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Pour la défense du répertoire et de la tradition à l'Opéra de Paris

Sauvegarde en cours...
Pétition : Pour la défense du répertoire et de la tradition à l'Opéra de Paris
Par Danser en France - Catherine SCHEMM

Pétition adressée à l'Opéra National de Paris

Les amateurs et amoureux de danse classique, néoclassique et du véritable répertoire de l'Opéra de Paris doivent se mobiliser. Nous sommes conscients que l'Opéra d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier ni celui de demain, mais notre culture et notre tradition ne doivent pas disparaître. 

Faire entrer des chorégraphes au répertoire est normal, cela permet à une compagnie de vivre et de s’enrichir, mais ne plus danser quasiment que cela est inacceptable surtout quand on est l’Opéra de Paris, soi-disant meilleure compagnie du monde. 

L'Opéra de Paris se doit d’être une maison de tradition dont le répertoire doit s'enrichir, mais aussi être transmis pour survivre. Cet Opéra qui a fêté il y a peu les 300 ans de son école de danse doit-il tourner le dos à son passé, certainement pas, même si Stéphane Lissner et Aurélie Dupont tentent de nous convaincre du contraire. Et ce ne sont pas les anciennes étoiles qui assurent la transmission de leur art qui diront le contraire. 

Cette école de danse qui continue à former chaque année des danseurs classiques va-t-elle bientôt avoir encore raison d’exister, si ce n’est que pour danser un seul ballet classique académique dans sa saison. 

Nous sommes stupéfaits de l'indigence de cette saison, une seule œuvre académique Le Lac des cygnes en 18 mois, et deux ballets narratifs à technique certes classique la dame aux camélias et Cendrillon programmés conjointement pour les fêtes de fin d’année quitte à user et blesser les nombreux solistes qui devront danser sur ces deux ballets.

Ne pouvait-on décaler l’une de ces deux œuvres en fin de saison. Le touriste de passage pour la première fois de son histoire n’aura aucun ballet classique à voir cet été.

2018 était l’occasion de célébrer les 200 ans de la naissance de Marius Petipa, qui s’il a certes fait sa carrière en Russie n’en est pas moins français et à l’origine de la majeure partie des ballets remontés par Rudolf Noureev et qui sont encore heureusement donnés à l’Opéra de Paris. Mais aucun hommage ne lui sera rendu, nos danseurs seraient-ils incapables de briller dans la pyrotechnie de ses ballets et ce n’est pas avec une telle saison qu’ils arriveront à renforcer leur technique. Sans doute le prestige des scènes internationales n’a plus d’intérêt pour nos étoiles. Seule l’École de danse est invitée en Russie pour célébrer le chorégraphe. Comment peut-on accepter ce désintérêt pour son histoire chorégraphique, surtout qu’il nous semble que la directrice de la danse a dansé tous les classiques du passé pour pouvoir s’épanouir dans de la danse contemporaine. Doit-elle prendre son seul exemple et oublier ceux qui dans la compagnie ont envie de danser du véritable classique ! 

Côté hommage, nous célèbrerons les 20 ans de la mort de Jerome Robbins qui a tant apporté à l’Opéra de Paris dans les années 80, mais au lieu de reprendre Four seasons ou de choisir une œuvre plus classique, c’est Fancy Free, tout premier ballet qu’il a créé qui entrera au répertoire. Si l’œuvre est réjouissante, c’est sans doute la seule qui soit totalement ancrée dans le musical américain et ne correspond en aucun cas au tempérament et au style de nos danseurs. 

Comment peut-on accepter que la saison soit constituée de 11 soirées d’entrées, de créations et de reprises d’œuvres contemporaines : Ohad Naharin, Marco Goecke, Pontus Lidberg, Sidi El Cherkaoui, Mats Ek, Cristal Pyte, Sol Léon, Paul Lighfoot, Hans Van Manen, Alessio Silvestrin.
Comment pouvons-nous comprendre et supporter que les reprises soient celles du seul Casse-Noisette de Sidi Larbi Cherkaoui Edouard Lock et Arthur Pita qui n'avait guère séduit les foules, ou celle de Tree of Code de Wayne Mc Gregor qui n’avait pas réussi à remplir Garnier et que l’on reprend à Bastille. Le balletomane saluera le prestige de certains de ces noms et le tour de force de faire sortir Mats Ek de sa retraite, mais comment pouvons-nous accepter de ne voir danser que du contemporain durant une saison, au prétexte que ces ballets seront peut-être les classiques de demain alors qu’ils auront déjà du mal à remplir les salles aujourd’hui.

Comment pouvons-nous comprendre que les deux compagnies invitées soient aussi des compagnies contemporaines, même si Martha Graham appartient à l’histoire de la danse. Comment pouvons-nous comprendre que la compagnie Rosas soit encore invitée alors qu’Anne Teresa de Keersmaeker est sans cesse au répertoire de l’Opéra de Paris, nous aurait-on caché qu’elle était devenue la nouvelle chorégraphe en résidence.

Comment pouvons-nous accepter alors que nous aimons la danse que pas une seule œuvre classique ne soit programmée et dansée à partir de mars 2019 et qu’une seule œuvre académique soit programmée en 18 mois. 

Comment pouvons-nous accepter l'oubli total de ceux qui ont écrit l'histoire de notre compagnie Lifar, Petit, Béjart...

Comment pouvons-nous accepter que tombent dans l’oubli tous ces ballets qui ont été créés pour l’Opéra et qui sont dansés partout dans le monde sauf dans notre compagnie : Giselle, Coppélia, le Corsaire, Paquita, Sylvia, la Sylphide… 

Comment pouvons-nous supporter que les seules créations et entrées au répertoire soient toute à connotation contemporaine. Ne pouviez-vous demander à un chorégraphe un ballet soirée à langage classique, et créer un véritable répertoire utilisant la technique classique soi-disant si chère à notre compagnie plutôt que de faire des créations qui seront oubliées dans un an… de surcroît quand les soirées de ballets ne font jamais recette contrairement aux grands classiques. Pourtant l’Opéra ne joue pas la philanthropie vu la nouvelle hausse des tarifs, avec des découpages de la salle toujours plus insidieux.

Comment pouvons-nous rester insensibles quand le pire à évoquer est sans doute la formation de nos danseurs de l’École de danse. À quoi sert de former encore des danseurs classiques si en 18 mois, ils ne danseront qu’un seul Lac des cygnes , devront-ils s’expatrier pour danser ce pourquoi ils ont aussi commencé à danser ! Pourquoi parler de haut niveau technique si vous ne donnez pas à nos danseurs de quoi les alimenter.

Nous savons très bien qu’ils apprécient de travailler avec des créateurs vivants, mais leur métier est aussi la transmission de ce répertoire unique que possède l’Opéra de Paris. Sans doute oubliez-vous aussi le public qui vient à l’Opéra rêve majoritairement de tutus, de pointes, d’histoire… C’est en découvrant ce répertoire classique que le spectateur aura envie de découvrir autre chose… Et ce n’est pas en programmant une battle de hip-hop que vous ferez venir un plus grand public.

Comment toutes les autres compagnies internationales arrivent-elles à mêler tradition et création, à respecter leur répertoire, à faire danser du pur classique et du pur contemporaine ? 

Comment se fait-il que seul l'Opéra de Paris joue son exception culturelle typiquement française. Heureusement que la directrice de la danse dit qu'il faut entretenir la technique classique pour bien la maîtriser. Comment les danseurs vont-ils retrouver un haut niveau s’ils ne dansent qu'une fois en 18 mois un ballet utilisant leur vocabulaire.

Comment peut-on accepter qu’on nous serve une saison d’une telle indigence !

Que peut-on espérer pour le futur de l’Opéra ?
Nous espérons juste que la raison l’emporte et que nous retrouverons contrairement à ce que l’on cherche à nous faire croire un véritable équilibre chorégraphique entre le passé et le futur.
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