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Transport Aérien : « Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant » !

Pétition : Transport Aérien : « Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant » ! Pétition

Transport Aérien : « Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant » !

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RESTONS LES PIEDS SUR TERRE
Destinataire(s) :
Elisabeth Borne (Ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, Ex Ministre de la Transition écologique et solidaire)
Tous concernés
La pétition
Actualité(s)

Nous ne croyons plus que le monde puisse continuer sur le modèle mis en place depuis un demi-siècle.


Dans la perspective du jour d'après notre organisation « RESTONS LES PIEDS SUR TERRE » souhaite apporter sa pierre à l’édifice.


Dès les années 1960 des voix s’étaient élevées pour informer et avertir du danger d’une utilisation débridée des énergies fossiles.


Le président US Lyndon Johnson en 1965, le rapport Meadows en 1972 et bien d’autres…


Le constat est sévère :


Les premiers économistes ont simplement oublié de prendre en compte dans les bilans et autres éléments de comptabilité, le coût des ressources énergétiques considérées comme infinies et donc sans prix.


Non la croissance n’est pas le fruit d’une bonne gestion et de l’application de plans de relance qui ont tous échoué depuis des dizaines d’années.


Le miracle n’a pas eu lieu.


Elle a été le fruit d’une énergie abondante et bon marché qui a permis, où elle était disponible, à certain pays de s’offrir des machines, du temps libre et d’être prospères.


Les temps ont changé.


La conscience que « les réserves ne peuvent être infinies dans un monde fini » est maintenant un constat et plus seulement une prévision. De nombreuses activités « économiques » se révèlent aujourd'hui très délétères et menacent la planète, notre maison commune.


Le transport aérien peut en être le symbole.


Il transcende les exploits, mais aussi nécessite des moyens énormes.


Les avions requièrent pour leur construction beaucoup de matériaux, (ils ne sont pas en papier). Après 25 ans ils finissent dans des cimetières pour beaucoup d’entre eux. 


On oublie aussi vite que sans kérosène, les avions ne voleraient pas. Pourtant ce sont de véritables citernes volantes. Un A380 au décollage c’est :  245 tonnes de carburant + 275 tonnes de carlingue + 40 tonnes de passagers.


L’intensité de la dépense énergétique par passager dépasse l’entendement : pour les vol long-courrier aller-retour, on est facilement à plusieurs centaines de litres de carburant, et plusieurs tonnes d’émissions de CO2 et GES, ceci en moins de 24 heures.


Au-delà de la partie vol « proprement » dit, il faut mentionner les infrastructures, aéroports, parkings, logistique…


A quoi sert le transport aérien ?


Le transport aérien sert à plus de 55 % aux loisirs des pays riches, ses capacités de pollution dépassent déjà les objectifs fixés par le GIEC, mais il n'a que faire du réchauffement climatique, du CO2 que chaque passager émet en 24 h et ceci pour … 100 ans.


Aucune aide ne devrait être consentie à un secteur qui tout fait pour contourner ou différer les réglementations environnementales, alors que le climat est dans une situation d'urgence absolue.


La disponibilité des ressources en pétrole étant on le sait limitée, il convient de les réserver pour les années à venir, aux seuls usages vitaux.


Cela doit être clairement exprimé par les États, afin de préparer des mesures de restrictions de ce mode de transports.


Le transport aérien doit assumer ses contradictions :


Soit il sait voler sans polluer, et dans ce cas ses activités n'ont pas à être encadrées.


Soit il prend des mesures pour dépolluer en temps réel (quelques semaines) ses émissions en vol, sous le contrôle de scientifiques.
On doit ici se dire la vérité, il n'existe à ce jour pas de solution pour récupérer le CO2 répandu en masse dans l'atmosphère.

Le programme CORSIA (1) est un mélange de mesurettes qui relèvent plus de la communication pour déculpabiliser les clients du transport aérien que des mesures efficaces en temps réel.


La seule solution est alors de payer pour polluer.

On doit bien comprendre que compte tenu des enjeux pour préserver le climat, ces coûts ne doivent plus être symboliques.


Ils devront être à la hauteur des investissements qu'il faudrait réaliser pour décarboner les 900 millions de tonnes de CO2 émis chaque année par le transport aérien. Sans parler des autres GES non comptabilisé par le transport aérien, mais bien réels.

Le volume de passager x km ( 8300 milliard en 2019)
Ce volume fera l'objet d'un quota annuel, ajustable après un constat des émissions réalisées les 2 années précédentes. 

Les extensions d'Aéroport.

Dans le contexte de réduction des émissions mondiales généralisées, elles ne seront plus autorisées.


En application du principe de pollueur payeur :


Le transport aérien devrait également prendre en charge les émissions passées depuis les premières alertes lancées par les scientifiques.
En première approche on estime qu'il convient de doubler le prix des billets d'avion.


Quid d’une prochaine crise ?


De plus, afin de prévenir toute nouvelle crise sanitaire, financière, énergétique... le transport aérien devra se doter d'un plan de crise et augmenter ses provisions en conséquence.


En conclusion :


Si des aides doivent être allouées au transport aérien c’est pour anticiper la reconversion des emplois actuels vers d’autres secteurs moins capitalistiques et plus respectueux de l’environnement.


« Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant ». 


Même si pour certains, politiques ou citoyens, les perspectives sont encore confuses sur un mode de vie à inventer, une majorité de Français constatent que nous vivons une période charnière, un passage vers un autre modèle qui devra prendre en compte les effets destructeurs de certaines de nos activités, hyper-consommation, nourriture, inégalités, manque de résilience, finance, biodiversité, … et dérèglement climatique.


Osons ce futur, il suppose que l’état montre l’exemple et accompagne les français dans cette démarche.


Points de repères


Actuellement le transport aérien double tous les 12 à 15 ans en moyenne. Soit sur la période de référence 2005 - 2050 une progression d’un facteur 8.


Dans le même temps il devrait réduire ses émissions de 50%, pour atteindre la neutralité carbone à cette échéance.


A titre individuel l’empreinte carbone des Français de GES devra passer de : 11 tonnes en 2019 => à 2 tonnes en 2050.


(1) CORSIA : Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation


 Soyez les héros de demain.


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545 commentaires
Elisabeth - Le 11/04/2020 à 12:10:08
Il faut aussi ajouter les transports de conteneurs maritimes, ainsi que les paquebots de croisières !!! responsables aux aussi d'une pollution galopante, non seulement de l'air mais aussi des mers !!!!
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Silvana - Le 09/04/2020 à 21:46:22
Réduisons au plus vite notre empreinte carbone avant qu'un autre DRAME arrive!!!
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Patrick - Le 11/04/2020 à 12:02:12
Il vaut mieux culpabiliser le petit, qui ne peut pas changer sa voiture.
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