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Pétition - Justice

Pétition : Négationnisme : Pétition contre l’arrêt scélérat de la Cour européenne des droits de l’homme

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Négationnisme : Pétition contre l’arrêt scélérat de la Cour européenne des droits de l’homme

Auteur : CCAF(Conseil de coordination des organisations arméniennes de France)

Créé le 04/01/2014  

À l'attention : de Madame la Conseillère Fédérale Simonetta Sommaruga, Chef du Département fédéral de justice et police à Berne et la CEDH

Dans un arrêt du 17 décembre 2013 qui restera comme une honte absolue dans l’histoire de la Cour Européenne des droits de l’homme, cette instance, qui n’a jamais aussi mal porté son nom, a cru devoir donner raison à Dogu Perincek, négateur zélé et assumé du génocide des Arméniens en proposant de condamner la Suisse pour atteinte à la liberté d’expression !

Co-fondateur du Comité Talaat (le « Hitler » turc), officine créée par Ankara pour exporter en Europe et au-delà les thèses négationnistes de la Turquie, Dogu Perincek avait intenté un recours contre une décision de la justice suisse le condamnant à deux reprises à une amende pour ses déclarations négationnistes.

Lui-même actuellement emprisonné en Turquie pour sa participation à la tentative de coup d’Etat  de l'organisation Ergenekon (ce qui n’a pas empêché Ankara de le défendre devant la CEDH dans l'affaire en présence), Dogu Pericenk avait en effet prétendu lors d’une série de meetings en Suisse que le « génocide arménien » était un « mensonge international ».

Ces propos attentatoires à la mémoire des victimes et diffamatoires à l’égard des descendants avaient fait l’objet d’une condamnation, en vertu de la loi suisse réprimant le négationnisme.

La Cour européenne des droits de l’homme, auprès de laquelle il avait intenté un recours, envisage donc de condamner la Suisse,  au nom d’une lecture inconséquente de la liberté d’expression et d’une interprétation restrictive de la dignité humaine.

Cette instance, dans un jugement aussi irresponsable qu’ubuesque, a ainsi apporté sa caution à la propagande négationniste sur le génocide des Arméniens. Et ce en vertu des arguments suivants* :  1) Il n’y aurait pas consensus sur les faits, puisque seule une vingtaine d’États sur 190 les a reconnus (alors que la communauté internationale des historiens ayant traité sérieusement cette question est unanime sur leur qualification de génocide et que nombre de lobbys, dont  celui de l’Etat turc, assènent qu’il ne revient pas aux Parlements de légiférer sur l’histoire…). 2) Il n’y a pas eu de jugement international les qualifiant (alors que le traité de Sèvres signé en 1920 par les Puissances européennes prévoyait le Jugement des responsables de ce crime de « lèse-humanité », traité remplacé en 1923 par celui de Lausanne où ces mêmes puissances européennes, dans une attitude « munichoise » avant l’heure, abandonneront toute idée de rendre Justice aux Arméniens au nom de nouvelles relations avec la Turquie Kémaliste). 3) La notion de génocide serait floue et offrirait donc matière à discussion (alors que le crime de génocide est clairement défini par le statut de Rome instituant la Cour pénale internationale et que le concept même de génocide a été forgé par Raphaël Lemkin à partir justement de l’extermination des Arméniens de l’Empire Ottoman).

A un an des commémorations du centième anniversaire de ce crime de « lèse humanité », comme l’avaient nommé le 24 mai 1915 la France, l’Angleterre et la Russie à un moment où le mot génocide n’avait pas encore été créé, la CEDH vient d’assassiner une deuxième fois les un million et demi de victimes du gouvernement « Jeunes Turcs ».  Et ce, à l’issue d’un procès inéquitable, où seule la partie turque a pu plaider,  tandis que la partie arménienne et les voix qui défendent sa juste cause universelle n’étaient pas invitées aux débats. 
La Suisse, qui a décidé par ailleurs le 10 octobre de renforcer son partenariat stratégique avec la Turquie, a jusqu’au 17 mars pour intenter un recours contre ce jugement inique qui, en la condamnant, ouvre également la voie à une propagation échevelée du négationnisme.
Nous appelons par cette pétition les autorités helvétiques à faire appel de ce jugement devant la Grande Chambre de la CEDH et, ce faisant, permettre la tenue d’un débat contradictoire et d’une procédure équitable sur une question essentielle de notre époque et de notre identité européenne, en donnant la possibilité à d’autres Etats de se faire entendre, dont la France.

Un tel recours fournira de surcroît à la partie arménienne, ignorée jusque-là des débats, d’être représentée à égalité d’arme avec la Turquie, ce qui introduira un minimum d’équilibre dans cette « justice » qui ne s’est appuyée jusqu'ici que sur l’un des deux plateaux de la balance.

Conseil de coordination des organisations arméniennes de France.
*http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra/pages/search.aspx?i=001-139276


Denialism : Petition against the rogue decision of the European Court of Human Rights

In a decision of 17 December 2013, which will remain an absolute disgrace in the history of the European Court of Human Rights, this jurisdiction which has never so little deserved its name, decided to give reason to Dogu Perincek, the zealous and determined denier of the Armenian Genocide by proposing to condemn Switzerland for its infringement of freedom of expression!

Co-founder of the Talaat Committee (the Turkish “Hitler”), a backroom created by Ankara to export the denialist theses of Turkey to Europe and beyond, Dogu Perincek had appealed against a decision pronounced by the Swiss courts, fining him twice for his denialist statements.

At present imprisoned in Turkey for taking part in the attempted coup by the Ergenekon organisation (which did not prevent Ankara from defending him before the ECHR in this particular case), Dogu Pericenk had indeed claimed that the “Armenian Genocide” was an “international lie” at a series of meetings in Switzerland.
These statements, offensive against the memory of the victims and defamatory against their descendants, were condemned under the Swiss law on the repression of denialism.
The European Court of Human Rights, to which he had appealed, is therefore considering condemning Switzerland, in the name of an inconsequential reading of the freedom of expression and a restrictive interpretation of human dignity. This jurisdiction, in a judgement that is just as irresponsible as it is grotesque, thus gave its support to the denialist propaganda on the Armenian Genocide. And this in accordance with the following arguments*: 1) There would not be any consensus on the facts since only about twenty of the 190 States have recognised them (whereas the international community of historians having seriously dealt with this issue is unanimous on their qualification as genocide and that a number of lobbies, including that of the Turkish government, repeat that it is not for the Parliaments to legislate on history…). 2) There has not been any international judgement qualifying them (whereas the Treaty of Sèvres signed in 1920 by the European Powers provided for the Judgement of the persons responsible for this crime against humanity, treaty replaced in 1923 by that of Lausanne in which these same European Powers, in an attitude typical of Munich before its time, were to abandon any idea of rendering Justice to the Arminian people in the name of new relations with Kemalist Turkey). 3) The notion of genocide would remain unclear and therefore offer scope for debate (whereas the crime of genocide is clearly established by the Rome Statute establishing the International Criminal Court and that the very concept of genocide was forged by Raphaël Lemkin, starting precisely from the extermination of the Armenians of the Ottoman Empire).

At one year from the commemorations for the hundredth anniversary of this crime against humanity, as it was named on 24 May 1915 by France, England and Russia at a time when the word genocide had not yet been created, the ECHR has just assassinated the one and a half million victims of the “Young Turk” government for the second time.  And this following an unfair trial in which only the Turkish party was able to plead, while the Arminian party and those who defend its universal just cause were not invited to the proceedings.
Switzerland, which, in addition, decided on 10 October to reinforce its strategic partnership with Turkey, has until 17 March to lodge an appeal against this unfair judgement which, in sentencing it, also opens the road to an unbridled propagation of denialism.
Through this petition, we should like to call on the Swiss authorities to lodge an appeal against this judgement before the Grand Chamber of the ECHR and, in so doing, allow an open debate to be held and a fair trial on a essential issue for our times and our European identity, by giving other States, including France, the possibility of being heard.
Furthermore, such an appeal would allow the Arminian party, excluded from the hearing until now, to be equally represented with Turkey, which would bring a minimum balance to this “justice” which, until now, has only been based on one side of the scales.

Conseil de coordination des organisations arméniennes de France. 
*http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra/pages/search.aspx?i=001-139276