Face aux nombreuses agressions organisées par l’extrême-droite au sein de l’Université, et des nombreux propos et actes racistes, islamophobes et haineux du groupuscule étudiant d’extrême-droite l’UNI, nous adressons cette pétition d’étudiant.es à la Présidence de l’Université et aux Doyen.nes des UFR de l’URCA.
Pour plus d’infos sur l’UNI, nous avons mis en ligne un dossier complet disponible librement ici : https://www.canva.com/design/DAG-0Z614WA/264eAWv-Igm6phMga4-M5A/view?utm_content=DAG-0Z614WA&utm_campaign=designshare&utm_medium=link2&utm_source=uniquelinks&utlId=h4d9435c6d2
Nos revendications :
Nous demandons :
— Le retrait de l’agrément entre l’Université et l’UNI.
— Le retrait de leurs locaux.
— La dénonciation officielle par l’Université de la présence de cette organisation au sein de l’URCA.
— Le renforcement des cellules de lutte contre le harcèlement et les discriminations.
Qu’est-ce que l’Uni ?
L’UNI, ou Union Inter-Universitaire, est un syndicat étudiant d’extrême droite, autant par les idées qu’il porte que par les actions qu’il mène et les groupuscules avec qui il entretient des liens. Créé en 1968 par des professeurs et une étudiante avec le soutien de Jacques Foccart (figure de la Françafrique) en réaction aux événements de mai-juin 68, l’UNI tient une ligne correspondant à l’aile droite du Gaullisme et se donne pour objectif de combattre le communisme et le “gauchisme” particulièrement dans les universités.
Aujourd’hui, l’organisation étudiante porte le rôle de faire l’union des droites par la jeunesse, expliquant la diversité de partis représentés, des Républicains jusqu’au RN en passant par Reconquête!, le parti d’Eric Zemmour, ou d’autres non affiliés aux accointances haineuses.
La section rémoise, refondée et soutenue par Thomas R. – qui n’est par ailleurs actuellement plus étudiant – est renommée pour sa violence et ses liens à Reims avec certains groupes d’extrême droite violents, nationalistes ou néonazis comme les Ultrems, les Mesos ou encore Remes Patriam
Que fait l’uni Reims ?
Actions
L’UNI organise des conférences rassemblant de nombreuses personnalités de droite ou d’extrême droite, comme celle en 2024 sur le “débat des droites” accueillant des militants chez Les Républicains ou chez Reconquête! c'est-à-dire des partis dont de nombreux cadres ont déjà été condamnés pour des affaires financières ou bien pour haine raciale et antisémitisme.
Agressions
Lors des mobilisations contre la réforme des retraites en 2023, des membres de l’UNI ont fait appel à des militant.es d’autres groupes locaux d’extrême droite pour venir agresser les étudiant.es présent.es sur les mobilisations. Un militant de gauche, frappé à plusieurs reprises, a fini aux urgences après cette action dont se vante l’UNI. Plus tard, ils suivent des militantes de gauche chez elles et s’amusent à faire des saluts nazis devant leurs fenêtres.
De nombreux et nombreuses militant.es de l’UNI Reims tiennent ou ont tenu des propos racistes ou islamophobes et, dans leur groupe militant, postent un certain nombre de messages qui appellent ouvertement à la haine sous les applaudissements de leurs compères.
Mais Que fait la fac ?
Alors que s’accélère le processus de fascisation à Reims et à l’URCA, l’Université renonce toujours à prendre position sur une organisation qui cherche à répandre la peste brune. On assiste à des attaques de plus en plus récurrentes par des militant.es d’extrême droite, que ce soit des agressions physiques, des menaces ou la promotion d’idées suprémacistes voire néonazies.
Récemment, on a retrouvé un tag du GUD – organisation ouvertement néofasciste – accompagné d’une croix celtique, mais aussi un tag de croix gammée, une affiche usurpant l’identité de l’URCA et du GRAC et tenant des propos racistes et incroyablement violents ainsi que des tags menaçant nommément un militant de l’AER et élu étudiant au CA de l’URCA, une journaliste de l’Union ainsi que des tag sur Sciences Po.
Bien qu’aucune preuve ne vienne démontrer le rôle de l’UNI dans ces divers actes, il est clair que le climat xénophobe et islamophobe entretenu par l’UNI et plus largement son rôle de relais des idées de l’extrême droite favorise la violence et la propagation d’idées fascistes à la fac. L’UNI cherche à appuyer toutes les paniques morales de l’extrême droite, diffusant par exemple des images d’élèves qui seraient en train de prier dans l’enceinte de l’Université pour ensuite les faire relayer par Frontières, média fasciste.
De plus, les publications sur leurs réseaux sociaux et les déclarations publiques de l’UNI révèlent un engagement radical contre les valeurs d’égalité et de respect. Leur implication dans des actes violents est également une source de préoccupation : agressions physiques et liens avec des groupes extrémistes violents montrent qu’ils ne se limitent pas à des discours haineux, mais passent à l'action.
Ce constat alarmant sur l’UNI ne laisse aucun doute sur ses intentions et sa dangerosité qui représentent une menace sérieuse au sein de l’URCA et ailleurs.
L’université, hormis un faible communiqué sur l’affiche reprenant son nom et son logo, s’est toujours inclinée devant les organisations haineuses présentes sur ses campus. Pire encore, elle accorde un local à l’UNI. L’organisation d’assemblées générales antifascistes, d’abord acceptées par l’université ont été annulées suite aux articles parus dans Le Journal du Dimanche, où l’UNI et la députée européenne RN Anne-Sophie Frigout se plaignent en chœur de la présence d’antifascistes sur la fac.
Laisser se propager des idées violentes, anti-démocratiques et anti-intellectuelles, comme celles défendues par l’UNI, ne contribue pas à un débat sain, mais plutôt à affaiblir la démocratie, notre modèle éducatif, et à terme nos libertés.
En réalité, c’est ce même processus de normalisation de ces idées racistes, antisémites, misogynes, validistes, LGBTphobes et violentes de manière générale, qui a permis au parti Nazi de prendre le pouvoir et de commettre les horreurs, les crimes contre l’humanité et le génocide que nous connaissons toutes et tous trop bien. Face à ses attaques anti-humanistes nous devons rester vigilant.es afin de ne pas permettre leur avancée.
Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles.
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