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Pétition

Demande de prise de positions claires quant au projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030

Pétition : Demande de prise de positions claires quant au projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 Pétition

Demande de prise de positions claires quant au projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030

47 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Etudiants de l'UNISTRA
Destinataire(s) :
Rectorat de Strasbourg, Direction de l'UNISTRA
La pétition

Chères et chers étudiant(e)s, enseignant(e)s et toute personne concernée.

En ce jour, votre aide et votre signature sont capitales !

Le projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021-2030 contient un article qui sera dévastateur pour l'Université française. 

Cet article 3 ajoute un article L. 422-3 au code de la recherche (texte complet du projet de loi à ce lien : https://www.senat.fr/leg/pjl20-117.html

Cette disposition constitue une atteinte claire au principe d'indépendance des enseignants-chercheurs et supprime la compétence du CNU en matière de recrutement et de qualification des Professeurs d’Université et des Maîtres de conférences. 

À l’heure actuelle, pour concourir à un poste d’enseignant-chercheur, un candidat doit d’abord obtenir la « qualification » dans sa discipline, examinée et délivrée par l’une des sections compétentes du Conseil national des universités (CNU). Cette instance est composée d’universitaires principalement élus par leurs pairs. Elle joue un grand rôle dans l’avenir des candidats car elle détermine ceux qui pourront se présenter devant les universités pour obtenir un poste. Tous les ans, le CNU examine des milliers de candidatures, notamment celles des nouveaux docteurs. Le CNU joue ainsi, au plan national et selon une procédure stricte, transparente et générale, un rôle de filtre qualitatif certifiant nationalement – et donc égalitairement – les compétences scientifiques et académiques des candidats aux fonctions universitaires.


Mais l’instance est critiquée de longue date, notamment par les promoteurs d’une autonomie radicale des universités (donc de leurs dirigeants et de leur administration) et des formes contractuelles (donc précarisées) d’accès aux fonctions d’enseignant-chercheur inspirées des « modèles » anglo-saxons. Les défenseurs du CNU affirment à l’inverse que l’intervention d’une instance nationale, démocratiquement élue par ses pairs, garantit la qualité du recrutement des universitaires en limitant les manœuvres localistes, voire clientélistes. Le CNU est un contre-pouvoir. Il peut empêcher un candidat dont les mérites scientifiques ne sont pas suffisants de se porter candidat à un emploi d’enseignant-chercheur.


La qualification, contrairement à la seule soutenance d’un diplôme, constitue une évaluation indépendante et transparente de l’ensemble des activités scientifiques, pédagogiques et administratives de tous ceux qui souhaitent embrasser le métier d’enseignant-chercheur ou, pour les maîtres de conférences, devenir professeur. La suppression de cette compétence, et l'octroi de cette dernière aux Présidents d'universités comme précisé par l'article 3 du projet de loi, entraînerait un recrutement uniquement fondé sur des critères locaux et propres à chaque établissement. Ceci serait alors catastrophique ! 

Cette localisation du recrutement, et par conséquent de la qualification des candidats  aurait un impact fort. Les Universités pourront recruter non pas les meilleurs mais, comme on peut le redouter, les candidats les plus obéissants, les plus soumis aux instances dirigeantes ou aux mandarins locaux, cela en dehors de toute exigence scientifique et de l’intervention de tout contre-pouvoir dans l’accès à la profession.


Les sections CNU du fait de leur dimension nationale, la pluralité de leurs représentants et leur renouvellement régulier, constituent une instance à même d’apprécier les évolutions disciplinaires et de protéger les libertés académiques. Toute « régionalisation » ou « localisation » de la procédure aurait pour conséquence, non seulement l’inégalité de traitement, mais la disparition d’une politique scientifique nationale.

Certains estiment que les qualifications réalisées par le CNU sont archaïques et qu'il faudrait permettre une sorte de "marché de la connaissance" entre les différentes universités françaises. En 2015, nous étions le 4ème pays au classement mondial des publications scientifiques. Serions-nous à ce niveau d'excellence si notre système universitaire était si imparfait ? La France est au contraire un pays qui a de bons chercheurs et recrute de bons enseignants-chercheurs. Les nombreux prix Nobel, médailles Fields ou autres récompenses prestigieuses en attestent.
Affaiblir le niveau de recrutement scientifique des universitaires, c’est affaiblir les universités. C’est affaiblir la formation et la valeur des diplômes des étudiants. C’est affaiblir notre nation.


Alors si vous aussi vous pensez que cette triple atteinte au principe d'indépendance des enseignants-chercheurs,  au droit de tous les étudiants d’accéder égalitairement à un enseignement de qualité sur tout le territoire national  et à une instance nationale qui garantit l’excellence de notre système d’enseignement et de recherche est parfaitement insupportable car préjudiciable à notre réussite future,   signez notre pétition. 

Cette pétition nous permettra de faire pression sur le Rectorat de Strasbourg et sur l'UNISTRA pour leurs demander de prendre une position claire quant à ce projet de loi :  


Soutiennent-ils cette réforme absurde ou soutiennent-ils le parti de l'indépendance, de l'égalité et de l'excellence de l'Université et de la recherche Française ?

47 signatures
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8 commentaires
Léa - Le 15/11/2020 à 13:08:30
La qualité des professeurs influence sur la qualité de l’éducation.
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Felicia - Le 15/11/2020 à 13:15:07
Pour la qualité des enseignements à la faculté afin de garantir l’obtention de diplômes de qualités
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Eschbach - Le 15/11/2020 à 14:05:41
La qualité des enseignements sont influencés par la qualité des professeurs. Accepter cette réforme c’est accepter, c’est accepté ses conséquences qui laisserai place à un affaiblissement du niveau des universités, et des étudiants.
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