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Pétition

Covid, de la paralysie économique au renouveau

Covid, de la paralysie économique au renouveau Pétition

Covid, de la paralysie économique au renouveau

58 signatures
Auteur
Auteur(s) :
Marie Moronda
Destinataire(s) :
Olivier Véran (Ministre des Solidarités et de la Santé)
La pétition

Nous sommes âgées et âgés de plus de 65 ans, une population vulnérable pour employer le jargon des médias. Nous devons être protégés du coronavirus.  Et d’abord au nom de cette protection  on confine une fois, deux fois, on évoque même un troisième et un quatrième confinement ! On prive nos enfants et nos étudiants d’école ou d’université, on accule à la faillite des milliers d’entreprises, on brise les liens familiaux et les liens sociaux, on ferme les restaurants, les librairies, les cafés, les cinémas et les théâtres. On réduit au chômage des populations déjà en difficulté et on précarise des millions de personnes. « Un accélérateur de pauvreté » voilà ce qu’est le Covid. Cette crise est autant un crash économique colossal qu’une crise sanitaire. Il y aura 10 millions de pauvres en décembre, pas loin d’un sixième de la population !


On nous explique : 90% des morts ont plus de 65 ans ! La belle preuve ! N’est-ce pas déjà le cas en temps normal ? Sans pandémie d’aucune sorte, les vieux meurent. Le risque s’accroit avec l’âge !  Mais quelle découverte, quelle révélation ! Et plus on est malade et plus on a de risques. La comorbidité, terme si poétique pour nous expliquer que plus on souffre de différentes maladies en même temps et plus on risque de mourir. Et cela ne s’arrange pas avec l’âge, vous saviez ?


Alors il faut cesser de recourir à une pratique indigne d’un pays dont la couverture médicale et hospitalière a été parmi les meilleures du monde jusqu’à ce que des fous furieux de la loi du marché veuillent l’appliquer à la santé. Après avoir hérité d’un maillage magnifique d’hôpitaux avec des plateaux techniques à la pointe du progrès, ces fous ont décidé de fermer des lits, puis des hôpitaux, des lits de réanimation, de réduire le personnel soignant et le personnel médical, et comme cela ne suffisait pas on a modifié le financement grâce à la T2A qui oblige les responsables hospitaliers à faire des économies, à réorganiser l’hôpital pour qu’il soit  « plus rentable », à mettre tout le monde sous pression, en « flux tendus ». Alors exit les fournitures de précaution, les personnels surnuméraires qui pouvaient remplacer au pied levé n’importe quel soignant empêché. Exit les lits non occupés.


Et quand survient la moindre « gripette » toute l’organisation est bouleversée, même sans pandémie. Car il y a des années que le personnel hospitalier réclame des moyens. Souvenez-vous en décembre 2019, les urgences étaient en grève dans tout le pays.  Et les manifestations de soignants étaient durement réprimées. A l’intérieur de l’hôpital les tensions étaient exacerbées entre collègues, les conflits se multipliaient. Mais plutôt que d’en conclure qu’il y avait un problème dans l’organisation même, on a préféré culpabiliser les personnes et on a instauré des médiations. On a formé des centaines de médiateurs pour régler ces conflits en « douceur », pour ne pas faire de vagues et révéler au grand public combien l’hôpital était malade.


S’il y avait les lits de réanimation nécessaires, et les personnels qui vont avec, on n’aurait pas besoin de confinement. On dépisterait, on mettrait à l’isolement dans des lieux ad hoc, on traiterait les malades, jeunes ou vieux et on ne mettrait pas à genoux un pays tout entier. Ne pas avoir suffisamment de salles de réanimation reflète un manque criant de préparation, d’anticipation et du respect du principe de précaution, constitutionnel pourtant.


Le confinement est davantage le signal d’un échec dans la préparation aux pandémies qu’une mesure ordinaire de préparation. Nous pensons qu’on ne peut pas s’habituer au confinement. Cela ne peut pas devenir une situation commune. Du reste, le confinement ne fait pas partie des plans de préparation aux pandémies.


Tout cela pour un virus qui tue 1  % des personnes qu’il infecte.


Aussi nous, vieilles et vieux de plus de 65 ans vous demandons de cesser de nous utiliser pour pallier vos insuffisances, de cesser de nous culpabiliser pour pallier votre incurie.


Nous demandons que cessent les fermetures de lits qui sont toujours en cours (les urgences de l’Hôtel Dieu à Paris en ce moment ou à Nancy), qu’on recrute et rémunère correctement les personnels hospitaliers indispensables, qu’on mette à contribution les structures cliniques privées, qu’on procède à des tests de dépistage ayant des résultats immédiats et qu’on isole le temps nécessaire uniquement les personnes atteintes, « tester, tracer, isoler ».


Et pour le futur proche, ouvrez la réflexion sur une autre organisation, un autre mode de financement  de la mission hospitalière sur le territoire. Une organisation qui intègre enfin la médecine de ville (qui est elle-même à repenser en zone rurale ou pas) et l’hôpital et qui fasse de la prévention une activité rémunérée et remboursée.


Le service de santé publique est un service public parmi les plus précieux, comme l’éducation, la justice, la sécurité ou la défense.

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15 commentaires
Le 14/11/2020 à 23:18:42
On ne gère pas les hôpitaux comme des entreprises. C’est la folie du néolibéralisme. Faut-il vraiment prendre l’Amérique de Trump comme exemple?
1
Claude - Le 15/11/2020 à 13:00:35
Je suis concerné et d'accord.
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Le 15/11/2020 à 18:15:09
Pour des investissements dans les services de santé et de prévention
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