06/02/2026
Bonjour à tous,
Suite à une nouvelle phase d'enquête publique qui s'est tenue du lundi 18 août au jeudi 4 septembre 2025, le commissaire enquêteur
a donné un avis favorable à l'autorisation environnementale et au permis de construire malgré l'avis défavorable de conseil municipal de Bléré (qui n'est malheuresement que consultatif).
Les détails sont consultables ici :
https://www.indre-et-loire.gouv.fr/index.php/Publications/Rapports-et-conclusions-des-enquetes-publiques/Autorisation-environnementale-et-permis-de-construire-projet-de-la-societe-BATILOGISTIC-a-BlerePar contre, les conseils municipaux des communes d'Athée sur Cher, Cigogné, Civray sur Touraine et Sublaines ont émis
un avis favorable au projet ainsi que la Communauté de Communes Autour de Chenonceaux Bléré-Val
de Cher, propriétaire de la ZAC (pour les habitants de ces communes,
n'oubliez pas d'en tenir compte à l'approche du vote pour les municipales !).
Le porteur de projet a balayé d'un revers de la main
les inquiétudes concernant le bruit, la pollution et les impacts environnementaux dans son
mémoire-réponse publié à l'issu de l'enquête publique.
Concernant l'avis-faune, il affirme que les données LPO sont issues d'un atlas réalisé à la maille 10 x 10 km qui date de 2019 et qui ne donc pas représentatives des espèces vivant sur ou proches du site d'implantation.
C'est faux.
Ce sont des données issues de la base de données de l'association et très précisément géolocalisées sur et aux abords immédiats du site d'implantation prévu.
Ces données ont été vérifiées par les validateurs de la base et
peuvent donc être considérées comme parfaitement fiables.
Il a quand même été indiqué dans leur étude que le pouillot fitis nichait potentiellement dans le secteur alors que cette espèce est au seuil de l'extinction en Touraine et que nous ne sommes pas du tout dans son habitat ici, ce qui démontre une faible connaissance de l'écologie de l'espèce et de son statut local.
Enfin, l'absence de compensation est réellement choquante puisque même si les études démontrent de façon quasi-systématique que les destructions d'habitat ont des impacts modérés à négligeables (forcément, ce n'est pas un seul projet qui va faire disparaître une espèce, de ce point de vue tous les projets ont un impact négligeable, le problème c'est le cumul des projets !),
la destruction d'un habitat d'espèce protégée reste formellement interdite et devrait systématiquement faire l'objet de demandes de dérogations donnant lieu à compensation.
L'autorité environnementale émet malgré tout 5 recommandations dans
son délibéré de mars 2025 :
- L’autorité environnementale recommande de reprendre l’étude d’impacts, afin de déterminer sans ambiguïté
l’impact du projet sur la qualité de l’air de la commune d’implantation.
- L’autorité environnementale recommande de compléter l’étude d’impacts par une analyse quantitative des
mesures de réduction et de compensation afin de confirmer l’adéquation avec l’objectif national de neutralité
carbone à l’horizon 2050.
- L’autorité environnementale recommande de réaliser une vérification des niveaux sonores inhérents à la
plateforme logistique. Ces vérifications sont à effectuer pendant une période représentative de l’activité de la
plateforme.
- L’autorité environnementale recommande au porteur de projet de présenter une analyse des solutions de
substitution à l’échelle d’un territoire pertinent.
- L’autorité environnementale recommande que le pétitionnaire informe les propriétaires des terrains impactés
par le projet.
N'hésitez pas à reprendre la mobilisation et en parler autour de vous, le projet est pour l'instant bien parti pour être mené à terme malgré les contestations citoyennes.