À l’attention :
- Parlement européen – Commissions Affaires étrangères, Droits humains et Développement
- Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH)
- Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA)
- ONG internationales : Human Rights Watch, Amnesty International, FIDH
- Missions diplomatiques en RDC (UE, États-Unis, Canada, Suisse, Belgique, France)
Préambule
Nous, Giress Brad Baggothy Nyembo Sumaili, en qualité de Coordinateur provisoire du mouvement 3R – Troisième Voie, Rupture, Refondation, République, basé à Lyon, adressons cette pétition dans un cadre international, afin d’attirer l’attention sur la situation gravissime que traverse la République démocratique du Congo.
La RDC, pays riche de sa diversité et de ses ressources, est aujourd’hui confrontée à un effondrement institutionnel et social, à une instrumentalisation politique de l’administration publique, et à une violence structurelle généralisée, mettant en danger des millions de citoyens. Cette situation constitue une urgence humanitaire et morale, et appelle une réponse internationale concertée.
I. Violations constitutionnelles et dérive autoritaire
Le pouvoir en place, sous la présidence de Félix Tshisekedi, manifeste une volonté explicite de briser le cadre constitutionnel :
- Article 70 de la Constitution : limitation du mandat présidentiel à deux, bafouée par la propagande en faveur d’un troisième mandat ;
- Articles 23, 24 et 26 : libertés fondamentales (expression, manifestation, information) violées par les arrestations arbitraires et la traque des opposants, y compris en exil en Europe ;
- Articles 187 et 188 : constitutionnalité de la mobilisation militaire et du recrutement de réservistes, violée par l’armement de civils, y compris des mineurs ;
- Article 64 : devoir citoyen de résister à tout exercice illégal du pouvoir.
Ces violations sont orchestrées par des acteurs de l’exécutif et du parti présidentiel (UDPS, Union sacrée), tels que Augustin Kabuya, Mbata, Didier Budimbu, Paul Tshilumbu et Christophe Mboso Kodia, responsables de la diffusion d’un message anticonstitutionnel et de la mise en œuvre de politiques répressives.
II. Génocide administratif et violations des droits humains
Le mouvement 3R documente une répression systémique et institutionnalisée :
- Génocide administratif : privation des droits civils, sociaux et économiques de millions de Congolais ;
- Arrestations arbitraires et similacres de procès ;
- Exécutions extrajudiciaires ;
- Répression des dissidents et opposants ;
- Radicalisation forcée à travers des discours identitaires et des stigmatisations (Rwandaphobie, Rwandalisation du débat national).
Chiffres alarmants :
- 7 millions de déplacés internes ;
- 5 millions de Congolais confrontés à l’insécurité alimentaire en Ituri et au Kivu ;
- Manque d’accès aux besoins physiologiques essentiels (pyramide de Maslow), alors que la RDC figure parmi les pays les plus endettés auprès du FMI (rapport février 2026).
III. Crise humanitaire, sociale et économique
- Les villes congolaises sont devenues des monstres urbains, sans infrastructures, sans routes et sans accès aux services essentiels ;
- La population souffre de maladies endémiques : choléra, dysenterie, impox, etc. ;
- La corruption est endémique, les caisses de l’État sont pillées et les ressources publiques détournées ;
- La guerre, réveillée par le pouvoir central à travers le M23 et l’armement illégal de civils, provoque une instabilité régionale et nationale majeure.
IV. Cadre juridique et international
Cette pétition s’appuie sur :
- Droit constitutionnel congolais : Articles 23, 24, 26, 64, 70, 187, 188 ;
- Droit international des droits humains : Déclaration universelle des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) ;
- Valeurs fondamentales de la 3R – Troisième Voie, Rupture, Refondation, République : engagement pour un État de droit, une démocratie responsable et la protection des citoyens.
Le respect du droit international et de la Constitution est la condition sine qua non de la stabilité et de la légitimité du pouvoir en RDC.
V. Attentes et revendications de la 3R
- Restaurer la Constitution et l’État de droit ;
- Mettre fin aux violations des droits humains et au génocide administratif ;
- Assurer la sécurité légitime et encadrer strictement la force publique ;
- Répondre à la crise humanitaire et sociale, en garantissant l’accès aux besoins essentiels et à l’aide internationale ;
- Promouvoir la transparence et la reddition de comptes des autorités ;
- Encourager un débat national inclusif, responsable et apaisé ;
- Mobiliser les institutions internationales pour un suivi et une action concrète sur la RDC.
VI. Appel à l’action internationale
Par la présente, le mouvement 3R :
- sollicite la prise en compte de cette pétition par les institutions internationales et parlementaires ;
- demande un suivi concret et régulier de la situation en RDC ;
- appelle à la mobilisation des partenaires internationaux pour garantir les droits humains, la sécurité et la stabilité démocratique dans le pays.
Nous vous prions d’accuser réception de cette pétition et restons disponibles pour fournir toute information complémentaire et tout document de référence que vous jugerez utile.
Signé :
Giress Brad Baggothy Nyembo Sumaili
Coordinateur provisoire – Mouvement 3R – Troisième Voie, Rupture, Refondation, République
Paris ; République française
Date : 09 Mars 2026