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Appel à Signatures : Lettre ouverte contre le harcèlement entre élèves

Pétition : Appel à Signatures : Lettre ouverte contre le harcèlement entre élèves Pétition

Appel à Signatures : Lettre ouverte contre le harcèlement entre élèves

6.242 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Gabriel GONNET Collectif dont le harcèlement à l'école g.gonnet@lacathode.org
Destinataire(s) :
À : Mr le Ministre de l’Education Nationale, Mr le Ministre de la Santé, Mme la Ministre de la Cohésion sociale, Mr le
La pétition
Actualité(s)
À : Mr le Ministre de l’Education Nationale, Mr le Ministre de la Santé, Mme la Ministre de la Cohésion sociale,
Mr le Président de la HALDE, Mme la Défenseure des Enfants

Nous souhaitons par la présente attirer votre attention sur la question des enfants harcelés à l’école, maltraitance à l’origine des phénomènes de « souffre-douleur » ou de « bouc-émissaire ». Nous saisissons donc vos instances afin de trouver des solutions précises et concrètes pour protéger ces jeunes et l’ensemble de la communauté éducative.

Notre intention est également de sensibiliser l’opinion publique, les médias, les acteurs de la communauté éducative (parents comme enseignants), les politiques et les institutions.

Le phénomène du harcèlement entre pairs dans l’espace scolaire est devenu tellement fréquent qu’on ne peut plus faire mine de l’ignorer… Quelle que soit la sociologie de l’établissement, 15 % des élèves environ (9% en tant que victimes, et 6% en tant qu’auteurs) sont concernés régulièrement par ces phénomènes entre pairs d’humiliations par violences verbales, ou physiques, répétées, insistantes, qui entament la confiance des victimes en l’école, et en eux – mêmes.

Les conséquences sur les souffre-douleur sont désormais bien connues : perte d’estime de soi, repli social, baisse de l’efficience scolaire, refus scolaire (un quart des élèves absents chroniques ne peuvent entrer à l’école parce qu’ils ont peur), phobie sociale, dépression, violence contre soi (conduites à risque et conduites addictives, prises de risques sexuels, tentatives de suicide), violence contre l’autre (les victimes de violence ont près de 5 fois plus de risques de devenir auteur de violences envers les autres).

La « loi du silence » contraint à la fois les victimes et les témoins de ces brimades : on ne fait que peu appel aux adultes, par peur de ne pas être pris au sérieux, et par peur des représailles, mais aussi par un consensus latent qui désigne la victime comme coupable de la situation, ce qui nourrit chez cette dernière un fort sentiment de honte (le sentiment d’être « nul ») qui alimente la marginalisation et réamorce les brimades.

Prévenir ces situations si désastreuses pour les victimes comme pour tout le public scolaire, consiste avant tout à mieux les repérer, à améliorer la qualité des interventions, à valoriser les ressources, mais aussi à mettre en place des dispositifs aptes à briser les enchaînements avant que ces violences ne s’installent, comme inéluctables.

Notre collectif, réunissant des acteurs du champ éducatif mais aussi du soin psychologique et psychiatrique, invite à l’ouverture d’une réflexion nationale sur cette question, afin que la communauté des adultes ne passe plus « à côté » d’un phénomène devenu à la fois banal et grave, pour les souffre – douleur comme pour l’ambiance générale de l’école française.

Nos voisins européens ont déjà obtenu d’importantes avancées dans ce domaine :
- En Norvège, Dan OLWEUS a largement fait connaître le phénomène des brimades à l’école et le terme anglo-saxon de « School-bullying » (harcèlement à l’école) en prônant la formation des enseignants et des programmes de prévention précoce.
- Au Royaume Uni, une loi anti Bullying sanctionne les faits de harcèlement dans l’école, une semaine anti bullying (anti bullying week) a été créée.
- En Belgique et en Suisse, des « kits de prévention » sont mis à la disposition des écoles et des intervenants sociaux, et aux Pays Bas, des politiques
Message du 17 mai: "Merci de votre intérêt, Notre pétition - lettre ouverte a eu en effet beaucoup d’impact : - Elle a permis que le Ministère de l’éducation nationale se saisisse de la question avec les résultat que l’on sait : http://www.weka.fr/actualite/education-thematique_7847/les-assises-nationales-contre-le-harcelement-scolaire-article_61730/ - Il est très important qu’un mouvement d’opinion vienne en soutien aux actions qui vont se mettre en place à la rentrée scolaire 2011- 2012 et que ce travail de prévention se poursuive quelque soit les échéances électorales - Nous pensons qu’il va être incontournable d’entendre les victimes et de trouver les solutions nécessaires pour que leur martyr cesse - Les signatures sont accompagnées de nombreux commentaires qui sont souvent autant de témoignages précieux, qui permettent à la question de pouvoir se dire et de briser le tabou du souffre douleur à l’école. - Enfin, cela peut déboucher sur des perspectives , par exemple une association de victimes , de leur proches et des personnes concernées par cette question. Cela pourrait déboucher, aussi sur un livre de témoignages qui brise définitivement le tabou. Nous remercions donc tous les signataires" Gabriel GONNET
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- Actualité(s) de la pétition -
895 commentaires
Patrick - Le 05/05/2011 à 07:25:57
Ecrivain Auteur du projet de civilisation Objectif Bien-être
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Gérald - Le 05/05/2011 à 17:07:37
Vous pourrez dresser des légions de constats, faire signer maintes et maintes pétitions par des spécialistes ès azimuts, qui ont, pour beaucoup, contribué au problème, rien n'y fera, car c'est avant tout une question de mentalité liée à la nature des sociétés édifiées sur et par des normes politico-religieuses, ce depuis l’aube du monde.

Ayant vécu pareil cauchemar que certains, dès mon enfance - et je suis âgé de 57 ans -, je vous prie de croire que je connais plus que bien le problème.

Il nous fallait être des « hommes », comme une femme se devait d’être « femme », selon la définition sociale propre aux deux genres, définition qui était en elle-même une règle, une loi inviolable ; malheur à qui la nature donnait autre chose que la normalité en vigueur !

Pour ceux qui ont étudié la « dynamique des groupes », vous ne pouvez voir, dans les agissements des écoliers de tous niveaux, de tous horizons, que l’exacte réplique de la mentalité des groupes : « Un leader, une parole, un peuple ».

Ce leitmotiv est l’essence de tout groupe, lequel groupe n’admet jamais en lui que ce qui est lui, et tout ce qui n’est pas lui “doit disparaître” ; pour la survie du groupe, l’inadmissible devient alors permis et permissible.

Vous parlez des droits de l’enfant, mais ce sont les droits humains qui, mis en péril, ont amené, par la voie de ceux qui précédaient, les maux de ceux qui allaient venir ; et, en rétrécissant le champ de vos efforts, vous ne faites que rétrécir votre champ de vision.

Ainsi, bornés comme l’est le bon vieux cheval, vous avancez sans cesse droit devant, ignorant à jamais les cô
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Yolande - Le 12/05/2011 à 19:23:04
Trop de laxisme de la part des parents, des profs....et les parents disent bon débarras pendant l'école, quand aux profs " vivement les vacances !!!....Se sont les adultes les responsables !
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