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Pétition

Algériens "Gisèle Halimi " un devoir de mémoire" : baptiser un lieu dans l’espace public à son nom, en Algérie

Algériens "Gisèle Halimi " un devoir de mémoire" : baptiser un lieu dans l’espace public à son nom, en Algérie Pétition

Algériens "Gisèle Halimi " un devoir de mémoire" : baptiser un lieu dans l’espace public à son nom, en Algérie

147 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Redkelli
Destinataire(s) :
Abdelmadjid Tebboune (Président de la République d'Algérie)
La pétition
Un esprit, une personnalité, un électron universel libre qu'était la grande avocate et militante : "Gisèle Halimi" 

Gisèle n'était pas uniquement une pionnière, une étoile du féminisme. Un guide. Elle a toujours été au premier plan. Lors de la guerre d’Algérie, lorsqu’elle s’est engagée contre les tortures, lors du procès de Djamila Boupacha, elle a pris des risques, qui lui ont  valu des menaces de morts, elle a tenu bon, contre vents et marées où l'histoire de la colonisation se faisait encore avec des  résonances toutes audibles en métropole, on était en 1960, et le climat n'était en rien favorable, à quiconque  défendrait une telle cause ( Militants du FLN) Gisèle l'avait fait, en se mettant toute la classe politique à dos, au péril de sa vie, de sa carrière, chose pas aisée à l'époque pour une jeune avocate sans réseaux de soutien ! Elle a même défié le général De Gaulle !
Gisèle a tant ouvré pour cette cause des libertés, 

Djamila Boubacha, lui doit sa vie.  Arrêtée le 10 février 1960 à Alger, Djamila Boupacha a été accusée d’avoir déposé une bombe à la brasserie des facultés. Au cours de sa détention qui a duré plus d’un mois, elle a été torturée (coups, baignoire, électricité) et violée avec une bouteille. Sollicitée pour sa défense, l’avocate Gisèle Halimi se présente à Alger avant d’être arrêtée et expulsée. "J’avais pu rencontrer Djamila à la prison de Barberousse, se souvient l’avocate, voir sur son corps les traces de tortures, les seins brûlés par les cigarettes, les côtes brisées par les coups. J’ai décidé d’être son avocate. J’ai alors fait appel à Simone de Beauvoir. Ce fut bref et sans détour". (L’Humanité, 1er janvier 2000)

De retour à Paris, un "Comité pour Djamila Boupacha" est créé. Présidé par Simone de Beauvoir, il comprenait notamment Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, Elsa Triolet, Gabriel Marcel, Geneviève de Gaulle et Germaine Tillion. L’affaire prend rapidement de l’ampleur.

Le 24 juin 1960, se tient une conférence de presse du Comité. Simone de Beauvoir présente les faits. Jeune Algérienne membre du FLN, qui "allait déposer une bombe mais ne l’a pas fait", Djamila Boupacha a été arrêtée, mise au secret, torturée et violée par les parachutistes français pendant cinq à six semaines. Un livre est alors publié qui rend public tout le dossier d’instruction, ce que son avocate n’avait pas le droit de faire. Préfacé par Simone de Beauvoir, avec un portrait au fusain de Djamila Boupacha dessiné par Picasso, en couverture, le plaidoyer comprenait en outre des contributions de Roberto Matta et Robert Lapoujade. L’ouvrage paru chez Gallimard a été réédité en 2000.

Un mouvement international est né, avec des manifestations devant plusieurs ambassades de France comme à Washington ou à Tokyo. Au ministère de la Justice, Simone Veil, alors magistrate déléguée, a contribué à la faire transférer en France, au vue des menaces qui pesaient sur elle, à Alger, visant à la faire taire. Son procès se tiendra, en juin 1961, devant le tribunal de Caen. Condamnée à mort, Djamila Boupacha sera amnistiée avec la signature des Accords d’Évian qui mettent fin à la guerre d’Algérie. "Quand j’ai défendu Djamila Boupacha, ajoute Gisèle Halimi, cela faisait six ans que je défendais des militants du FLN. Avec d’autres avocats, mais nous n’étions pas très nombreux, nous avions instauré un véritable pont aérien entre Paris et l’Algérie, là où il y avait des tribunaux militaires, des tribunaux d’exception. C’était d’autant plus urgent de le faire que sans nous probablement, il n’y aurait pas eu de défense : tous les avocats algériens avaient été plus ou moins arrêtés, déportés, mis dans des camps."

En 1962, le compositeur italien Luigi Nono (1924-1990) lui a rendu hommage en composant Djamila Boupacha, une pièce vocale pour soprano solo. La monodie a capella de dix minutes est régulièrement jouée depuis et notamment au programme du pianiste virtuose Maurizio Pollini qui fut l’ami du compositeur. Après Venise, Londres et Bruxelles, ce fut le cas, en octobre 2010 à la Salle Pleyel à Paris, à la faveur du cycle "Pollini Perspectives", avec des pièces de Chopin et de Luigi Nono et la participation de la soprano canadienne Barbara Hannigan.

Après Berlin durant le mois de juin 2015, "Djamila Boupacha" de Luigi Nono figurait au programme de la soprano canadienne Barbara Hannigan, le 27 septembre à Gothenburgen (Suède). Artiste invitée en résidence, Barbara Hannigan a dirigé à cette occasion le Göteborgs Symfoniker avec un programme qui comprenait également des pièces de Bohuslav Martinů, Nino Rota et Sofia Gubaidulina.

Le 3 octobre 2014 à Paris, dans le cadre du Festival d’automne, les Canti di vita e d’amore du compositeur italien Luigi Nono devaient être donnés, salle Pleyel, sous la direction de Tito Ceccherini et "Djamila Boupacha" chantée par la soprano finlandaise Anu Komsi. Le concert a malheureusement été annulé en raison d’une grève des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France face aux projets de réorganisation souhaités par la direction de Radio France.

Pour les besoins d’un téléfilm sur l’avocate Gisèle Halimi et la militante algérienne du FLN dont elle a assuré la défense en 1960, la réalisatrice et scénariste Caroline Huppert a fait appel à Marina Hands (Lady Chatterley) et Hafsia Herzi (La Graine et le mulet). Intitulé Pour Djamila et produit par Barjac production pour France 3 et Arte, le film a été tourné en France et au Maroc. Pour Djamila a été diffusé le 20 mars 2012 sur France 3, en marge de la commémoration des accords d’Evian, signés le 18 mars 1962 et qui ont mis fin à la guerre d’Algérie.

En Février 2012 à Lisbonne, Djamila Boupacha du compositeur italien Luigi Nono était au programme de la soprano canadienne Barbara Hannigan. Au printemps 2011 à la Cité de la Musique à Paris, cette brève monodie vocale pour soprano solo figurait dans un programme consacré à Franz Liszt et Luigi Nono.

Après Berlin et Gothenburgen (Suède) en 2015 ou Bamberg (Allemagne) en 2016, "Djamila Boupacha", la monodie vocale pour soprano solo du compositeur italien Luigi Nono, était à nouveau au programme de la soprano Barbara Hannigan à Paris (27 mars) et à Munich (27 mai). Deux rendez-vous annulés pour cause de pandémie de Covid-19. (Pablo Picasso, Portrait de Djamila Boupacha, 1961, Collection particulière, D.R.)

 


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49 commentaires
Le 08/08/2020 à 01:03:11
Si c'était adressé à "Tebboune" le Tbene (foin puant"), et non pas Mr. Tebboune et "président désigné" et non pas "Mr le president", j'aurais signé.
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Foura - Le 08/08/2020 à 02:46:20
Par conviction et par respect.
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Le 08/08/2020 à 05:27:39
Respect et admiration pour cette grande dame qui a tant fait pour les femmes....Je pense que les Algériens peuvent faire cela pour elle et La France aussi Dominique lille
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