Une première victoire, grâce à vous
La démission de Jack Lang est une première victoire.
Une victoire réelle, concrète, rendue possible uniquement grâce à celles et ceux qui ont signé, relayé et soutenu notre pétition.
Rien n’aurait été possible sans votre mobilisation. Merci.
Mais soyons clairs : ce n’est qu’une étape.
Une fois de plus, ce sont des personnes qui ont le luxe de pouvoir démissionner.
Elles choisissent quand partir, comment partir, dans quelles conditions.
On peut légitimement se dire que, par principe, elles auraient dû être écartées, destituées, mises à l’écart d’office.
Pas simplement “partir d’elles-mêmes” quand la pression devient trop forte.
Nous l’avons déjà vu ailleurs.
Avec Joël Guerriau, inquiété puis condamné dans l’affaire impliquant Sandrine Josso, nous avons assisté au même scénario :
des responsables qui restent en poste, qui temporisent, qui négocient leur sortie.
Encore une fois, un système qui protège plus les carrières que les victimes.
Notre combat ne se limite pas à une question financière, de réputation ou d’image.
Quand nous parlons d’Epstein, nous parlons avant tout de pédocriminalité, de violences sexuelles, de vies détruites.
Et sur ces crimes-là, il ne peut pas y avoir de silence, pas d’arrangements, pas d’oubli.
Nous demandons :
- Une enquête sérieuse, indépendante et approfondie.
- Que toute la lumière soit faite sur les réseaux, les complicités, les silences.
- Que chaque personne qui s’est dite proche, amie, ou liée à un tel système soit interrogée.
Avoir fréquenté, soutenu ou protégé quelqu’un impliqué dans de tels crimes doit poser question. Collectivement.
Nous continuerons à nous battre pour la vérité, pour la justice, pour les victimes.
Pas pour la vengeance.
Pour la dignité.
Pour la protection des enfants.
Pour que cela ne se reproduise plus.
Merci à toutes et tous.
La mobilisation continue.
Pour la protection des enfants, la dignité des victimes et la fin des passe-droits
Ça suffit. Trop, c’est trop.
Chaque année en France, plus de 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, 1 enfant toutes les 3 minutes.
Derrière ce chiffre, il y a des vies brisées, des silences imposés, des traumatismes à vie.
Et pendant ce temps-là, dans nos institutions, des responsables mis en cause, entourés de polémiques, de soupçons, de révélations graves, continuent tranquillement leur carrière.
C’est insupportable.
C’est indigne.
C’est une faillite morale.
Le cas Jack Lang est emblématique
Aujourd’hui, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, reste en poste malgré :
Ses justifications sont vaseuses.
Ses silences sont assourdissants.
Son maintien est une provocation
Quand on dirige une grande institution publique, on ne peut pas se permettre le doute.
Un système qui protège les puissants, pas les victimes
Jack Lang n’est pas un cas isolé.
Comme Jean-Marc Morandini et d’autres, comme tant de responsables religieux, culturels, médiatiques ou politiques avant lui, il bénéficie d’un système qui protège les carrières plutôt que les enfants.
Un système où :
Pendant que les victimes, elles, portent ça toute leur vie.
Après #MeToo, après les révélations, après les scandales : on continue comme avant ?
Après les milliers de témoignages,
après le courage des victimes,
après les enquêtes,
après les condamnations de prêtres, d’animateurs, de responsables,
on ose encore nous dire :
« Circulez, il n’y a rien à voir » ?
Non.
Nous refusons ce déni.
Nous refusons cette complaisance.
Nous refusons cette culture de l’impunité.
Ce que nous exigeons
Nous demandons :
- Le départ immédiat de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe.
- L’ouverture d’une enquête indépendante par la justice française.
- La fin des passe-droits dans les institutions publiques.
- Une véritable politique de tolérance zéro face aux violences sexuelles.
Il ne s’agit pas de vengeance.
Il s’agit de responsabilité.
Il s’agit de respect.
Il s’agit de protection.
Pour les enfants. Pour les victimes. Pour la République.
Une société qui protège ses élites au lieu de protéger ses enfants est une société malade.
Nous voulons :
Plus jamais ça.
Plus jamais le silence.
Plus jamais l’indifférence.