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Pétition

Violences Conjugales : J'ai parlé et après ?

Violences Conjugales : J'ai parlé et après ? Pétition
27.330 signatures
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur
Auteur(s) :
Lina, Violences Conjugales : J'ai parlé et après ?
Destinataire(s) :
Eric Dupond-Moretti (garde des Sceaux, Ministre de la Justice )
Lina di Bastia
La pétition

Victime d'un premier acte de violence conjugale physique, en avril 2010, J'AI PARLE ...



Depuis 11 ans, ma vie est devenue un parcours de survie, dans la privation et la pauvreté, livrée à la charge des proches pouvant répondre présent.

Au moment des faits et durant 1 mois et demi, je me suis retrouvée à la rue alors que nous possédions une maison et un appartement.
Après avoir subi la violence physique et psychologique, suite à l'absence de protection et de sécurité, j'ai dû faire face au manque d'aide et de soutien, à la non reconnaissance du statut de victime, malgré une itt de 8 jours.

Personne, à part la famille proche ne s'est souciée de la situation de mon enfant âgé de 12 ans à l'époque, et en situation vulnérable.
Par chance, cet enfant né d'une précédente union, a pu bénéficier du soutien, de la bienveillance et de la protection de son père. Grâce à lui, j'ai pu avoir également un toit et maintenir le lien avec mon fils en attendant l'ordonnance de non conciliation en juin 2010.
Rapidement, j'ai été injustement licenciée car mon activité professionnelle était liée à l'auteur des violences.
Sans protection ni sécurité malgré mes plaintes et le harcèlement quasi quotidien, j'ai dû assurer la protection morale et physique de mon enfant, et la mienne. Un besoin vital pour toutes victimes et co victimes. 
Au vu de la situation et pour survivre, j'ai dû quitter ma terre natale, mes proches, mes repères et j'ai tenté une reconstruction perdue d'avance.

Toutes mes plaintes ont été classées sans suite. 
4 années de galère dans des conditions de pauvreté (devoir de secours impayé, refus de RSA, de CMU, Accord à titre exceptionnel d'une bourse d'étudiante de 400 € / mois), alliant formation professionnelle et petits boulots. À 42 ans, priant à chaque instant de rester en bonne santé, malgré 2 pelades et des "petits bobos" …
J'ai vécu, tel un zombie, la pire des souffrances pour une mère, vivre séparée de son enfant…
En 2014, de retour au pays, j'eus l'espoir de retrouver un peu de bonheur parmi les miens, en vain… La solidarité semblait avoir disparu…
De ma propre initiative, j'ai contacté à l'époque, tous les "acteurs" œuvrant pour les violences, l'accompagnement social et l'insertion professionnelle, sans solution. 
Le système D est donc devenu mon quotidien. J'adaptais et je réadaptais sans cesse, ma situation à mes faibles finances. J'ai déménagé à 10 reprises.
J'ai cumulé des tas de CDD, dans divers domaines. J'ai créé mon auto-entreprise, qui a cessé son activité suite à l'impayé d'une commune.
Autant vous dire que le mot "loisir", n'a plus aucune place dans ce genre de parcours. Le champ de bataille laisse peu de place à la féminité, à l'estime de soi, à la confiance, à l'amour et à bien d'autres choses encore.

J'AI PARLE, oui, mais que m'est-il arrivé ?

A ce jour, je comptabilise 11 années de "surviolence", de maltraitance, comprenant des décisions de justice inappliquées, des décisions me paraissant discriminatoires, mes droits bafoués, une liquidation des biens toujours en cours et j'en passe….
Aujourd'hui, épuisée, anéantie et mise à terre, je me retrouve dans l'incapacité de travailler, et dans l'impossibilité de "tourner la page" de cette affaire judiciaire maltraitante et sans fin. Je n'en peux plus de me justifier et de répondre aux attentes administratives. Je n'arrive plus à traduire et à comprendre les attentes de ce langage juridique qui me semble bien complexe.

Je veux ALERTER et PROTEGER. Témoigner pour ne pas rester spectatrice de la souffrance des victimes et de leurs enfants (victimes ou "covictimes").
Par RESPECT pour toutes les victimes assassinées et pour ENCOURAGER la parole des survivantes,
Je réclame  PROTECTION et SECURITE.
Je demande une aide adaptée relative à une reconstruction dans des conditions de vie décentes.
Je propose  à l'issue d'un accompagnement adapté, une fin du statut de VICTIME.

Au vu de l'exemple de mon parcours, je demande REPARATION pour les victimes, dans le cas où une forme de maltraitance ou de violence aurait pris le relais de la violence initiale subie.

Votre signature servira d'appui et de soutien  : 1 - Pour ma demande consistant à mettre un terme à ses 11 ans de surviolence.
                                                                          2 - Pour que la parole des victimes soit prise en considération et qu'elle participe à                                                                                            l'évolution de la politique publique des violences.

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440 commentaires
Ferrali - Le 21/08/2021 à 18:50:02
Je trouve que 11 ans c'est vraiment long ... que fait la justice .. honteux
30
Peggy - Le 21/08/2021 à 18:55:08
Par soutien
21
Santu - Le 21/08/2021 à 19:10:58
Parce que c'est pas bien
17
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