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Pétition : Poursuivons le combat de soeur Emmanuelle pour l'éducation

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Poursuivons le combat de soeur Emmanuelle pour l'éducation

Auteur : Alain Barrau, Président d'Asmae, Association Soeur Emmanuelle et Jean-Marie Cavada, Président du Comité de soutien

Manifeste à l'occasion des 10 ans du décès de soeur Emmanuelle

« Aider un petit d’homme à faire des études, c’est lui donner la chance de sa vie. Quelle merveille !» sœur Emmanuelle

Il y a 10 ans, sœur Emmanuelle mourait, après une longue vie consacrée à un combat sans relâche contre la misère et l’injustice. Ce combat elle l’a mené avec une conviction inébranlable : c’est auprès des enfants, les premières victimes, qu’il faut agir.  


Ses batailles, elle les a livrées pour eux, convaincue que c’est en leur donnant accès à l’éducation que le monde pourra sortir de la pauvreté.


Femme d’action, femme d’indignation, de révolte et femme de cœur, sœur Emmanuelle a démarré son combat en 1971 sur les tas d’ordures, avec et pour les chiffonniers du Caire. Puis elle a répondu présente aux appels lors des guerres au Liban et au Soudan dans les années 80. Les vies de dizaines de milliers d’enfants ne tenaient alors qu’à un fil. Il fallait agir sans délai et son association Asmae était déjà à même de prendre le relais sur des actions à long terme de par le monde.


Sœur Emmanuelle a gagné nombre de ses batailles, creusant sa trace, secouant et inspirant des générations entières partout dans le monde. Sur le terrain, pour les plus démunis et avec eux, elle a lutté, tempêtant contre l’injustice et l’écart scandaleux qui existe entre les plus riches et les plus pauvres. Oui elle a marqué des générations au-delà de toutes les étiquettes sociales, politiques, culturelles et religieuses et fait bouger les lignes. 10 ans après son décès, elle bénéficie auprès des français d’un taux de notoriété de près de 90%. 


10 ans après son départ, alors qu’Il n’y a jamais eu autant de richesses dans le monde, 264 millions* d’enfants et de jeunes sont toujours privés de scolarité et les inégalités se sont creusées.


Il est urgent d’investir pour l’avenir et de faire de l’éducation une arme d’émancipation humaine et de développement. L’éducation est le maître mot de tous les combats car il emmène avec lui le regard vers l’autre, la liberté de penser, le respect de la démocratie, l’égalité femmes/hommes, le développement économique, la santé et la capacité à rejeter toutes les formes de discrimination et de fondamentalisme.


Enfants migrants dont le destin a été frappé par la guerre, enfants grandissant dans les rues de Manille ou d’Antananarivo, enfants des quartiers populaires en France, enfants handicapés… Oui tous ces enfants ont droit à un avenir, Asmae y travaille au quotidien.


Asmae, association laïque et indépendante, créée par sœur Emmanuelle, agit sur deux fronts : la prévention et le développement. Nous investissons dans la petite enfance car les premières années de la vie d’un enfant sont fondamentales pour lui permettre d’acquérir les bases nécessaires à sa réussite scolaire et sa future insertion professionnelle. Par ailleurs, les enfants étant pris en charge par le système éducatif, les mères en particulier, sont libérées pour travailler et ainsi contribuer à réduire les inégalités. Oui, l’éducation permet de transformer la société pour la rendre plus juste.


L’action de terrain d’Asmae en France et à l’International repose sur une méthode que nous appliquons à la suite de sœur Emmanuelle. « Ne pas faire à la place de, mais avec ». Nous travaillons main dans la main avec les acteurs locaux : associations, pouvoirs publics, le quartier et les parents des enfants de toutes origines. C’est grâce à la confiance mutuelle et aux compétences partagées avec les acteurs locaux que des initiatives se développent et que la qualité des prestations s’améliore. Se crée ainsi une source d’observation et d’analyse permettant aux pouvoirs publics de généraliser dans le pays un référentiel de bonnes pratiques. Oui, le développement est effectif quand les bénéficiaires sont parties prenantes dans la mise en œuvre des actions qui leur sont destinées.


Malgré des efforts d’investissement voulus par les Etats dans le cadre des Objectifs de Développement Durable, nombre d’enfants  restent au bord du chemin, notamment les plus fragiles. Il est donc urgent d’investir dans l’éducation et l’accompagnement sur le long terme pour lutter contre la précarité. Sans quoi, les drames humains sont inévitables et les dégâts insurmontables pour la société.


Sœur Emmanuelle nous a transmis le plus essentiel des combats, éduquer et protéger les enfants les plus vulnérables. Cela nécessite la mobilisation de tous.


Yalla, en avant !


*  : dernier rapport mondial de suivi de l’éducation de l’UNESCO (2017-2018)