ENQUÊTE PUBLIQUE PLU Saint-Jean-d'Illac : JUSQU'AU MERCREDI 4 MARS 17h
Pour y participer, rendez-vous sur bois-vivant-illac.fr pour en savoir plus.
Malgré de justes ambitions fixées par les documents de planification supérieurs auxquels le PLU doit être compatible, force est de constater que la culture urbanistique reste inchangée à Saint-Jean-d’Illac ; nous parlons de celle qui condamne les bois au profit d’une urbanisation incontrôlée. L’horizon de la réalisation de tous les projets présentés dans le PLU est difficilement soutenable. Les Opérations d’Aménagement et de Programmation (OAP) (orientations opérationnelles sur des secteurs en zone "à urbaniser"), si réalisées, bouleverseraient l’image que l’on a de notre "village urbain" actuellement. Nous le savons, il est difficile aujourd’hui de se loger sur la commune mais la question que cela soulève est comment ? Comment habiter de façon soutenable sur un territoire sensible ? Comment habiter Saint-Jean-d’Illac tout en préservant son cadre de vie et son environnement ?
C’est à ces questions que le PLU se doit de répondre, avec les plus justes volontés. Or, le zonage (carte définissant les zones et leurs réglementations propres) présenté et plus particulièrement les OAP avancées ne démontrent clairement pas de volonté politique pour préserver les espaces de nature restants et pour avoir une maîtrise cohérente sur l’urbanisme de la commune avec une vision claire et résiliente. Il existe bien d’autres manières de faire la ville, sans l’étendre, tout en préservant les espaces de nature au sein de l’enveloppe urbaine. La ZAC Coeur de Bourg en est un plutôt bel exemple car il vise à réinvestir des friches et des espaces anciennement bâtis. Cependant, l'OAP attenante dite "Avenue de Pierroton" portée sur un bois de 3,64 ha n'est en aucun cas vertueuse. En effet, elle porterait atteinte aux 3/4 du couvert boisé avec la construction de 120 logements en R+2+attiques et d'un centre social. Et pourtant, il n'y a plus d'égal à ce bois dans le tissu urbain de Saint-Jean-d'Illac (Ribot, même si notable, est un "parc" plus petit et excentré) et, qui plus est, il existe des alternatives à ce projet avec d'autres fonciers bien plus à-même pour supporter tout cela.
Sacrifier le plus grand bois au sein du tissu urbain, alors que d’autres espaces bien plus légitimes car écologiquement et paysagèrement moins riches sont préservés, n’a ainsi rien de normal. Nous ne pouvons pas dire adieu au dernier potentiel de bois public du bourg. Il est temps de changer de paradigme, nous l’avons tous compris, beaucoup de mairies de l'agglomération l'ont compris (ex. Artigues-Près-Bordeaux ne construit plus sur ces espaces naturels, agricoles ou forestiers depuis au moins 6 ans). D'ailleurs, les (pré-)élections de 2020 ont témoigné du fait de l’intelligence et de la force du collectif pour protéger les espaces verts des lotissements.
Et pourtant le problème semble se reposer de nouveau. Or, la problématique s'impose maintenant à l'échelle du bourg et non plus seulement à celle des lotissements. Le sujet est grand et se joue ainsi l’avenir de la commune et de ses habitants. Car oui, un retour en arrière ne sera plus possible car aucun autre bois urbain de la ville n'aurait ce potentiel structurant que l'on retrouve dans les espaces de nature des bourgs des communes voisines : Saint-Médard-en-Jalles (domaines du Bourdieu et du Thil), Canéjan (les bois du Val de l’Eau Bourde et de Barbicadge), Mérignac (parcs du château, du Burck, de la mairie, de Bourran), Pessac (parcs Razon/Pompidou/Essner, Fontaudin), Martignas-sur-Jalle (les bois du Moulin Bidon et du Crastot), etc.
Ces exemples locaux de bois urbains témoignent amplement de la valeur ajoutée qu'ils peuvent apporter aux territoires avec un rayonnement sur les bourgs et leur vitalité. En valorisant la vie sociale et les nombreux usages qu'ils peuvent soutenir en faveur de tous les habitants, humains comme non-humains, ce potentiel bois public peut participer à contrer l'effet dortoir que subit la commune. Il est temps de prendre position aujourd'hui sur ce réel îlot de fraîcheur et de biodiversité, de surcroît, habitat de nombreuses espèces protégées remarquées sur site.
Le choix politique municipal sur cette propriété est le résultat de plusieurs faits :
Primo, la vision urbanistique de la municipalité est héritée de l’ancien PLU. Il n’y a pas de changement ou de remise en question majeure, malgré les tensions urbaines et climatiques auxquelles nous faisons et ferons face. Ce n’est sans parler de la sur-construction aseptisée et monofonctionnelle que connaît Saint-Jean-d’Illac et la conséquente contribution aux déséquilibres territoriaux à plus grande échelle (si un territoire croît autant, c'est que d’autres se meurent...). Le PLU s’est juste conformé aux obligations légales en soit mais ne porte pas plus d'ambition à ce sujet.
Secondo ; le zonage du PLU se base sur des opportunismes fonciers alors qu'il est censé s'en soustraire (dans le cadre des règles supérieures et zones protégées mais le reste est le résultat de choix politiques, qu'importe si les parcelles sont privées ou non). Le fait de vouloir condamner le bois évoqué n’est pas sorti du chapeau, mais c'est surtout un choix fait au détriment de la sobriété foncière, de l'environnement, du paysage illacais, de son histoire… de tout finalement.
Et là, ce n’est pas une énième contestation venant d’intérêts particuliers, nous pensons sincèrement qu’il est temps d’en finir avec ces erreurs urbanistiques, ces logiques foncières opportunistes et que nous citoyens devons enfin avoir notre rôle à jouer dans la fabrique de la ville de demain. Être fier de notre commune (qu’on y ait toujours vécu ou non) et s’assurer que les générations futures puissent hériter d’un urbanisme juste et résilient dans lequel l’environnement et nos socialités s’embrassent grâce aux bois et espaces publics, n’est-ce pas ce qui devrait guider nos politiques, toutes échelles confondues ?
Dès lors, ce bois a ce potentiel inégalable pour la commune et le condamner ne nous permettrait pas de retour en arrière. Il sera trop tard pour les habitants d'enfin bénéficier d'un bois où l'on peut se ressourcer et se retrouver, un bois où la nature peut pleinement avoir ses droits en cohabitation avec son environnement, un bois qui jouerait finalement un rôle d'écran ("ville verte aux portes de la métropole" comme l'invoque le PADD, pièce du PLU présentant les orientations et ambitions guidant le même plan) et d'écrin naturel majeur.
Ce que l’on peut faire pour ce bois :
- participer, le plus grand nombre possible, à l’enquête publique (jusqu'au mercredi 4 mars 17h)
(bois-vivant-illac.fr / https://www.mairie-stjeandillac.fr/ma-ville/actualites/detail/plu-enquete-publique)
- signer la pétition pour contester collectivement cette OAP
- parler de l’existence de ce projet au plus grand nombre
→ cette pression collective témoignera de nos attentes pour que la grande nature de notre « village urbain » soit préservée
Ces écrits ne sont en aucun cas partisans pour les prochaines élections municipales. Le seul sujet est celui de l’urbanisme sur notre territoire et en l’occurrence la révision du PLU et la préservation du dernier bois urbain illacais. Cela ne contredit pas le fait que ce moment d’enquête, tout comme celui des élections à venir, est propice pour donner de la voix à nos visions et attentes en tant que citoyens illacais. Il est possible de changer la donne si nos élus devenaient convaincus grâce à nous.
° adresse mail du collectif : [email protected]
° page instagram : boisvivantillac
Pour davantage d’informations sur le projet, avec nos arguments de contestation et notre vision de l’urbanisme pour Saint-Jean-d’Illac, rendez-vous sur bois-vivant-illac.fr (site qui sera progressivement alimenté).
A vous de jouer maintenant en signant la pétition et en n’hésitant pas à parler autour de vous.
N'oubliez pas de participer également à l'enquête publique avant le mercredi 4 mars 17h.
A nous de prendre à bras le corps le sujet, la mobilisation citoyenne arrive à faire de grandes choses !
Merci à vous
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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