Nous avons remporté une victoire importante.
La fermeture du lycée de Betharram est désormais une réalité.
Cette décision est le fruit d’années de mobilisations, de prises de parole courageuses et d’un engagement collectif, notamment porté par Mouv’Enfant, avec des actions menées et le soutien de plus de 24 000 citoyennes et citoyens signataires d’une pétition.
Cette fermeture est une victoire pour les victimes.
Mais elle ne peut pas être une fin en soi.
Car fermer une institution violente ne suffit pas si, ensuite, on tire un drap blanc dessus pour oublier.
Nous refusons l’oubli.
Nous refusons que la société détourne une nouvelle fois le regard.
Betharram doit devenir un mémorial et un lieu de prévention
Nous demandons que le site de Betharram devienne :
Betharram n’est pas un cas isolé.
Betharram dit quelque chose de la violence systémique faite aux enfants, qu’elle soit institutionnelle, familiale ou sociale.
Un enjeu fondamental de réparation collective
Si ce mémorial et ce lieu de prévention sont indispensables, c’est parce que les violences faites aux enfants ne concernent pas seulement les victimes :
elles concernent toute la société.
Nous avons besoin d’une réparation collective.
Une réparation qui reconnaisse que ces violences sont systémiques, qu’elles ont été longtemps niées, banalisées ou couvertes, et qu’elles continuent encore aujourd’hui.
Faire de Betharram un lieu de mémoire et de prévention, c’est :
La fermeture de Betharram est une opportunité historique.
Une victoire comme celle-ci doit être saisie pour marquer un tournant, pour dire clairement que la société ne se contente plus de fermer des lieux après coup, mais qu’elle agit pour réparer, prévenir et protéger.
Des chiffres qui obligent à agir
Chaque année en France :
Ces chiffres sont éloquents.
Ils rappellent une chose essentielle : les violences faites aux enfants, ce n’est pas seulement hier. C’est aujourd’hui.
Se souvenir pour réparer, prévenir et protéger
Faire de Betharram un mémorial, ce n’est pas rester figé dans le passé.
C’est assumer collectivement notre responsabilité.
C’est affirmer que :
Betharram doit devenir un lieu où l’on se souvient pour réparer et pour protéger.
Un lieu qui honore les victimes et engage durablement la société à changer.
Dotons chaque territoire de mémoriaux qui auront aussi pour vocation d'être des lieux de prévention des violences contre les enfants.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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