Les faits récemment révélés de violences sexuelles concernant une petite fille de trois ans et demi, entre septembre 2024 et avril 2025, dans le cadre périscolaire, sont insupportables. Ce drame n’est pas seulement l’acte d’un individu : il met en cause un système défaillant, incapable de protéger les enfants dont il a la charge.
L’auteur présumé était animateur périscolaire, un poste qui implique un contact quotidien et direct avec de très jeunes enfants. Or, dans ce secteur, les procédures de recrutement sont trop souvent expéditives, les contrôles insuffisants, la formation quasi inexistante. Des signalements antérieurs auraient pourtant dû déclencher une mise à l’écart immédiate. À la place, l’animateur a continué à encadrer des enfants, changeant simplement de niveau scolaire.
Cette affaire révèle une réalité préoccupante : on confie nos enfants à des personnes recrutées parfois en quelques minutes, sans vérifications approfondies, sans formation adaptée à la protection de l’enfance, et avec un encadrement institutionnel trop faible. La pénurie de personnel ne peut jamais justifier une baisse des exigences en matière de sécurité.
Les familles se retrouvent ensuite seules face à une institution qui se renvoie la responsabilité entre services, collectivités et hiérarchies administratives. La parole des enfants est trop tardivement entendue, celle des parents insuffisamment prise au sérieux. Cette défaillance collective a des conséquences durables sur les victimes.
Nous refusons que ces violences soient traitées comme des faits isolés. Elles sont le symptôme d’un système de recrutement et de contrôle qui doit être profondément réformé.
Nous appelons à une mobilisation collective pour exiger des garanties réelles et immédiates dans le périscolaire :
• Un recrutement strict des animateurs périscolaires, avec vérifications systématiques et obligatoires
• Des contrôles réguliers et indépendants pour tous les personnels en contact avec des enfants
• Une formation obligatoire à la protection de l’enfance et au repérage des violences
• Des procédures claires et immédiates dès le premier signalement, sans déplacement de responsabilité
Soutenir cette démarche, c’est soutenir les victimes.
C’est refuser que la sécurité des enfants soit sacrifiée.
C’est exiger un périscolaire réellement protecteur.
Photo : Aline Morcillo / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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