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Pétition

Ouvrir des classes EIP dans les établissements publics

Ouvrir des classes EIP dans les établissements publics Pétition

Ouvrir des classes EIP dans les établissements publics

4.857 signatures
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur :
Auteur(s) :
Sobieraj Paméla
Destinataire(s) :
Jean-Michel Blanquer (Ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse)
La pétition

Cher Monsieur Blanquer,


Dans l’éducation nationale, vous avez un service d’école inclusive, qui est très bénéfique pour les enfants en situation de handicap. Ces enfants ont la chance d’être encadrés différemment et comme ils en ont besoin pour apprendre et s’épanouir. Je suis tout à fait reconnaissante de ce système qui a aidé et qui aide encore bon nombre d’enfants dont toutes les familles finissent un jour par être touchées. Ces classes ULIS dans le public accueillent des enfants avec des troubles DYS. Ces enfants vivent au quotidien ce sentiment de différence par rapport à la majorité.


Par contre, je déplore, qu’un tel investissement ne soit pas fait pour les enfants à haut potentiel, qui ont autant de difficultés que ces enfants. Ce sentiment d’injustice profond est ressenti de plus en plus comme une discrimination. Je suis consciente que vous connaissez les problématiques que ces enfants rencontrent au quotidien mais pour me permettre d’être plus concrète dans ma demande, je me permets de vous exposer une liste non exhaustive des difficultés rencontrées par ces enfants au regard des enseignants démunis :




  • Les efforts d’adaptation pour être comme tout le monde.




  • L’ennui en classe qui favorise le décrochage scolaire et la perturbation de la classe.




  • La maturité mal perçue du fait de l’hyper sensibilité et l’hyper empathie.




  • L’hypersensibilité, vivre ses émotions à 1 000 % dans les deux sens, les montagnes russes des émotions incontrôlables.




  • L’hyper empathie, qui favorise l’apprentissage ou décroche de la matière selon l’enseignant




  • L’hyper esthésie (touché, bruit….)




  • Le manque de dialogue avec les adultes pour être rassuré.




  • Le raisonnement et les explications. Le raisonnement très rapide de ces enfants se traduit par une absence de démonstration de leur résultat (les explications leur paraissent trop futiles et trop logiques pour ressentir le besoin de les exprimer). Ces étapes d’explication inexistantes impliquent que leur résultats sont perçus comme non acquis alors que ce n’est pas du tout le cas.




  • La pensée en arborescence et en continue. Cette pensée va trop vite et trop loin et cela donne l’impression qu’ils sont distraits et non attentifs. De plus, cette pensée ne se repose quasiment jamais.




  • Le manque d’organisation est dû à cette pensée qui prend toutes les informations en même temps et empêche une bonne organisation.




  • L’estime de soi fragile et le manque de confiance en soi.




  • L’intolérance à l’injustice.




  • Le perfectionnisme : ne supportant pas l’échec, l’enfant se met dans une situation de souffrance pour ne surtout pas échouer.




  • La créativité et la grande imagination amplifient ce sentiment d’inattention, alors que ces enfants pourraient mettre à profit ces atouts pour améliorer le contenu et permettre une pédagogie différente.




  • L’intuition permet de voir et de comprendre avant bon nombre de personne ce qui est déroutant avant de donner les explications.




  • L’idéalisme.




  • La vigilance anxieuse.




  • La recherche de sens et la mémoire, sans cette recherche de sens chaque apprentissage est une souffrance et bloque la mémorisation.




Ces enfants ont un besoin continuel d’être nourri intellectuellement, ils ont une curiosité variée et énorme, une grande capacité de concentration, une grande capacité de mémoire en dehors du par cœur et un goût très prononcé pour les défis. Toutes ces capacités bénéfiques sont très malheureusement sous ou non exploitées dans le système actuel.


Des protocoles divers et variés existent mais malheureusement pas toujours appliqués par les enseignants par manque de temps, d’outils, d’informations ou malheureusement par manque d’investissement personnel. De plus ces protocoles ne permettent pas d’équilibrer les exigences du cahier des charges des notations et des examens.


Le manque cruel d’informations (malgré le vademecum) et le manque de formations obligatoires pour les enseignants pénalisent énormément nos enfants différents. Ces enfants bien encadrés et bien nourris intellectuellement peuvent devenir des trésors. Il faut être honnête et réaliste, les enseignants sont des êtres humains qui n’ont pas toutes les cartes et malheureusement encore une majorité d’entre eux ne sont pas dans le dialogue. La société actuelle à engendrer des préjugés tenaces et erronés sur cette communauté (ce ne sont pas des calculettes ambulantes, ils n’ont ni la science infuse et ne sont pas des personnes qui ne font jamais d’erreur).


Pour prendre une situation concrète, une réunion avec une référente EIP pour mon fils a été organisée et seul 2 enseignants sur 11 de mon fils (une seule était excusée pour raison de santé) étaient présents. De mon point de vue, mon fils est trop souvent pénalisé par le manque d’informations et d’investissement des enseignants.


Mon fils est en détresse, en souffrance et son estime de soi se dégrade de jour en jour et m’inquiète pour la suite. Un exemple parmi tant, il s’insulte quand il n’arrive pas à répondre mot pour mot aux exigences du cahier des charges de ses enseignants. Des matières qu’il adore deviennent une souffrance et son intérêt diminue au fur et à mesure que son estime de soi se dégrade. Mon dernier recours après cette démarche est malheureusement de déposer plainte contre certains enseignants pour discrimination et aussi de retirer mon fils de l’enseignement public au profit du privé.


Je me permets donc de parler au nom des enfants et des parents, qui sont dans la même situation que nous et qui vivent chaque jour ces cruelles souffrances, pour vous faire comprendre à quelle point cette situation est douloureuse à vivre. J’attire votre attention sur le nombre d’enfants en décrochage scolaire, en scolarisation à domicile et en échec scolaire engendrer par ce manque d’adaptation. En tant que maman, mon cœur est déchiré face à l’impuissance que nous rencontrons pour aider nos enfants dans ce contexte, l’inquiétude pour leur avenir grandit chaque jour et de plus chaque jour qui passe nous fait vivre dans la peur du jour où notre enfant aura la coupe trop pleine pour encaisser une souffrance de plus.


Pour finir, je vous explique pourquoi j’en viens à ces deux démarches (courrier à votre attention et pétition sur les réseaux).


Dans un premier temps en septembre dernier, j’ai écrit à chaque enseignant pour expliquer la situation particulière de mon fils en demandant un rendez vous téléphonique ou en présentiel. Ce courrier était accompagné du dossier complet de la neuropsychologue qui a testé mon fils. Dans ce dossier, il y avait une conclusion plus claire que des chiffres et tests, mais aussi une liste de recommandations pour les enseignants. Suite à cette démarche, je n’ai rencontré que deux enseignants hormis le professeur principal. Seul ces deux enseignants ont aidé mon fils comme il en avait besoin mais ne pouvaient se permettre une adaptation des évaluations.


Par la suite, pour relancer les non réponses et faire le point en vue d’un PPRE, j’ai relancé par e-mail chaque enseignant et je n’ai eu, à mon grand étonnement, aucune réponse. Lors du conseil de classe du premier trimestre, le professeur principal a mis en place le PPRE qui a débuté en janvier. Durant le conseil de classe, j’étais présente étant parents d’élèves délégués, je me suis senti attaqué par des remarques braquées sur le raisonnement sans possibilité de discussion (j’attire votre attention que ces enfants sont principalement bloqués sur ce sujet). De plus, je me suis heurtée à des remarques maladroitement répétées tout le long de ce conseil pour marquer le désaccord du PPRE par un enseignant. Le conseil de classe du deuxième trimestre fût plus rapide car aucun enseignant n’a donné son avis sur la scolarité de mon fils. Bien que le conseil était riche en discussion pour tous les autres élèves. Un silence gênant a retentit quand le professeur principal a cité le nom de mon fils, ce qui a encore une fois bloqué la communication.

Le PPRE a était mis en place début janvier et n’a fait l’objet d’un point qu’en mai. Mon fils et moi avons respecté nos engagements liés à ce PPRE. Les enseignants n’avaient qu’une consigne proposée par eux : lire chaque feuille et lui préciser s'il a oublié des détails, des explications ou des consignes. Cette démarche n’a jamais était mise en pratique par ces enseignants malgré leurs engagements.


Ma dernière démarche fût de contacter l’inspection académique qui m’a orienté vers la cellule inclusive, car les enfants à haut potentiel sont encadrés par ce système. Une référente EIP est donc venue à un entretien où étaient conviés tous les enseignants de mon fils, hormis le professeur principal, seule une enseignante était présente. Je désespère en voyant la communication inexistante, ma confiance envers ses enseignants est donc rompue. La référente EIP a proposé un protocole, des aménagements, auquel je suis ouverte mais les diverses relations avec les enseignants ne me permettent pas d’apprécier cette démarche avec confiance. Je ne vais pas encore faire perdre des mois à mon fils. Sa situation est de plus en plus alarmante. L’année de 5ème a été complètement compliquée et aucun résultat n’a été constaté sur les adaptations. Même si la direction et 2-3 enseignants sont à notre écoute et effectuent ce qu’ils peuvent, la balance ne penche pas assez pour soutenir mon fils.


Je me permets de vous mettre en lien l’article de presse du journal France info en date du 13 septembre 2018 qui relate très bien les soucis rencontrés et les faiblesses de l’éducation.


La société ne voit pas leur souffrance" : pourquoi la scolarisation des enfants précoces relève souvent du parcours du combattant


https://www.francetvinfo.fr/societe/education/la-societe-ne-voit-pas-leur-souffrance-pourquoi-la-scolarisation-des-enfants-precoces-releve-souvent-du-parcours-du-combattant_2934209.html



Malgré toutes les étapes réalisées par votre ministère, que nous apprécions, cela est très loin d’être efficace, il est grand temps de donner un coup d’accélération. Pour toutes ces raisons, je vous sollicite pour permettre aux établissements publics et celui dont mon fils dépend d’ouvrir une classe (dans les plus brefs délais) et même idéalement pour la rentrée prochaine 2021/2022, dans les mêmes principes que les classe ULIS mais pour les enfants à haut potentiel dans la souffrance ou non afin de permettre à ces enfants la même égalité d’apprentissage. Tout enfant est le trésor et l’avenir d’un pays.


Je me permets de vous envoyer, dans les plus brefs délais, le résultat de cette lettre transposée en pétition sur les réseaux, pour vous montrer l’importance du nombre d’enfants en souffrance, bien qu’un seul enfant est déjà de trop.


Je reste à votre disposition pour plus de renseignements.


Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, M. Blanquer, mes sincères salutations.



Mlle Sobieraj Paméla

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294 commentaires
Le 15/06/2021 à 09:55:24
Nous vivons la même exclusion scolaire avec notre fils de 10 ans, aucune écoute ni adaptation du système éducatif public ni privé ni en maternelle ni en primaire... Grosses craintes pour le collège l'an prochain ????
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Le 15/06/2021 à 10:09:11
Mère d’un enfant HPI en grand souffre malgré qu’il est seulement en CM2. Presque au décrochage sans aucun motivation, ennuies total et sur anti anxiété pour pouvoir allez a l’école.

Une école qui écoute mais n’entend pas. Pas de prise en charge. Une enfant abandonnée dans un système éducatif non adapté.

C’est ça la vie d’un enfant HPI?
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Stéphanie - Le 15/06/2021 à 10:11:09
J’ai un garçon eip de 12 ans ses années collège sont une catastrophe je deplore le manque de suivi et de structure dans l éducation nationale
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