Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes otages en Afghanistan depuis 500 jours, La question est de savoir si, aujourd’hui, on les cherche bien ?
Je comprend mal, mais je ne suis pas praticien, comment on peut retrouver deux minuscules boites au fond de la mer, et qu’ont ne puisse libérer deux prisonniers ?
On leur avait dit de ne pas y aller, que c’était dangereux. Ils l’ont bien cherché. Voila ce que disent les idiots !
Mais chercher quoi ? À nous informer. Ils sont les relais, de l’information que ces grands reporters nous ramènent du terrain. Ce sont eux qui nous font connaître les malheurs des autres, ils font œuvre utile en transformant le monde, et le réduisant à la taille d’un village, ou tous le monde sait ce qui se passe ou l’on ne peut plus faire du mal sans que ce la se sache ! Voila ce qu’ils cherchent.
Et aujourd’hui. Je me demande si nous confortablement installés, nous avons vraiment conscience de ce que cela veut dire, 500 jours de captivité.
Comment vivent-ils ? Que font-ils de leur journée ? Sont-ils en bonne santé ? Tiennent-ils le coup psychologiquement ?
Voilà les questions que je me pose à chaque fois que je vois leurs photos, ils sont souriants avec cet horrible décompte.
Ce sont eux qui nous rapportent les images, les témoignages qui nourrissent 24 heures sur 24 notre compréhension du monde. Alors la question n’est pas de savoir s’ils l’ont bien cherché, mais aujourd’hui, c’est plutôt les cherche-t-on bien ?»
Il faut rester motivés et mobilisés. Garder espoir. On sait qu'ils sont vivants puisque les négociations ne sont pas rompues, même si elles sont parfois difficiles. Très cyniquement, on pense que si les ravisseurs les avaient tués. Mais il faut rester vigilants et actifs. Pour les 500 jours de captivité, plus de 35 villes françaises se mobilisent, sans parler des DOM-TOM. Cela dépasse la France. Il y aura des opérations de soutien en Belgique, en Inde... Il y a eu une grande manifestation de soutien à New York le 4 mai. L'ONU dans le cadre de la journée internationale de la presse a reçu leurs représentants.
La commission européenne s'est prononcée pour la libération immédiate d'Hervé et Stéphane. Il y a également régulièrement des messages individuels de soutien des quatre coins du monde Canada, Sénégal, Guatemala...