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Je suis Neuroatypique, Dys, Autiste, TDAH, je vis avec un handicap, c'est MOI !

Petition : Je suis Neuroatypique, Dys, Autiste, TDAH, je vis avec un handicap, c'est MOI ! Petition update
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Author(s) :
Sadia DIB
09/01/2026

« Redonner aux enfants un socle solide et des repères clairs, c’est protéger l’avenir de tous. Signez pour que le cadre éducatif et la responsabilité parentale de l’État soient respectés. »

Quand le cadre se délite : donner vision et socle aux enfants

Préambule

Ce texte n’est ni un réquisitoire, ni un manifeste. C’est un constat vécu, posé avec lucidité et humanité.

Il parle d’école, de cadre, de sécurité psychique et d’avenir.
Il parle surtout de nos enfants.

De ce que j’ai appris, et de ce que l’on m’a enseigné, je transmets ici ce qui me semble vital pour offrir aux enfants vision et repères.

Il y a des jours où l’on se rend compte que les repères que nous pensions solides s’effritent, que le monde autour de nous glisse doucement vers l’incertain. Les gestes quotidiens se font minuscules : détourner le regard, ravaler ses mots, rester attentif à chaque instant. Le bruit, la fatigue, l’attention permanente deviennent un fond constant, insidieux, que l’on finit par croire immuable. Ce n’est pas la diversité qui pèse, mais l’absence de repères clairs, ce manque de cadre qui transforme l’énergie en vigilance permanente plutôt qu’en création, en apprentissage, en projection.

La France, depuis ses fondements, a choisi un socle solide : liberté, égalité, fraternité, mais aussi solidarité entre citoyens. Cette République, par ses institutions et sa culture civique, a toujours été conçue pour protéger, éduquer et transmettre.

Les enfants, mais aussi chaque citoyen, y trouvent un cadre, des repères et des protections. Aujourd’hui, ce socle dépérit. Les valeurs qui devraient garantir la sécurité, la transmission et la confiance vacillent. Et quand le socle faiblit, c’est l’avenir de nos enfants qui est menacé.

Chaque société tient par ce que l’on appelle le socle commun : la transmission des savoirs, le respect des règles, l’instruction, la reconnaissance des efforts et de la discipline. Quand ce socle s’efface ou devient flou, les repères des enfants vacillent, et avec eux leur confiance et leur capacité à s’élancer dans le monde.
Redonner vie à ce socle n’est pas un retour en arrière. C’est offrir à chaque enfant un horizon clair, des points fixes pour se diriger et construire.

L’école est un miroir.

Elle reflète nos réussites et nos limites.

Dans des classes parfois surchargées, avec des enseignants mobilisés au maximum, certains enfants peinent à trouver leur place. Beaucoup d’enseignants sont épuisés non par manque d’envie ou d’engagement, mais par l’absence de moyens, par la nécessité de colmater plutôt que de construire. Les efforts individuels ne suffisent plus quand le cadre général s’érode.

C’est pourquoi le socle éducatif ne peut pas reposer uniquement sur l’école. Il doit être partagé, renforcé et compris par les parents, qui sont les premiers relais de la transmission des savoirs, des repères et des valeurs. Mais il doit aussi être garanti par l’État, qui joue le rôle de parent collectif, celui qui protège, encadre et assure que chaque citoyen et chaque enfant puisse évoluer dans un cadre sûr et juste. Quand cet appui manque, lorsque les repères fondamentaux s’effacent, on ne se sent plus “chez soi”, même dans son propre pays. On perd la sécurité essentielle que tout citoyen devrait pouvoir attendre : le respect des règles, la protection, l’accès à la connaissance, l’égalité devant la loi et la solidarité entre les membres de la société.

Redonner à l’éducation sa place, c’est offrir aux jeunes un cadre clair et protecteur, où la discipline n’est pas punition mais apprentissage de la responsabilité, du respect des autres et de soi-même. Encadrer les enfants et les adolescents, c’est leur permettre de comprendre leurs limites, d’explorer leurs potentialités en sécurité, de construire des repères solides.

C’est dans ce cadre que l’instruction prend tout son sens : apprendre à lire, compter, penser, créer, mais aussi apprendre à vivre ensemble.

L’éducation ne peut être efficace que si elle est partagée et soutenue par tous les acteurs : l’école, la famille, et la société dans son ensemble, avec l’État comme garant du socle commun.

C’est un cercle vertueux : plus le rôle de l’éducation est réhabilité et respecté, plus les enfants se sentent sécurisés, confiants et capables de devenir des citoyens autonomes et responsables. Redonner à l’éducation sa place, c’est préserver l’avenir de nos enfants et la cohésion de la société.

Parfois, on ajuste ses gestes, ses mots, ses pensées pour rester tranquille. On se tait pour éviter les conflits, on se retire pour protéger les siens. C’est un exil intérieur : être dans son pays, mais sentir que les repères fondamentaux ont disparu, que la sécurité et la clarté qui devraient être assurées par la société et l’État ne sont plus là. Ce n’est pas abandonner le monde. C’est chercher un cadre où l’enfant peut s’épanouir, où il peut apprendre et grandir sans peur.

Les choix difficiles ne sont pas toujours des renoncements. Observer, préparer, réfléchir : parfois, c’est la seule manière de protéger ce qui compte vraiment. Lucidité et anticipation deviennent actes de responsabilité, stratégie pour que chaque enfant conserve son énergie et son envie d’apprendre.

On peut créer des espaces de sécurité et de calme, réduire l’exposition aux tensions, refuser la culpabilité face aux choix nécessaires. On peut transmettre à la maison ce que l’école ne peut plus assurer seule : curiosité, esprit critique, effort et respect. On peut construire des parcours intelligents, protecteurs et adaptés à chaque enfant.

Nourrir la projection — métiers, possibles, horizons — devient alors un fil tendu entre le présent et l’avenir, un moyen de maintenir la vision et le socle pour l’enfant.

On ne peut pas porter le monde entier. On peut protéger son foyer, ses enfants, et préparer l’avenir avec lucidité et dignité. Refuser que la dégradation devienne norme n’est ni naïf ni violent. C’est une affirmation de vie, une clarté pour soi et pour les générations futures.

Chaque enfant mérite une vision claire et un socle commun vivant, compris, partagé et transmis. Trop de repères sont flous, et l’élan s’éteint faute de cadre. Nous demandons que le socle éducatif et la culture de l’instruction soient revivifiés, réinsérés et transmis, avec un accompagnement réel des parents qui en ont besoin, et la garantie que l’État assume sa responsabilité parentale envers chaque citoyen. Chaque enfant doit pouvoir grandir avec confiance, respect et horizons ouverts. C’est une responsabilité collective. C’est un engagement pour le futur de nos enfants et de la société.

© 2025 Sadia DIB – Tous droits réservés.

Le document peut être lu et des notes personnelles peuvent être prises par les enseignants ou professionnels autorisés. Toute reproduction, diffusion ou utilisation en dehors de ce cadre est interdite sans autorisation écrite de l’auteure.

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