contre les reporters… Au-delà de ces phénomènes, a expliqué le co-président de la Commission, il est de notre responsabilité de considérer les causes structurelles et de prendre les mesures appropriées (...) car les démocraties, ouvertes, subissent de plein fouet ces bouleversements, tandis que les régimes despotiques en tirent profit” »


Il ne faut pas croire que la France est à l’abri, on en voit déjà les effets. Les journalistes ont des responsabilités, les citoyens ont des responsabilités sur l’information qu’ils diffusent sur les réseaux sociaux. Une information de qualité qui prône la vérité est un droit. Ne pas en tenir compte, c’est dresser un tapis rouge au populisme, aux extrêmes, à la violence et les tristes moment de notre histoire pourraient se répéter.


#STOPAUPOPULISME
Si vous aussi vous avez peur pour la démocratie, hashtagué #STOPAUPOPULISME avec tous les messages que vous pensez être de la propagande, de la désinformation, des fake news, du populisme qui a pour de jouer avec les peurs.


Sources :


http://www.leparisien.fr/automobile/cout-total-d-une-voiture-l-electrique-et-l-hybride-de-mieux-en-mieux-places-10-10-2018-7915155.php


https://www.ouest-france.fr/economie/transports/carburants-essence-diesel/carburant-ou-va-l-argent-des-taxes-6062508


https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/gilets-jaunes-pourquoi-il-nous-faut-un-grenelle-de-la-fiscalite-ecologique-797721.html


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/26/les-taxes-ne-sont-pas-la-premiere-cause-de-la-flambee-du-prix-de-l-essence-et-du-diesel_5375162_4355770.html


https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_int%C3%A9rieure_de_consommation_sur_les_produits_%C3%A9nerg%C3%A9tiques


https://economie-d-energie.ooreka.fr/astuce/voir/481513/ticpe


https://www.challenges.fr/politique/augmentation-du-cout-de-l-essence-la-planete-a-bon-dos_622112


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/11/07/non-la-france-n-est-pas-championne-d-europe-des-taxes-sur-les-carburants_5380248_4355770.html


https://www.challenges.fr/politique/pouvoir-d-achat-pourquoi-les-francais-se-trompent_622633


https://www.quelleenergie.fr/magazine/transition-energetique-2/suede-transition-energetique-12-ans/


https://www.telestar.fr/actu-tv/autres-emissions/video-samedi-17-novembre-je-porterai-ce-gilet-jaune-l-animateur-de-rmc-et-bfm-er-390512


https://www.cerema.fr/fr/centre-ressources/newsletters/transflash/transflash-ndeg-398-juin-2015/chiffre-du-mois-40


 


https://www.lci.fr/social/gilets-jaunes-les-renseignements-ont-identifie-les-huit-initiateurs-du-mouvement-2104689.html


https://rsf.org/fr/actualites/lengagement-de-chefs-detat-et-de-gouvernement-sur-la-base-de-la-declaration-sur-linformation-et-la


 

23 signatures
Signez avec votre email
Merci pour votre mobilisation
Vous avez déjà signé cette pétition
Aidez l'auteur à atteindre la victoire :
Je signe avec un autre email
Ajouter un commentaire
5 commentaires
Marina - Le 11/12/2018 à 12:36:32
En tant que citoyen nous avons des droits mais autant de devoirs et notamment le devoir de nous informer afin de nous faire notre propre opinion. Le libre arbitre ça demande un effort, l'esprit critique ça appelle la bonne foi et la nuance... tout ce qui est actuellement absent de nos nouveaux médias. A la place nous avons un déferlement de violence verbale puis physique, l'émotion l'emporte sur la raison.
0
Simone - Le 08/12/2018 à 18:11:58
Il est grand temps de légiférer sur Facebook. Réel média, ceux qui s’y cachent doivent être assujettis à la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
0
Dujon - Le 18/12/2018 à 08:40:42
Tout à fait d'accord sur votre analyse et je pense que nous n'en sommes qu'au début ; énorme problème d'éducation où finalement on préfère croire ce que l'on voit plutôt que de tenter de s'interroger sur ce que l'on voit....... De plus certains Français ont pris l'habitude que les politiques leur mentent et cela leur plait, d'où l'appétence pour ces fameuses fake-news et tous les délires véhiculés sur les réseaux. Ils préfèrent les fantasmes à leur réalité (qui pour certains n'est pas toujours le paradis qu'ils auraient souhaité). Je suis frappée par le manque de réalisme de certains de nos concitoyens, qui préfèrent la virtualité plutôt que le pragmatisme et surtout par ces excès d'auto-centrisme "pour moi d'abord et les autres, on s'en fout". Un peu plus de solidarité voire d'altruisme ou de bienveillance, toutes classes sociales confondues, ne nuirait pas à notre société ; au contraire, elle l'enrichirait......
0
Voir tous les commentaires
- Pétitions -

Les pétitions soutenues par d'autres utilisateurs