18/12/2025
Témoignage intéressant d’un particulier employeur d’auxiliaires de vie étant en situation de handicap :
"Par souci de transparence, je partage ci-dessous le mail que je viens d’adresser à l’ensemble de mes assistants de vie. Ce message part d’une contrainte réglementaire à laquelle je suis tenu en tant qu’employeur, mais il met surtout en lumière un problème beaucoup plus large et structurel : le métier d’assistant·e de vie est aujourd’hui le parent pauvre du droit du travail.
D’un côté, on impose à ce métier des règles théoriques, souvent irréalistes, parfois même inutiles, totalement déconnectées de la réalité du terrain et des besoins réels.
De l’autre, on refuse encore trop souvent de considérer ce travail comme un véritable métier, nécessitant des compétences, une qualification, une responsabilité constante et une reconnaissance pleine et entière.
Les astreintes ne sont pas reconnues, alors même qu’elles sont indispensables à l’accompagnement réel.
La rémunération reste insuffisante,
et le travail de nuit n’est pas réellement valorisé, alors qu’il impose une disponibilité permanente, une charge physique et mentale accrue, et des contraintes majeures sur la vie personnelle.
Il est profondément incohérent que le travail de nuit soit rémunéré au même niveau que le travail de jour.
Ce décalage permanent entre les textes et le réel produit un système intenable, fondé sur une fiction administrative, au détriment à la fois des professionnels et des personnes accompagnées.
Le message ci-dessous n’engage que moi. Il ne vise ni à exposer mes salariés, ni à remettre en cause le respect de la réglementation, mais à rendre visibles ces réalités et à porter des revendications claires :

la reconnaissance pleine et entière du métier d’assistant·e de vie,

la prise en compte réelle des astreintes,

une revalorisation salariale,

et une véritable valorisation du travail de nuit."