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Lettre au rectorat

Sauvegarde en cours...
Pétition : Lettre au rectorat

Auteur : Anti réforme

Destinataire(s) : Jean-Michel Blanquer (Ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse)

Voici une lettre au rectorat que nous souhaitons lui envoyer, nous demandons à tous les secondes et premières du lycée Pierre Beghin de Moirans de la signer, si vous n'êtes pas en accord majeur avec une partie de la lettre ou quelle vous dérange merci de le signaler à votre enfant si vous êtes parents d'élèves, il saura certainement à qui s'adresser, sinon écrivez le en commentaire !

La lettre :


Madame, Monsieur,
Vous n’êtes pas sans savoir que la réforme du baccalauréat 2021 a su faire parler d’elle notamment depuis ce lundi 20 janvier 2020. Dans certains établissements, la première épreuve des E3C a débuté ce même jour, or après de long mois passés dans le « flou absolu » vis-à-vis de ces épreuves, nous tous, autant les élèves que les parents ainsi que les enseignants, en avons conclu cette semaine que la clarté de cette réforme ne verra jamais le jour. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous manifestons contre cette réforme, car chacun des élèves a aujourd’hui le sentiment d’être un cobaye, un rat de laboratoire sans avenir.

Les lycéens, vous adressent ce message en raison de l’impossibilité des établissements à réagir à nos revendications. Ces revendications sont nées suite à la précipitation de cette réforme : à commencer par ce qui nous a l’air d’une mauvaise information transmise par l’éducation nationale sur la « banque nationale de sujets ». Elle devait être ouverte le 1 décembre 2019, or pour une cause qui nous semble peu compréhensible, elle a été ouverte le 9 décembre, soit plus d'une semaine après la date prévue, ce qui témoigne déjà d’un défaut d’organisation. Cette « banque de sujets » était dite « ouverte » aux élèves et enseignants afin que nous puissions nous préparer aux épreuves, et que nos professeurs puissent eux aussi s’adapter. Cependant son accès reste impossible aux élèves. Alors comment pouvons nous nous préparer sans connaître la nature même de ces épreuves ? On ne peut survivre sans notion de survie. Les enseignants, quant à eux, ont eu accès à cette banque de sujets seulement 1 mois avant les épreuves, ce qui ne laisse que très peu de temps pour préparer les élèves à une épreuve de bac. De plus des erreurs dans les sujets zéros et de cette banque, ont été retrouvés, ce qui témoigne à nouveau d'un manque d’organisation, et surtout d’une précipitation dans la préparation des sujets. Cette réforme serait-elle irréfléchie ?

Deuxièmement, nous aimerions parler de l’égalité des chances qui d’après la réforme paraissait être plus profitable. Mais cette histoire de banque de sujets ne fait que réduire cette égalité des chances : un lycée pourrait avoir des sujets d’une difficulté plus élevé comparé aux autres. De plus les sujets n’ont pas de barèmes officiels, cela signifie-t-il que chacun des correcteurs corrigera a sa façon ? Ce qui accentue l’inégalité au niveau des chances de réussite de chacun. De plus la numérisation des copies ( qui déjà a un impact sur l’environnement !), obligeant certains élèves de changer d’habitude ( pas de blanco, pas de stylos trop claires ou effaçable…). La correction, quant à elle, risque d’être très difficile sur ordinateurs, autant pour la lisibilité des copies que pour souligner les erreurs. Nos chance de réussite sont de nouveau réduites.

Nous en venons au condition de travail cette fois-ci pour tous les niveaux de la seconde à la Terminale. Les secondes se trouvent malgré eux dans des conditions de travail peu favorables pour progresser dans leur programmes ( d’ailleurs très chargés ) à cause d’un flou total. De plus les enseignants ne peuvent leur accorder que peu de temps pour avancer et progresser, étant surchargés par cette réforme difficile à comprendre. Enfin ces élèves de seconde, s’attendant à arriver au lycée comme leurs camarades plus âgés, se retrouvent avec une réforme qui paraît précipitée.

Quant aux élèves de première, qui commencent une réforme sans avoir les connaissances des programmes de seconde, qu’ils n’ont pas pu faire, se retrouve maintenant face à une pression en continue pendant deux ans. Cela a un impact sur notre morale, qui ne peut se soulager et qui dit : perte de mentale, dit : perte de confiance en soi et donc un stress encore plus important pour les épreuves. Nous n’avons pas assez de temps pour se préparer à ces épreuves, notamment en langue ( seulement deux heures par semaine ). Enfin nous perdons une envie de travailler en direction du vide, nous sommes incapable de nous projeter post bac.
Enfin les Terminales, qui ne sont pas concernés par cette réforme, ressentent la même chose que les secondes, notamment pour leur oraux : les enseignants n’arrivent plus à leur adresser du temps pour les préparer.

Pour continuer nous allons parler de ces épreuves communes de contrôle continu. Ces épreuves nommées « continu » devrait être comme un devoir surveillé habituel, or nous avons reçu des convocations officielles, ce qui n'est jamais le cas pour un DS. De plus les épreuves ne font qu’augmenter la pression sur nos professeurs, qui souhaitent nous préparer à ces épreuves dans les meilleurs conditions. Mais cette pression se répercute sur les élèves, ce qui est mauvais pour nous. Ces épreuves devraient être donc faites comme un DS habituel et ne devrait pas être source de pression continue sur nous tous. Enfin les cours ne sont pas banalisés même sur la demi-journée d’épreuves alors que ce sont des épreuves du bac. Enfin, les conditions de ces E3C sont pour nous tous très peu favorables : manque de surveillants, trop d’élèves dans une même salle, différentes qualités audio-visuelles suivant les salles. Ces épreuves demandent vraiment une charge de travail supplémentaire considérable.

Nous finissons sur le choix des spécialités. Ce point de la réforme est intéressant mais le problème que nous avons, et surtout les premières, est que ce choix s’est fait à l’aveugle, avec laide unique des programmes. Nos enseignants et l’administration ont tant bien que mal essayé de nous expliquer ces choix avec le peu d’informations qu'ils avaient. Aujourd’hui ces choix sont très centrés sur notre avenir, ce qui veut dire que nous devons absolument savoir ce que nous voulons faire plus tard. Or la majeure partie ne le sait pas et certains pensent avoir fait une erreur dans leur choix, ce qui les obligent à redoubler pour choisir de nouvelles spécialités. Faudrait-il donc redoubler maintes et maintes fois jusqu’à trouver les bonnes spécialités ? Ces choix nous ont mis sous pression l’an dernier ; ces spécialités continuent de nous stresser sans cesse, d’autant plus que le grand oral est basé sur celles-ci, d’ailleurs le manque d’informations sur cet oral nous inquiète tous.

La réforme en elle-même paraît positive sur de nombreux point, mais voilà les ressentis que nous avons vis-à-vis de celle-ci. Nous en venons donc à nos revendications : nous voulons déjà une meilleure organisation, nous avons l’impression que cette réforme est précipitée. Et qui dit meilleure organisation dit meilleure transmission des informations liées à l’avenir de tous et à cette réforme. Et enfin nous demandons l’annulation des E3C, pour toutes les causes citées auparavant.
Nous espérons que vous comprenez nos difficultées devant cette réforme. Les élèves, les parents d’élèves et les enseignants du lycée Pierre Beghin de moirans, ainsi que tous les élèves et professeurs de France en accord avec nous, vous remercie d’avance pour l’intérêt que vous prendrez à lire nos requêtes, et souhaitent le meilleur des avenirs autant pour vous que pour nous !

Les élèves du Lycée Pierre Beghin
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