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Modification de l'urbanisation de la Garenque, qui détruit des pinèdes.

Pétition : Modification de l'urbanisation de la Garenque, qui détruit des pinèdes. Mise à jour de la pétition

Modification de l'urbanisation de la Garenque, qui détruit des pinèdes.

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Non à la destruction de pinèdes à Sérignan
30/04/2021

Article de presse

La sauvegarde d’une pinède au cœur de nombreux enjeux

Au sud de la ville, le terrain arboré de 20 000 m2 de Jean-Paul Fanjaud fait l’objet d’une mobilisation citoyenne. La parcelle doit en effet être intégrée, comme plusieurs autres, à la Zac de Bellegarde.

Sur la route de Valras, au sud de Sérignan, à deux pas du magasin Lidl, Jean-Paul Fanjaud, viticulteur à la retraite, jouit d’un havre de verdure insoupçonné. 20 000 m2 de pinède. Des arbres qu’on "a plantés il y a 50 ans, avec mes parents et grands-parents. 1 000 pins donnés par l’État - des mottes de 10 centimètres à l’époque - qu’on a plantés, arrosés, entretenus, élagués", se souvient le Sérignanais.

 

Au départ, la zone est agricole. Mais au début des années 2000, plusieurs propriétaires sont informés du passage en Zone d’aménagement concertée. En 2008, la Zac de Bellegarde, à vocation économique, commerciale et de services, est sur de bons rails. En 2013, l’Agglo Béziers Méditerranée, compétente en matière de développement économique, choisit la société d’économie mixte Viaterra (ex-Sebli) pour aménager la zone.

De leur côté, des propriétaires créent "L’association de défense des intérêts des propriétaires de la Zac de Bellegarde". Pour éviter l’expropriation, la seule altternative est de mener à bien son propre projet. Un temps, Jean-Paul Fanjaud envisage ainsi de faire bâtir une maison de retraite "sans couper trop de pins." Mais le programme n’aboutira pas. "Au début, on était trente propriétaires au sein de l’association", souligne le retraité. Désormais, ils sont cinq à ne pas être parvenus à un accord sur le prix de cession de leurs terres. "On a refusé l’offre à 45 € le m2." Dans ce genre de situation, il appartient donc au juge de l’expropriation de trancher. Et ce dernier, dans le cadre d’un jugement rendu le 13 avril dernier, a établi qu’un prix de 52 € le m2 serait retenu…

 

Le litige pourrait s’arrêter là. Sauf que Jean-Paul Fanjaud ne peut se résoudre à accepter la situation. Il a décidé de se battre, coûte que coûte, pour tenter de conserver sa pinède (dont il a cédé une partie, 5 000 m2, à un ami). " Je n’en dors plus. Je ne le supporterai pas de voir des tracteurs dessus. Moi, je ne veux plus de l’argent. Ce que je veux, c’est qu’ils ne coupent pas les pins, pour que notre fille, malade, puisse continuer d’en profiter ", explique-t-il. " On s’est crevé, nous, pour faire ça. Maintenant, ce n’est plus une question d’argent mais d’amour et de sentiment. Ce terrain est là grâce à la sueur de mes grands-parents. C’est une honte. Et c’est mon cœur qui parle. " Il assure aussi avoir été victime de pressions et de plusieurs tentatives d’incendie entre 1998 et 2003…

Yann Geshors a rejoint l’ancien viticulteur dans son combat. Président de l’association de sauvegarde du littoral des Orpellières mais aussi candidat EELV aux élections Départementales, le militant écologiste s’est rendu chez Jean-Paul Fanjaud et a lancé, il y a 3 semaines, une pétition en ligne. Laquelle a recueilli plus de 3 000 signatures. " Quand on voit l’urbanisation galopante, on ne peut pas rester insensible. Tout un chacun doit être mobilisé. C’est impensable d’urbaniser autant sur le territoire." Lui, dénonce un contexte global et la connexion avec la future zone de la Garenque - 32 hectares dédiés à l’habitat et aux services - voisine immédiate de la pinède (lire ci-dessous).

"On a oublié l’humain dans cette histoire"

"Le projet de la Garenque est sur un chemin de biodiversité, un corridor écologique qui permet de rejoindre la plaine de Vendres au littoral." La pinède s’inscrit en effet dans la continuité de ce "corridor" emprunté par des oiseaux, reptiles… Un phénomène décrit dans l’étude préalable réalisée par la Mission régionale d’autorité environnementale. Au final, c’est la prise en étau de cet espace boisé voué à intégrer une zone d’activité économique que pointe Yann Geshors. Il appelle à un petit rassemblement, ce vendredi à 10 h, sur place. "Une pinède comme ça, il n’y en a plus beaucoup sur Sérignan. M. Fanjaud veut terminer sa vie là. On a oublié l’humain dans cette histoire."

Le retraité a fait appel du récent jugement. Ce qui devrait lui permettre de gagner du temps. Pour l’heure, aucun projet précis n’est évoqué pour cette parcelle (lire ci-contre).

"Pas pris au dépourvu" La société d’économie mixte Viaterra est chargée d’aménager la Zac de Bellegarde, c’est donc elle qui a déclenché l’expropriation. Sur le plan administratif, Viaterra est déjà propriétaire de la pinède ? Oui, depuis plus d’un an et demi. Le juge de l’expropriation a prononcé le transfert de la propriété. Viaterra paie la taxe foncière mais n’a pas la jouissance du terrain. Pour cela, une autre étape doit être franchie : celle de la fixation du montant des indemnités. (Un jugement vient d’être rendu mais quatre propriétaires ayant fait appel, la procédure se prolonge NDLR). Dès lors qu’on aura payé les indemnités, on pourra rentrer sur les terrains pour réaliser études, relevés topographiques, viabilisation, avant cession pour un aménagement autorisé par le règlement de cette Zac (services ou commerces NDLR)M. Fanjaud tient à ses terres... Il y a une vraie violence d’exproprier quelqu’un par la procédure. On ne nie pas que M. Fanjaud est très attaché à sa parcelle, on n’est pas dans le conflit, personne n’a gagné, personne n’a perdu. (...) Mais on lui a laissé jusqu’à la dernière minute pour déposer une intention de programme. Aucun propriétaire n’a été pris au dépourvu. Il y a eu une réunion en mairie, on les a rencontrés en 2018. Puis la déclaration d’utilité publique arrivant à échéance, la procédure d’expropriation a été enclenchée.

https://www.midilibre.fr/2021/04/30/la-sauvegarde-dune-pinede-au-coeur-de-nombreux-enjeux-9518275.php
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Marie françoise - Le 01/05/2021 à 02:44:43
Pauvre France... Quand on aura tout foutu en l'air, ça ira mieux ?
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M. christine - Le 03/05/2021 à 08:42:51
C'est très dure de voir l'intimidation que des gens de pouvoir supposés nous protéger se permettent d'infliger à un vieillard pour lui faire "lâcher sa proie" , ce qui affecte aussi tout un écosystème, pourrira tout une partie d'un village qui commence déjà à souffrir des émanations des véhicules et s'étouffer à petit feu, entrainant la beauté d'un site magnifique, cultivé pendant des décennies avec amour, par une famille aimante voulant le garder. les pinèdes dépolluent, hébergent des oiseaux en migration, conservent une denrée précieuse l'EAU de nos nappes, on va en manquer avec le BETON envahissant, n'encourager pas le beton contre la VIE aussi pour nos enfants et petits enfant dites NON a ceux qui rêvent de Maserati sur le dos de nos personnes agées, et font tout pour les pousser dans la tombe en se frottant les mains.
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— 1 réponse de l'auteur
Denise - Le 03/05/2021 à 10:36:01
Merci Monsieur de vous battre !!
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— 1 réponse de l'auteur
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