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Pétition

Violences conjugales

Pétition : Violences conjugales Pétition

Violences conjugales

2.801 signatures
Auteur(s) :
Evelyne DROZ
Destinataire(s) :
Monsieur Le Président, Mesdames et Messieurs les Candidats à la présidentielle 2012, Mesdames et Messieurs les Ministres
La pétition
Monsieur Le Président,
Mesdames et Messieurs les Candidats à la présidentielle 2012,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Préfets,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs les Procureurs de la République,


Les droits de l'Homme sont les fondements d'une société garantissant la liberté, l'égalité et la dignité de chaque être humain.

Cause Nationale en 2010, les violences conjugales et familiales n'apparaissent dans aucun des programmes des candidats à la présidentielle. Pourtant, ces violences et les conséquences qu'elles ont sur leurs victimes sont un fait de société et de conscience collective.

Reprenons quelques chiffres pour réaliser la gravité de ce fléau social :
en 2003/2004 en France, une femme meurt tous les 4 jours, un homme tous les 16 jours
en 2006, une femme tuée tous les 3 jours, 168 décès( 82% de femmes et 18% d'hommes), 232 victimes se suicident,
au cours des années 2005 et 2006, en France ,environ deux millions de personnes de 18 à 60 ans ont été victimes de violences physiques ou sexuelles, soit 5,6 % de la population
En Europe, 9 personnes dont sept femmes  meurent chaque jour victimes de violences
les violences conjugales seraient la première cause de décès et d’invalidité en Europe pour les femmes de 16 à 44 ans, devançant les accidents de la circulation et les cancers.

Ces chiffres déjà alarmants ne sont pas encore fidèles à la réalité car encore trop de victime se taisent, restent dans l'ombre en subissant leur bourreau. Pire encore, certaines victimes parlent mais ne sont pas entendues, leur interlocuteur banalisant les faits, réduisant la victime à un état de soumission à sa condition.

Véritable fléau national, ces actes de violences sont un désastre pour les enfants :témoins directs et eux-mêmes victimes . Ces êtres sans défense sont mis en péril dans leur santé et développement physiques et psychiques. La plupart d'entre eux développent des troubles anxieux, altérant leurs apprentissages ( échec scolaire ?), et intègrent cette violence comme schéma normatif ( violence à l'école, délinquance?). Il serait peut-être temps d'arrêter de détruire ces acteurs et futurs citoyens de notre pays.

Je demande à toutes les personnalités politiques de s'engager fermement :

1. Pour que les lois pénales récemment mises en place soient appliquées . Que les victimes qui portent plainte ( encore si peu nombreuses) ne vivent plus un classement de leur plainte( par manque de preuves) mais puissent se réhabiliter en entendant que la Société les reconnaît victime et, par conséquence directe, que leur bourreau puisse être soigné.

2. Pour qu'une commission d'experts( médecins psychiatre, juristes) soit nommée pour créer un outil d'évaluation des maltraitances psychologique et morales. Cet outil servirait à tous les interlocuteurs des victimes : médecins( souvent premier confident), gendarmes et policiers, juristes et avocats, etc. et permettrait de les aider à mesurer la gravité de ce type de maltraitances, aussi destructrices que les coups.

3. Pour que le regard que l'on porte sur les violences, encore trop taboues dans notre pays, change ! Une victime n'a pas choisi de l'être. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, elle n'est pas faible mais très forte. Et elle peut changer sa vie. Il lui suffit parfois d'un sourire, d'une main tendue, d'un peu de compassion pour qu'elle réalise que sa vie et celle de ses enfants peut changer.

4. A aider les associations d'aide aux victimes, financièrement bien sûr, mais aussi à un niveau humain. Que ces combattants du quotidien se sentent soutenus par les autorités.

5. A mettre en place des aides financières pour aider toute victime qui va porter plainte, l'assurant ainsi de subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants pendant toute la procédure juridique.

Pour que notre pays soit un pays où règnent la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !


A la mémoire de toutes les victimes tombées en France.


Evelyne DROZ, mère de 2 enfants, ancienne victime
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263 commentaires
Maryse - Le 12/04/2012 à 09:12:51
Je suis bien d'accord avec Léonhard Martin. C'est vrai qu'on ne parle jamais des hommes subissant des violences, mais il faut reconnaître que ce n'est pas la majorité des cas. Aucune violence n'est à ignorer, et, une fois qu'elle (la violence) est connue, que la personne soit écoutée, suivie, respectée car la personne est forte et sort de tout çà encore renforcée. Et puis après, plus de récidive, mais çà ! Il existe des gens tellement vicieux, malins, qu'il est impossible de se rendre compte que les conjoints subissent des maltraitances, physiques, mentales, morales (celles là sont invisibles, mais vous amènent à une vraie soumission). Ancienne victime, je me suis culpabilisée puisque tout le monde me disait que c'était impossible, qu'il était très gentil qu'on ne peut pas faire autrement que subir. Maintenant, je ne supporte plus rien de tout çà, et même pas une élévation de voix. Mais il faut très longtemps pour reprendre confiance d'abord en soi car on n'a pas confiance dans les autres et se remettre à vivre. J'en parle en connaissance de cause, car plus de vingt ans après, je me demande toujours comment l'autre peut être. Oui, il est gentil, mais comment est-il dans le "privé". voilà où mène une vie fracassée. La plupart du temps, ce sont des manipulateurs, qui s'arrêtent provisoirement et recommencent. La victime se pose beaucoup de questions, se disant qu'elle l'a peut-être provoqué, ce qui n'est pas vrai, qu'elle a exagéré ou révê alors qu'il n'en est rien ; elle croit à un changement de comportement qui n'arrive jamais. En plus sa propre famille est pour lui évidemment, puis la dureté de la vie et la pénibilité du travail n'arrange
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Maryse - Le 12/04/2012 à 09:38:27
Suite
Une partie de mon commentaire a disparu. Comme ces messieurs sont fatigués après une journée de travail au chantier, au froid, ils n'oublient pas pour autant d'aller se réconforter au bistrot autour de quelques verres, ils s'allongent sur le canapé alors que la "vieille" se tape tout le boulot (non respecté) après une journée de travail pas plus agréable car les collègues ne sont pas là pour vous écouter, mais pour travailler ; c'est quelquefois un hâvre de paix de quelques heures en attendant le retour au bercail. De toute façon, les hommes ont toujours une bonne raison pour s'exonérer et savent vous dire qu'il faut prouver. Peut-être que mourir est la solution mais alors, où est la vie ? j'ai divorcé il y a longtemps, suite à cette violence phyique et verbale (celle-là, on n'en parle encore moins, et pourtant elle fait très mal). Et il faut très longtemps pour reprendre confiance en soi et se remettre à vivre. Mais rien n'est perdu. Les épreuves renforcent et permettent même d'aider les autres. Toujours est-il qu'il faut combattre ces violences ignobles et dévalorisantes
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Sophie - Le 16/10/2012 à 16:18:09
Merci d'avoir si bien écrit ce texte qui retrace toute la pensée d'une victime de violence conjugale.
il faut arrêter de banaliser ces situations qui sont des faits de maltraitance et de dénigrement de la personne. Des aides tant psychologique que financières doivent être mises en place pour permettre à ces victimes de s'en sortir et de ne pas culpabiliser de retrouver leur dignité.
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