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Pétition

Appel au jugement contre les professeurs français Locht et Mira

Appel au jugement contre les professeurs français Locht et Mira Pétition
104 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
USAWALEX
Destinataire(s) :
Tous les barreaux associations et regroupements d'avocats du monde; Associations de protection des droits civiques, de défense des droits de l'homme et de lutte contre la discrimination raciale; Associations de protection des droits des minorités et des hommes de couleur; Intellectuels (écrivains, philosophes, journalistes, artistes,...) et associations d'intellectuels, universitaires, enseignants, chercheurs; Églises et associations religieuses (musulmans, shintoistes, bouddhistes, kemites, hindouistes,...); Partis et hommes politiques; Ministres, parlementaires, chefs et hommes d'état,...; Sportifs et associations sportives.....
La pétition

Nous sommes un collectif d’avocats africains, afro descendants et amis de l’Afrique qui, indignés et ulcérés par les propos injurieux, racistes et haineux tenus sur l’Afrique et les Africains par les Pr Camille LOCHT et Jean Paul MIRA, sur les antennes de la chaine de télévision LCI ;


Avons décidés de saisir :



  1. les tribunaux des principales villes africaines, européennes, américaines, asiatiques et du Pacifique où cette émission a été diffusée ;
  2. les instances nationales de régulation de la communication ;
  3. les cours régionales ou continentales des droits de l’Homme.

Des faits suivants :


En effet, dans une émission diffusée le 1er avril dernier, tout au long de l'après-midi, par la chaine de télévision française en boucle, LCI, le Pr Jean-Paul MIRA, chef de la réanimation à l'hôpital Cochin, à Paris et le Pr Camille LOCHT, directeur de recherche à l'INSERM dans un échange portant sur des études qui pourraient être lancées pour vérifier l'efficacité un vaccin dit du BCG - vraisemblablement un acronyme - contre le coronavirus, déclare : « Si je peux être provocateur, est-ce qu'on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n'y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c'est fait d'ailleurs sur certaines études avec le SIDA, où chez les prostituées : on essaie des choses parce qu'on sait qu'elles sont hautement exposées. Qu'est-ce que vous en pensez? ».


 Ce à quoi, répond le Pr LOCHT répond : « Vous avez raison », en ajoutant au surplus : « On est d'ailleurs en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d'approche, ça n'empêche pas qu'on puisse réfléchir en parallèle a une étude en Europe et en Australie ».


 Ces propos sont indéniablement racistes.


Le racisme, rappelons le, est une idéologie qui, partant du postulat sans fondement scientifique de l'existence de « races » au sein de l'espèce humaine, considère que certaines « races » ou catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d'autres. En découlent, des comportements haineux et méprisant tendant à assujettir, exclure ou déconsidérer les membres des « races » dites inférieures et à ne leur reconnaître des droits et des aptitudes résiduelles, en tout cas inférieures à celle des catégories « raciales » jugées supérieures. L’esclavage, le nazisme, le fascisme, le colonialisme, l’exclusion sociale, la pauvreté et les altérités économiques internationales en sont les conséquences historiques les plus marquantes.


Aussi lorsque des médecins parfaitement au courant des règles internationalement admises en matière de recherche et d’éthique médicales (cf. déclaration d’Helsinki) soutiennent qu’on devrait faire « cette étude (sur un vaccin contre le coronavirus) en Afrique, où il n'y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, », il n’y a pas de doute, c’est du RACISME, surtout pour qui sait le caractère restrictif des protocoles convenus en la matière.


Et, l’appréhension que peut avoir l’homme ordinaire, s’aggrave davantage pour le praticien du droit, engagé dans la défense des droits fondamentaux de la personne humaine, lorsque les faits ainsi relatés sont perçus dans le contexte spécifique des rapports historiques de l’Afrique avec l’Occident (Europe, Amériques).


S’agissant particulièrement de leur coopération sanitaire telle que nous la vivons depuis le XVIème siècle au moins. Sans qu’il soit possible d’aucune manière, de s’abriter derrière une théorie dite du complot. Ces faits sont avérés, la preuve judiciaire peut en être administrée. Ils témoignent de l’utilisation des africains et/ou des hommes d’origine africaine, , tout au long de l’histoire, comme des cobayes humains non protégés et non consentants, dans des essais cliniques expérimentaux, à plus ou moins large échelle, par des médecins et autres experts nourris d’idées philosophiques imbibées de racisme. Etant clairement entendu que ces africains - surtout de race noire -, sont perçus par ces « catégories raciales supérieures», non comme des humains à part entière mais plutôt comme une espèce hominoïde à ranger entre les hommes proprement dits et les grands singes d’Afrique.


On en déduit dès lors sur un plan prétendument scientifique, une catégorisation graduelle des espèces dans les essais cliniques, partant des espèces les plus bassement classées au tableau (rats et souris), passant par nos autres cousins primates (singes et grands singes), puis par nous autres, hominidés inférieurs, avant la conclusion des essais entrepris sur les hommes proprement dits.


Ces idées qui ont été adoptées avec une naïve et méchante condescendance dans les milieux scientifiques et religieux les plus insoupçonnables, restent encore résilientes (et même vivaces) dans ces mêmes lieux, bien que la science depuis lors les eût rejetées et que les lois désormais les sanctionnent toutes et partout.  


C’est ainsi qu’il est aujourd’hui attesté que depuis la deuxième partie du XIXème siècle au moins, des essais cliniques non volontaires et inappropriés ont été effectués sur des cobayes humains en Afrique subsaharienne, parfois à très large échelle pour des recherches portant sur des maladies endémiques comme le sida, l’ebola, la maladie du sommeil, la fièvre dite chinoise,…


Comment ne rappeler que sous l’apartheid, des recherches diaboliques ont été entreprises par des scientifiques sud africains et leurs comparses venus du nord, sous le macabre projet nazi de l’éradication par extermination pure et simple, des hommes de race noire, de l’Afrique du Sud.


De manière plus insidieuse mais moins avérée, on induit que des essais cliniques à grande échelle, sont rendus possibles en Afrique dans le cadre de coopérations abominables entre certaines industries pharmaceutiques et des gouvernements africains corrompus avec dans certains cas, l’aide obscure des plus hautes instances de la santé mondiale, en violation flagrante des préceptes et principes arrêtés dans ce domaine, par la Déclaration d’Helsinki (juin 1964).


Heureusement que le monde a changé et que des lois contre la discrimination raciale ont été adoptées ; fondant ainsi juridiquement, l’action judiciaire à entreprendre, tant sur le plan international qu’au plan national.


- Sur le plan international,


Même si le racisme est absent comme mot de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme(1948), il transparait clairement dans la notion de discrimination que citent les dispositions de l’article 7 et même déjà celles de l’article 2 : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. ».


De nombreuses déclarations ou conventions ont, durant les décennies suivantes, développé et précisé ces deux notions. Il en est notamment ainsi de :



  • La Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965
  • La Déclaration sur la race et les préjugés raciaux
  • La déclaration Universelle sur le génome humain du 11 novembre 1997

Les organisations régionales européennes (UE), africaines (UA), américaines (OEA) et asiatiques ne sont pas moins prolixes pour ce qui est d’internaliser ces outils légaux internationaux. Les organisations continentales d’Afrique, d’Europe, des Amériques et d’Europe ont chacune su construire en leurs seins, des cardes juridiques appropriées de protection des minorités et de lutte contre les discriminations de toutes sortes.


- Sur le plan national, à titre d’exemple ;


Au Cameroun,


Le préambule de la Constitution consacre déjà l’égalité des hommes sans distinction de race, de sexe ou de religion et garantit la protection des minorités contre toute forme de discrimination.


Du point de vue pénal, on citera utilement les dispositions des articles 152 et 241 du Code Pénal. Ce dernier punissant  « celui qui commet un outrage tel que définit à l’article 152 à l‘encontre d’une race ou d’une religion, à laquelle appartient plusieurs citoyens ou résidants ».


Au Nigeria,


Les dispositions de l’article 42 de la Constitution proclament avec vigueur le principe de la non discrimination raciale ou ethnique.


Au plan pénal, les dispositions de l’article 55 (1) du code pénal du nord du Nigeria sanctionne par des amendes et des peines privatives de liberté, toute discrimination fondée sur la race ou le groupe ethnique.


Il est ainsi clairement entendu que les autres législations africaines ont chacune dans leur corps législatif, coutumier ou jurisprudentiel, des dispositions similaires à celles ci-dessus citées.


Vous et nous, en tant qu’avocats, juristes, militants des droits de l’Homme, citoyens du monde, sommes interpellés par cet état des faits. Nous pouvons définitivement à la faveur du nouvel environnement mondial, faire tourner la roue de l’Histoire et faire dire le droit par nos tribunaux africains et par toutes les instances nationales, communautaires ou internationales dont nous savons la compétence en la matière.


Oui, nous avons ouï dire que des organisations de la société civile se sont levées et ont saisi les instances politiques traditionnelles.


Oui, nous savons que certains de nos gouvernements ont joué de diplomatie et ont protesté auprès du gouvernement français, comme il faut.


Mais nous disons que ces protestations diplomatiques suivies d’excuses polies, ne nous suffisent plus ;


Ni les marches et les sit-in.


NOUS VOULONS QUE L’ANATHEME CONTRE LES PROFANATEURS SOIT DIT AFIN QUE CEUX QUI LE FONT, OU L’ONT FAIT NE RECOMMENCENT PLUS JAMAIS.


 


                                                                                                     POUR QUE VIVE L’AFRIQUE

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31 commentaires
Le 20/04/2020 à 20:46:08
Pour marquer mon indignation.
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Le 11/04/2020 à 05:14:25
I'm ok for a legal action against both of them
0 0
Ousmanou - Le 11/04/2020 à 09:20:54
Ses propres sont insultants et génocidaires
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