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Pétition : Sauver les croiseurs Jeanne d'arc et Colbert !

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Sauver les croiseurs Jeanne d'arc et Colbert !

Auteur : Olivier J.

Créé le 15/10/2014 - Fin le 15/03/2015

Mise à jour

À l'attention : Madame la ministre de la culture et de la communcation Fleur Pellerin

Sauvons les croiseurs Jeanne d'arc et Colbert !

Depuis quelques jours, presse spécialisée et journalistes se relaient pour saluer une véritable partie de notre histoire qui sera détruite si nous ne faisons rien.

Arrêtons ce massacre !
La France est un pays touristique qui paradoxalement, se plaît à saccager son prestigieux passé maritime. L'histoire n'est pas récente et les gouvernements successifs, de n'importe quel bord, ont en commun ce même problème : Ne pas préserver l'histoire maritime Française.

Des exemples ? Nous pouvons remonter loin en arrière :
-Le vaisseau Duguay-Trouin, construit en 1800, participant à la bataille de Trafalgar en 1805, capturé par les Anglais et détruit par les autorités française par sabordage en 1949.
-Le cuirassé « Richelieu », construit en 1935, participant à tous les conflits de la seconde guerre mondiale, portant haut les couleurs de la France et ferraillé en 1968. Aujourd'hui un seul de ces canons est exposé dans la base militaire de Brest, isolé et quasiment inconnu de tous.
-Plus récemment, le porte-avions « Clémenceau », qui à l'instar du porte-avions « Intrepid » à New-York aurait pu faire un magnifique musée aéronaval et fut en fait transformé en gigantesque farce politico-juridique.
-Le plus symbolique reste le « France », magnifique paquebot de 315m, longtemps symbole du prestige de notre pays, et ferraillé sur les plages indiennes en 2006... Quelle honte !

Aujourd'hui, d'autres navires prestigieux suivent cette même voie : la Calypso, navire emblématique du commandant Cousteau, et bien sûr nos 2 derniers croiseurs, la « Jeanne d'arc » et le croiseur « Colbert » derniers fleurons de la marine gaullienne et portant les couleurs de notre pays sur toute les mers du globe. Que de marins, français ou étrangers, se souviennent de ces navires et les laissent partir sans mot dire !

Il faut arrêter ce fatalisme et une bonne fois pour toute, se mobiliser contre le saccage de notre patrimoine naval, pour que les pouvoirs publics prennent conscience de leurs actes dramatique pour l'histoire de notre pays !

L'argument évoqué par les détracteurs est souvent rémanent : Ce sont des navires chers à entretenir, et remplis de produits toxiques.

Les contre-arguments sont pourtant simples :
-Protéger l'histoire n'a pas de coût... si tel est le cas, il faudrait également détruire la tour Eiffel ou la Palais de Versailles, dont les coûts d'entretiens sont mille fois supérieurs à ces navires !
Et pourtant, on ne les détruit pas, au motif que cette histoire-là rapporte... Mais pourquoi ces navires ne seraient-ils pas rentables ? Il existe dans le monde des sociétés capables de créer un business-plan rentable pour ces navires : Imaginons 200,000 visiteurs/an à 20€ l'entrée, cela permettrait de créer une manne financière considérable pour l'entretien du navire. Malheureusement, les gens qui savent faire cela ne sont pas légion en France, les anglo-saxons sont bien meilleurs que nous....
Les détracteurs diront également que ces navires sont des niches toxiques. Certes, il y a de l'amiante, comme dans toutes les constructions maritimes et terrestres des années 60. Pour autant, nous n'avons pas tout détruit, et chacun sait qu'une fois l'amiante stabilisée, elle n'est pas plus nocive que les gaz d'échappement qui s'échappent de nos véhicules.
Si effectivement, des tronçons d'amiantes pouvaient exposer les visiteurs à un danger certain, il n'y aurait qu'à fermer les sections dangereuses en attendant leur « nettoyage ».
Une telle attraction est-elle viable à long terme ?
Évidemment, à condition de la promouvoir chaque année, ce qui n'a pas été fait à Bordeaux avec le « Colbert », où l'association constituée d'amateurs (au sens noble du terme) s'est mainte fois heurtée à la municipalité pour l'intégration de ce bâtiment au sein du programme touristique de la ville. Malgré tout, le navire a accueilli dans les années 2004 plus de 200,000 visiteurs et fut le « monument » le plus visité de la municipalité.

L'emplacement est donc stratégique : si vous créez un musée maritime à Angers, vous aurez nettement moins d'entrées qu'à Marseille, Toulon ou au Havre. Si l'articulation entre les pouvoirs public et privé est bien coordonnée, vous aurez là tous les ingrédients du succès.

-La « Jeanne » ancrée à Brest en complément du musée maritime aurait à n'en pas douter un franc succès et ajouterait une vrai plus-value à un musée qui a besoin de rester vivant.
-Le Colbert, bâtiment-amiral de la flotte de la Méditerranée de 1976 à 1991, aurait également énormément de succès si il était à quai, visitable et proche du stade Mayol où pas mal d'anglo-saxons vont voir les matches de rugby.

Comment la France, qui peut s'enorgueillir du titre prestigieux de pays le plus visité au monde, avec quasiment 85 millions de touristes l'année dernière, peut se passer d'une telle opportunité ?

Ces bâtiments si prestigieux, ancrés dans les 2 principales bases navales du pays et ouverts au public génèreraient une bonne centaine d'emplois, directs ou indirects, permettraient de créer des pôles d'attractivité important et permettraient au secteur touristique de se développer avec à la clef des retombées financières importantes pour les villes visées.

Aujourd'hui, dans tous les ports de France existent des quais et des cales-sèches, symbole de la splendeur maritime passée de notre pays. Mais ces ouvrages sont aujourd'hui vides et dénués de sens dans un paysage industriel en pleine mutation où la mémoire des anciens devient de plus plus en fragile chaque jour. N'y a t-il pas la possibilité de faire accoster sur ces quais, de mettre sur une ligne de tins des navires symboles de l'histoire de France ? Pourquoi devrions-nous laisser ce legs continuer à disparaître ? Ne pouvons-nous vraiment rien faire ?

Si vous avez le courage et la conviction de vous dire qu'il ne faut rien faire pour sauver ces monuments non seulement du patrimoine naval français mais aussi de l'histoire française, passez votre route.

Si vous avez le sentiment comme moi que tant que les navires sont entiers, on peut encore agir, alors signez cette pétition.