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Suite à l'affaire Xavier Gorce, Mme Monnot et M. Fénoglio doivent quitter la direction du journal 'Le Monde'

Suite à l'affaire Xavier Gorce, Mme Monnot et M. Fénoglio doivent quitter la direction du journal 'Le Monde' Pétition
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Pour une défense au droit à l'humour et à la liberté d'expression
Destinataire(s) :
Le lectorat du journal 'Le Monde', les abonnés du journal
La pétition
M. Xavier Gorce a démissionné du journal 'Le Monde' suite à la publication d'un de ses dessins dans la newsletter du journal en date du mardi 19 janvier 2021. Ce dessin met en scène (comme à son habitude) deux pingouins, l’un, jeune, demandant à l’autre: «Si j’ai été abusée par le demi-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste?»

À la suite de cette publication, une polémique a enflammé les réseaux sociaux, beaucoup jugeant ce dessin «transphobe» d’une part et insultant envers les personnes victimes d’inceste d’autre part (dans un contexte sensible sur ce sujet après les révélations accablant le politiste Olivier Duhamel). En réaction à la polémique, le journal Le Monde a publié un communiqué d’excuse indiquant que «ce dessin peut en effet être lu comme une relativisation de la gravité des faits d’inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres.».

Suite à cette polémique, la rédaction a donc pris fait et cause pour des gens prêt à se fustiger pour tout et n'importe quoi. Car oui, l'humour peut choquer mais si ce n'est pas son but premier. Son but étant de faire rire, pas de se moquer, mais relativiser... On n'a pas tous le même humour et même si certaines choses ne font pas rire est-ce une raison de crier au scandale pour un dessin aussi banal ? M. Gorce a eu donc raison de réaffirmer en retour que «la liberté ne se négocie pas».

Cet épisode est une régression démocratique inquiétante et dangereuse dans le fait qu'elle verse dans une société qui se fracture en s'interdisant de penser ouvertement et d'émettre des opinion pouvant choquer, même sous couvert de l'humour.

Le dessin ne méritait pas un tel scandale. Il n’y a rien, dans ce dessin, qui soit insultant pour qui que ce soit. On peut le comprendre comme une moquerie, certes, mais aussi comme une critique de tous ceux qui relativisent d’une manière ou d’une autre l’inceste et la pédophilie. Xavier Gorce lui-même a donné cette explication au journal Le Point. Bref, il n’y avait pas de quoi provoquer un tel scandale.

La censure et les anathèmes lancés contre tous ceux qui tiennent des propos « problématiques » sont aujourd’hui la norme.

Comme le dit 'Le Figaro' par l'intermédiaire de M. Slama dont je reprends largement les propos, aux États-Unis, la censure et les anathèmes lancés contre tous ceux qui tiennent des propos «problématiques» sont aujourd’hui la norme, sur les réseaux sociaux comme ailleurs. Ce phénomène de «cancel culture» (culture du boycott et de l’interdiction) touche tous les pans de la société. Les exemples ces dernières années sont innombrables.


Il est temps de finir avec cette culture liberticide qui étend son emprise à tout le monde occidental car il est une émanation du puritanisme anglo-saxon qui impose un ordre moral particulièrement intolérant, fondé sur une exigence d’exemplarité poussée à son paroxysme. Il ne suffit pas de ne pas être coupable, il faut aussi être exemplaire. Tous ceux qui ne se conformeraient pas à cette exigence deviennent des boucs émissaires, des coupables dont il faut démontrer, publiquement, l’ignominie morale et qu’il faut condamner à la peine symbolique (mais néanmoins aux conséquences souvent très concrètes) de la mort sociale. Ce qu’on appelle aujourd’hui «cancel culture» trouve ses racines dans cette idéologie. Il y a, dans la fureur de dénonciation qui s’exprime sur les réseaux sociaux et ailleurs, quelque chose de girardien, une recherche du bouc émissaire et du coupable qui rejoint, métaphoriquement au moins, les exécutions et supplices qui se tenaient sur place publique quelques siècles plus tôt.


Le drame est que ce puritanisme totalement étranger à notre culture est en train de submerger la France. L’affaire Gorce en est l’illustration la plus récente. D’autres exemples ont marqué l’actualité ces derniers temps: modifications d’un titre jugé offensant d’un livre d’Agatha Christie, demandes d’interdiction d’albums de Tintin, polémiques autour d’intellectuels comme Alain Finkielkraut ou Éric Zemmour dont on demande la démission et dont on voudrait interdire la parole, agressions verbales et menaces physiques envers la jeune Mila, etc.


Le journal 'Le Monde' se doit d'être exemplaire contre ce puritanisme qui est en train de gangrener notre société. En s'excusant, le quotidien a soutenu cet état de fait sans le combattre.

Car la liberté ne se négocie pas. Si elle n’implique plus la possibilité de choquer et de heurter, alors elle n’existe plus.


C’est une faute du journal Le Monde d’avoir cédé aux appels à la censure de la meute. Il fallait tenir bon, au nom de nos principes. Gilles Deleuze, théoricien de ce qu’il appelait les «sociétés de contrôle», analysait en 1977 dans le journal Le Monde (ironie de l’histoire) les conséquences des atteintes répétées à la liberté d’expression. Voici le cœur de son propos: «Le vieux fascisme si actuel et puissant qu’il soit dans beaucoup de pays, n’est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d’autres fascismes. Tout un néo-fascisme s’installe par rapport auquel l’ancien fascisme fait figure de folklore. Au lieu d’être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d’une «paix» non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d’étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma.» Il n’y a pas une ligne à changer à son analyse aujourd’hui.

Cette faute du journal doit être sanctionnée. Caroline Monnot, directrice de la rédaction, et Jérôme Fenoglio, directeur du journal, doivent donc partir car ils ont outragé l'image de ce journal partie intégrante du patrimoine journalistique Français et défenseur du principe "Je suis Charlie" foulé du pied aujourd'hui.

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