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Pétition

Pour un candidat unique à la gauche du parti socialiste et une union de la « vraie gauche »

Pour un candidat unique à la gauche du parti socialiste et une union de la « vraie gauche » Pétition
50 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Romain Tournier
Destinataire(s) :
Responsables politiques de la "vraie gauche" non révolutionnaire
La pétition

Il semble -les USA viennent de nous le prouver- que la xénophobie puisse toujours apparaître aux yeux du peuple comme un bon moyen de régler les problèmes. Plus largement, ce qui s'est passé aux USA devrait nous servir de leçon. Tout d'abord le score élevé de Bernie Sanders aux primaires démocrates est révélateur. Ce score est surprenant dans un pays assez peu socialiste. Il montre qu'un nombre grandissant d'Américains se tourne vers les courants les plus à gauche du Parti Démocrate. C'est sans doute la seule bonne nouvelle des élections américaines. Vient ensuite la défaite d'Hilary Clinton contre Donald Trump. Elle n'a pas réussi à convaincre les électeurs de Sanders de se rallier massivement à elle. Ceci prouve qu'une partie importante de la population démocrate américaine, globalement insatisfaite de la politique menée par Obama, ne se sentait pas représentée par Hilary Clinton. On connaît le résultat.


 Il est possible de faire le parallèle avec la situation en France. De nombreux Français de gauche sont déçus -c'est le moins que l'on puisse dire- par la politique menée par François Hollande. On compte parmi eux bon nombre de sympathisants du PS et, évidemment, les partisans d'une gauche plus radicale. Ce qui se profile pour les présidentielles de 2017 est facile à imaginer. Il est probable que ces électeurs d'une sensibilité vraiment de gauche ne seront pas représentés dans le duel du second tour de l'élection présidentielle de 2017.


Aux USA le populisme l'a emporté. En France la situation est un peu différente. Peut-être le souvenir des années 30 avec la montée du nazisme est-il encore suffisamment douloureux pour que barrage soit fait au FN comme en 2002. Mais cela ne réglera pas le problème du populisme. La seule manière de lutter contre le populisme en France serait d'apporter des solutions aux difficultés des Français. Or, depuis des décennies, les pouvoirs en place ont été inefficaces face aux difficultés économiques et au sentiment d'insécurité qui sont à l'origine de la montée du mécontentement. Au contraire la situation ne fait que s'aggraver. Soit les deux grands partis que sont le PS et LR sont dans l'incapacité d'apporter des réponses. Dans ce cas, la politique libérale initiée il y a plus de 30 ans est une erreur sur laquelle il faut revenir. Soit ils n'en ont pas la réelle volonté, et, dans ce cas, ils agissent pour le compte d'intérêts qui ne sont pas ceux de la majorité des Français. Dans un cas comme dans l'autre, il faut changer le pouvoir en place. Je n'imagine pas voir le FN aux commandes de l'Etat. J'espère sincèrement qu'il ne sera jamais nécessaire d'en passer par là pour que les Français réalisent enfin que cela ne peut pas constituer une solution pour notre pays.


 « Les Français ont voulu nous envoyer un message. Nous avons entendu le mécontentement des Français et compris leurs inquiétudes ». De quels effets ont été suivis ces discours post-électoraux entendus depuis bien longtemps ? Aucun. Le pire est je crois, il y a plus de 10 ans déjà, de ne pas avoir respecté la volonté des Français lors du référendum sur la constitution européenne. Quelle erreur de balayer ainsi l'opinion des opposants au traité européen après une campagne détestable où le non ne pouvait être que populiste ! On a donc des pouvoirs en place qui sont incapables de résoudre les problèmes -sinon pourquoi ne l'ont-ils pas fait depuis 30 ans- et qui ne respectent pas la volonté du peuple français. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas de « défiance des élites » ? Elles ont depuis longtemps totalement ignoré le peuple! C'est cette ignorance qui fait le jeu du populisme. Surtout lorsque différentes sensibilités politiques sont désignées comme populistes dans le discours dominant. La tentation est trop forte de porter des coups simultanément à la droite de la droite et à la gauche de la gauche. La nuance n'est pas de mise dans l'utilisation du terme populiste puisque l'objectif est généralement de discréditer toute pensée politique qui s'écarte du courant majoritaire libéral. Il s'agit pour les deux grands partis que sont le PS et LR de convaincre suffisamment d'électeurs de rester dans le « droit chemin » du libéralisme qu'il soit de gauche ou de droite. Ce jeu dangereux permet tout au plus de maintenir le FN dans des limites qui ne présentent aucun danger pour le bipartisme français. Mais pour combien de temps ? Il convient de sérieusement s'inquiéter de l'opportun virage social du FN et de sa récente rhétorique qui flatte le « peuple ». Rappelons que c'est sous les traits du socialisme -fut-il nationaliste- qu'un régime fasciste a pris le pouvoir en Allemagne en 1933.


 Le vrai problème est qu'il n'existe pas actuellement en France à gauche d'offre politique alternative au libéralisme en mesure d'avoir une réelle influence. Certes il existe une gauche qui se montre encline à être au service du peuple -c'est à dire des Français de condition modeste qui sont majoritaires- mais elle n'est réellement influente qu'au niveau local. On entend bien des idées qui apportent un peu d'espoir mais elles sont portées par des mouvements trop dispersés à la gauche du parti socialiste ou en son sein frondeur. Par ailleurs, il semble bien que les combats d'ego tuent dans l’œuf toute perspective d'union. Dans ces conditions, quel avenir peut être donné aux idées défendues par ces différents mouvements ? Aucune de ces formations ne peut, à elle seule, être capable de recueillir une adhésion populaire suffisante et, par là même, être susceptible d'offrir une alternative. La dispersion des voix à la gauche du PS ne conduira à rien d'autre qu'à la déception et à l'extrême droite, à plus ou moins long terme. La seule question qui se pose alors est de savoir combien d'années de politique libérale nous devrons subir avant que le FN ne s'impose.


Mmes et MM les responsables politiques situés entre PC et frondeurs (inclus),


Il me semble qu'il n'y a pas actuellement de leader incontesté qui se dégage parmi vous. Il ne ressort pas même une volonté de réunir vos forces pour constituer un mouvement plus solide qui pourrait représenter les déçus de gauche du Hollandisme et les anti-libéraux. Pour le bien des Français les plus modestes, il me semble indispensable que vous cherchiez parmi vous le leader le plus charismatique et rassembleur qui soit et que vous le souteniez de toutes vos forces.


J'ai voté Hollande aux deux tours de la dernière présidentielle. Cela ne se reproduira pas. Je ne pense pas être le seul sympathisant de gauche à avoir définitivement tiré un trait sur le vote utile. Il s'est finalement avéré inutile voire pire que cela. Cependant je ne voterai pour aucun d'entre vous si le courant de la vraie gauche non révolutionnaire présente plus d'un seul candidat.


Si votre volonté est réellement de proposer une alternative et d'agir pour le bien du plus grand nombre de Français, prouvez-nous que vos ambitions personnelles ne prennent pas le pas sur vos convictions. Il suffit pour cela de vous rassembler autour d'un candidat unique.


J'estime qu'une candidature unique rassembleuse à gauche du PS permettrait de conduire vers les urnes des abstentionnistes opposés au libéralisme qui ne trouvent aucune offre porteuse d'espoir. Elle permettrait d'espérer un score important, rendant inévitable la prise en compte réelle de cette sensibilité. Une dynamique pourrait être initiée pour les élections législatives qui suivront, conférant ainsi au mouvement un réel poids politique. J'ai le sentiment que la faillite du mandat de François Hollande est même l'occasion inespérée de voir naître un mouvement de « vraie-gauche » en mesure d'être au second tour.


En effet une proportion non négligeable de vote contestataire profite au front national, seul parti « anti-système » qui apparaît en mesure d'accéder aux responsabilités. Qui peut croire que plus de 20% des votants soient anti-européens, racistes et xénophobes dans notre pays ? Combien de ces contestataires rejoindront enfin la gauche, dont ils sont souvent issus, si une force porteuse d'espoir voyait le jour? Qui peut croire que les opposants au traité constitutionnel européen de 2005 étaient majoritairement des sympathisants du FN ?


En conclusion, j'espère que les sensibilités politiques socialiste (le socialisme de Jaurès pas celui du PS), communiste, écologiste, altermondialiste, anti-libérale non révolutionnaire, et en faveur d'une autre Europe ne seront représentées à l'élection présidentielle de 2017 que par un seul candidat.

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20 commentaires
Yves - Le 21/11/2016 à 18:59:09
aux states ils font ce qu'ils veulent,chez nous nous n'en voulons plus.voter marine
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Cedric - Le 24/11/2016 à 21:18:03
Déçu de nos politiques et absolument contre le FN je souhaiterai un leader qui oeuvrerair pour le bien général et protégerait la France de la mondialisation et du libéralisme non raisonné.
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Joly - Le 21/11/2016 à 17:59:16
alors cherchons dans la gauche le moins pourrit ou le moins mis en examen ou remettre monsieur 4% DESTRUCTEUR DE LA FRANCE
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