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Pétition - Espace européen

Pétition : Stop au «racket» de la Guardia civil en Espagne !

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Stop au «racket» de la Guardia civil en Espagne !

Auteur : Christophe Gameiro

Créé le 13/09/2013 - Fin le 31/12/2013

À l'attention : du Parlement européen

Vous avez été «racketté» de façon illégale par la Guardia Civil au cours d'un séjour récent en Espagne ? Vous voulez que l'attitude de sa police soit condamnée par les institutions européennes ?
Rejoignez-moi au travers de cette pétition, afin que l'arbitraire ne triomphe pas.
Parce qu'un policier n'a pas tous les droits, et que la libre circulation européenne doit être préservée !

Nous savions l'Espagne en grande difficulté économique, son incapacité à employer sa jeunesse. Nous n'imaginions pas, que à court d'idées pour renflouer les finances publiques exsangues, elle en soit venue à organiser une forme de «racket» dont je fus la victime.

Rappelons les faits :

Le Dimanche 11 août 2013, de retour d'un séjour au Portugal et circulant sur une autoroute espagnole à quelques kilomètres de Benavente, j'ai eu la surprise d'être arrêté par un véhicule banalisé de la Guardia Civil. De toute évidence, je n'avais rien à me reprocher (nous roulions à 90km/h, nous avions tous trois nos ceintures attachées et le véhicule était dans un parfait état de marche).
Un policier, assez agressif descendit alors et on me demanda dans un premier temps mes papiers. Il me les rendit et me fit comprendre qu'on allait me verbaliser parce que mon fils était en partie couché sur la banquette arrière. Devant mes protestations, le policier me dit alors de descendre et me reprocha soudainement de ne pas avoir mis le gilet que j'avais à portée de main ! Sans sourciller, il me précisa alors que j'étais redevable d'une contravention de 140€.

Un long marathon de 3h commença alors pendant lequel je pris le temps de téléphoner au Consulat Général de Madrid, expliquant la nature de l'agression (on peut la considérer comme telle), et me renseignant sur ce que je devais faire en pareille circonstance. L'employée de permanence, très professionnelle, se mit à son tour en contact avec  les responsables de la police de Zamora pour tenter de trouver une alternative. Durant ces longs moments, on m'entraîna vers un distributeur de billets, on fit pression sur moi pour que je paie absolument.

Dans un, premier temps, je refusais ce racket, on me confisqua alors mes papiers et une deuxième voiture de la Guardia civil, appelée à la rescousse par nos soins, tenta de démêler cet imbroglio. Après maintes tergiversations, et de longs conciliabules que je pus mener car je parle espagnol, le deuxième véhicule de la Guardia Civil me fit clairement comprendre que je n'avais rien à me reprocher, mais que, pour mon plus grand malheur, j'avais une plaque d'immatriculation française !
Après avoir finalement accepté de payer, on me restitua mes papiers et je pus reprendre mon voyage retour vers Bordeaux où j'habite.

Quand les droits de l'Homme sont bafoués dans un pays européen, quand le droit de circulation est entaché, quand la police, qui a pour mission de protéger les citoyens, a un comportement digne de voyous, je ne peux faire autrement que de le dénoncer. Je ne me fais aucune illusion sur la restitution des 140€, mais je compte, par contre,  porter l'affaire au Parlement Européen et l'exposer à la presse locale et nationale.

Ce n'est pas la première fois, que la police espagnole, dans ce secteur de Benavente mais également ailleurs dans le pays, se comporte de cette façon et c'est la raison pour laquelle je parle d'un «racket» planifié et organisé.

Ces policiers ont refusé de parler au Consulat quand je leur ai tendu le téléphone, et ils se savaient nantis d'une impunité totale.

Se taire serait encourager une telle attitude et j'espère fermement que mon exemple permettra à la France et aux institutions européennes de condamner fermement de telles exactions.

La crise ne peut tout expliquer et surtout pas de telles dérives dignes de pays totalitaires. J'espère pour le moins que ces deux «flics ripoux» seront mis à pied, non pas pour un excès de zèle, mais pour une malhonnêteté caractérisée.

De telles attitudes, enfin, sont totalement contre-productives pour le tourisme espagnol.
Imaginez un instant ce qu'un homme comme moi, enseignant en Histoire-Géographie. qui s'adresse à des jeunes, pense de l'Espagne ! Ce fut le pays de mes grands-parents et de ma mère et je peine aujourd'hui à reconnaître une patrie où l'accueil était roi, et où les français étaient les bienvenus. Si on ne peut rien reprocher au peuple espagnol, on ne peut pas en dire autant de sa police. Elle s'est toujours montrée tatillonne dans le passé. Mais, depuis quelques années, on est dans une autre logique, qui consiste à avoir une attitude discriminatoire vis-à-vis des automobilistes étrangers a fortiori quand ils arborent une plaque française. Que mon cas personnel serve de leçon et qu'il permette à des touristes sans histoire  de pouvoir rentrer chez eux en toute sérénité et de bien terminer leurs vacances.