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Pétition

Sauvons Scandola !

Pétition : Sauvons Scandola ! Pétition

Sauvons Scandola !

35.290 signatures
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur(s) :
Save Scandola
Destinataire(s) :
Président du Parc naturel régional de Corse
La pétition
Mises à jour

Ces dernières années le taux de reproduction des balbuzards a été catastrophique à Scandola en Corse.

Les études récentes montrent la corrélation irréfutable avec la surfréquentation touristique de la Réserve de Scandola avec plus de 400 dérangements par jour en été !

Scandola bénéficie pourtant réglementairement d'un niveau maximum de protection régionale, national, européenne et mondiale.

Si rien n'est fait, nous allons revenir bientôt à la situation d'avant la création du Parc naturel régional de la Corse, lorsque le braconnage et le trafic d'oeufs avaient réduit à deux le nombre de couples.

La menace ne concerne pas que les balbuzards puisque la faune marine déserte aussi la Réserve, ce qui est pour le moins paradoxal.

Le bruit, les gaz d'échappement des bateaux impactent aussi gravement la flore marine.


Exigeons des responsables et des élus qu'ils prennent des mesures fortes pour la réduction du trafic dans la Réserve naturelle de Scandola et qu'ils les fassent appliquer.


Nous sommes les avocats de la Nature, elle compte sur nous !


Le 17/05/2020

Les carences dans la protection de la Nature à Scandola remontent à plus de 20 ans !

Déjà en janvier 1994, l'expert mandaté par le Conseil de l'Europe pour le renouvellement jusqu'en 2000 du Diplôme européen des Espaces protégés de la Réserve de Scandola, constatant l'augmentation du nombre de bateaux présents recommandait la mise en place de contrôles de la vitesse et l'interdiction de certaines zones comme le goulet de Gargallu et la Punta Palazzu. Recommandations et d'autres en dix points qui se firent de plus en plus pressantes à chaque renouvellement du DEEP en 2000, puis 2010. Aucune mesure pour endiguer l'augmentation du trafic ne fut jamais prise, l'étonnement actuel des présidents du Pnrc et de l'Oec laisse donc perplexe.

De 2006 à 2010, 33 jeunes balbuzards (env. 6 /an) nés à Scandola ont été envoyés au Parc naturel de la Maremma en Italie pour y réintroduire le balbuzard disparu depuis des décennies. Les scientifiques de l'époque avaient estimé que la population de balbuzards de Scandola était devenue suffisamment dynamique pour autoriser ces prélèvements. En 2010, pour la première fois après plus de 40 ans, 2 poussins sont nés au Parc de la Maremma. En 2018, 7 poussins issus de 4 couples ont réussi leur envol. Les nids sont situés dans une zone marécageuse, donc peu accessible et qui de toute façon est classée en réserve intégrale. Il existe un lieu d'observation encadré qui reçoit des passionnés d'ornithologie, donc un public de passionnés respectueux de la vie sauvage. Les balbuzards de la Maremma peuvent se nourrir de poisson capturé en mer ou au débouché d'un petit fleuve où la pêche est interdite. Nul besoin de grandes études pour conclure que les animaux sauvages ont seulement besoin de tranquillité.

Tout le contraire de ce qui se passe à Scandola avec son inflation touristique d'année en année. L'expert suisse venu en 1994 note aussi que des gardiens du Parc occupent pendant la journée la cabane sur la plage d'Elbu, donnant ainsi plus de visibilité à la surveillance du site. Une présence permanente pendant la journée qui aujourd'hui est effective...au lac du Melu.

Le 28/04/2020

Après le communiqué de presse conjoint des Présidents du Pnrc et de l'Oec du 21 avril 2020, qui parle ''de l'éventualité d'un non-renouvellement'' du Diplôme européen des Espaces protégés (DEEP) , il faut redire que c'est faux, le retrait est entériné et officiel. La réunion du Comité permanent de la Convention de Berne en décembre 2020 ne reviendra pas sur cette décision.

Si la Corse veut obtenir à nouveau ce DEEP, elle devra mettre en œuvre des mesures concrètes qui seront à nouveau examinées par le Groupe d'experts du Conseil de l'Europe.

Pour autant la Réserve naturelle de Scandola n'en reste pas moins protégée, même si en plus, elle perdait son Label Patrimoine mondial de l'Unesco, elle n'en serait pas moins soumise à l'application de la Convention de Berne de 1979 sur la conservation de la vie sauvage et des espaces naturels ratifiée par la France. Le balbuzard-pêcheur est par ailleurs protégé par un arrêté du 17 avril 1981 et inscrit à l'annexe 1 de la Directive oiseaux de l'Union européenne.

Le paradoxe de l'histoire étant que c'est l'ensemble de la presqu'île de Scandola qui est protégée, sa partie terrestre est totalement interdite à toute présence humaine (hors scientifiques), ainsi que son survol à moins de 1 000 m, alors que sa partie maritime est ouverte sans limites à la présence humaine et avec quels excès !

Quelques pistes pour que Scandola redevienne vraiment un espace où la Nature est protégée :

 

Zone d'exclusion de 3-400m autour des nids du 15 mars au 15 août comme préconisé par les scientifiques, délimitation claire et visible de la zone d'exclusion

Interdiction totale d'ancrage dans les herbiers de posidonies en particulier à Elbu

Respect effectif de la limitation à 5 nœuds dans toute la Réserve

Interdiction des jet-ski

Limitation des capacités de promenades en mer, pas d'autorisation pour de nouvelle sociétés

Information des règles à respecter des plaisanciers et des touristes louant des bateaux

Élargissement de la taxe Barnier à ces deux dernières catégories.

Justification de l'utilisation du produit de cette taxe par le Pnrc et la commune d'Osani à des fins de protection de Scandola (information, panneaux, surveillance, dispositifs techniques...)

Limitation de la puissance des bateaux autorisés dans la réserve (par ex : ratio puissance/Nb de places)

Extension effective de la Réserve de 1 000 à 2 000 Ha comme envisagée depuis 1991 dans un document du Pnrc

Toutes mesures qui permettent les activités de promenade en mer, mais simplement en les encadrant.

 

Projet d'extension de la Réserve de Scandola par le Pnrc depuis … 1991 !

 

https://www.corse.fr/attachment/167622/

 


Le 18/04/2020

La Réserve naturelle de scandola en Corse a bel et bien perdu son Diplôme européen des espaces protégés. 

En lançant une pétition et en demandant de la signer et ainsi de soutenir notre démarche en faveur de la Nature, notre bien commun, nous nous engageons bien sûr à fournir des informations sincères, fiables et incontestables. Certains signataires nous ont demandé de préciser si la perte du DEEP était effective ou suspendue à des mesures qui pourraient être prises ultérieurement. Nous ne sommes plus dans cette configuration, après moults recommandations, voire ultimatum, le Secrétariat du Diplôme européen a estimé que les conditions n'étaient plus remplies pour le renouvellement du DEEP. Cette décision prise lors de la réunion du groupe d'experts a ensuite été validée par le Bureau du Comité permanent de la Convention de Berne du Conseil de l'Europe, et la décision notifiée à la France et à la zone protégée (la Corse). Dans les détails, le DEEP de Scandola court peut-être jusqu'à fin 2020, mais la décision de non-renouvellement est elle, bien actée. Une décision très rare dans l'histoire du Diplôme européen.

On ne peut pas se réjouir de cette perte, il n'aurait tenu qu'aux décideurs politiques de prendre des mesures concrètes pour réellement protéger notre patrimoine commun. Cette décision de non-renouvellement connue, d'aucuns prétendront que la perte n'est pas si considérable. Un peu comme lorsqu'on se présente à un examen, et qu'on échoue, et affirmer qu'il n'avait de toute façon aucune valeur !

 

Voici la traduction du texte et la décision prise, à noter les termes particulièrement sévères qui ne sont pas habituels pour un texte officiel :

 

Réunion du Groupe de spécialistes du Diplôme européen pour les zones protégées

(18-19 mars 2020)

Suivi des zones identifiées en 2019 et nécessitant une attention particulière

Réserve naturelle de Scandola 

''Le Secrétariat a rappelé la situation particulière de la Réserve Naturelle de Scandola, rappelant que
l’expert, l’évaluation sur place d’Olivier Biber en 2018 (rapport T-PVS/DE(2019)2) et la décision de renouveler le diplôme avait été suspendue, en attendant l'extension de la Réserve naturelle et la création d’un parc marin au plus tard le 31 janvier 2020. En mai 2019, le Secrétariat a écrit aux autorités de gestion et au Point focal de la Convention de Berne de la France, les informant de la décision du Groupe de Spécialistes.
Malgré l’engagement pris par le Point focal à la Convention de Berne au 39ème Comité, la lettre est restée sans réponse.
En outre, l’expert s’est de nouveau rendu dans la Réserve en juillet 2019 et a conclu qu’aucun progrès n’avait été réalisé et la situation, particulièrement en ce qui concerne la pression touristique, a même empirée.''

(Texte encadré sur fond bleu)

''Le Groupe de Spécialistes a convenu à l’unanimité de ne pas renouveler le Diplôme de la Réserve naturelle de Scandola, en raison du manque considérable de progrès et des tentatives minimes de communication avec le Secrétariat, malgré plusieurs mises en garde du Groupe au cours des dernières années.
Le Secrétariat poursuivra le suivi de la zone, dans la mesure du possible en liaison avec d’autres organisations telles que le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO, et fera un rapport chaque année lors de la réunion du Groupe de spécialistes. ''

 

 


Le 16/04/2020

La Réserve naturelle de Scandola vient de perdre au 15 avril son Diplôme Européen des Espaces Protégés qui devait être renouvelé en 2020.

Après une visite sur le site d'un expert ornithologue mandaté par le Conseil de l'Europe en juillet 2018 et son rapport accablant sur la situation de la réserve naturelle de Scandola.

Au constat des multiples infractions quotidiennes aux règles de protection de la Nature, après un ultimatum aux autorités politiques et environnementales resté sans réponse, le Conseil de l'Europe et son groupe d'experts chargé de la bonne application de la Convention de Berne de 1979 sur la vie sauvage et le milieu naturel a retiré le DEEP à Scandola à compter d'avril 2020.

Le précédent renouvellement avait été fait à la condition expresse de prendre entre autres des mesures drastiques contre la surfréquentation de la Réserve, recommandations dont aucun point n'a été satisfait dans cet intervalle de 5 ans.

Par ailleurs le Comité chargé de ce Diplôme est en contact étroit avec l'Unesco qui a attribué le label Patrimoine mondial de l'Humanité à Scandola, ce qui devrait aussi avoir des répercussions pour ce label. Indiquons enfin qu'une mission d'expertise menée par le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris à la demande de la Dréal corse conclut entre autres qu'une zone de quiétude pour les balbuzards devrait être instituée à 300 m minimum des nids occupés du 15 mars au 15 août de chaque année pour contrer l'échec reproductif constaté maintenant depuis 10 ans.

En outre la législation européenne oblige les États à organiser des repeuplements lorsque la population des espèces sauvages a atteint le point limite de disparition complète, c'est cette obligation de repeuplement qui est mis en œuvre pour l'ours dans les Pyrénées.

PS : Dans la situation inédite liée au coronavirus, avec l'interdiction d'aller en mer, nous pourrons observer ce qui se passe à Scandola avec la tranquillité totale pour la faune et la flore jusqu'à une date pour l'heure inconnue.

Le 25/11/2019

Après des décennies de laisser-faire, nous ne pouvions attendre dans l'immédiat des décisions à la hauteur des enjeux, mais toutes les actions entreprises dont cette pétition mettent la question de Scandola à l'ordre du jour de toutes les autorités environnementales. Plus largement Scandola est associée à la problématique globale de la surfréquentation touristique comme à Venise, au Mont St Michel, au Mont Blanc et tous les autres sites célèbres. D'un point de vue ornithologique ou marin, une période d'exclusion d'un mois est insuffisante, et clairement sans impact notable sur la faune terrestre et maritime de Scandola, mais c'est déjà un premier pas vers une exclusion permanente de navigation. Les sociétés de promenade en mer commencent à comprendre que le public devient attentif à son impact environnemental, les mesures de protection deviendraient ainsi un argument positif en faveur de ces sociétés. La même démarche forte de sensibilisation devrait être faite auprès des plaisanciers qui sont une autre partie du problème.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/23/hyperfrequentation-touristique-il-serait-logique-qu-un-ordre-public-ecologique-soit-enfin-consacre_6020239_3244.html?fbclid=IwAR3DPOD5Z7eSfrdQKOC9pwRSTh0IrPJxK16YTZANdoicTVeDHshA0QEBei8


Le 28/10/2019

Quand les institutions environnementales regardent ailleurs, la Nature trinque

Il n'y a jamais eu autant d'organismes officiels chargés de protéger notre environnement : parcs régionaux ou nationaux, Dréal, Conventions européennes, labels, aires protégées etc... et pourtant la biodiversité est en perdition.

Les règlements, décrets et autres codes de bonne conduite s'empilent les uns sur les autres en un mille-feuilles indigeste et singulièrement inefficace. Faire le tour des fonctionnaires et des élus en charge de l'environnement c'est entendre toujours le même discours : il faut étudier, ne pas stigmatiser, privilégier la concertation et le consensus, ne pas prerdre de vue les enjeux économiques et les emplois...

Pendant ce temps-là, les balbuzards dans leurs nids observent désabusés les va et vient des bateaux, essayant de trouver un endroit où pêcher entre les hors-bord, voiliers et jet-ski.

Notre petit Président, ''chantre'' de la biodiversité, s'extasie d'avoir aperçu une tortue, sur l'îlot de Grande Glorieuse dans l'Océan indien.

Sa sympathie sélective va aux tortues mais pas aux balbuzards de Scandola menacés de disparition. Manifester de l'empathie pour les tortues c'est toujours quelques points de popularité facilement gagnés.
L'Unesco s'occupe de 1 200 sites classés dans le monde dont 51 aires marines protégées, alors Scandola dans tout ça ne pèse pas lourd ! Nous ne sommes pas dans la gestion, l'administration de la Nature, simplement pour nous, habitants de cette île, Scandola est notre perle de la Méditerranée.

Donc à nous les avocats de la Nature d'observer, d'enregistrer, de témoigner, d'interpeller.

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=517485392135375&id=319902425227007

Le 07/10/2019

La zone de "quiétude" pour deux nids de balbuzards à Scandola pendant la mois de juillet 2019, a eu un effet tout relatif au vu de nos observations sur place. Toujours les mêmes maux : surfréquentation, vitesse excessive, approche des nids, difficulté de pêche pour les balbuzards...

Nos contacts avec l'Unesco qui a attribué le label Patrimoine mondial (World Heritage) en 1983 n'ont donné aucun résultat. L'Unesco qui connaît parfaitement la situation n'a pas voulu nous recevoir ni bénéficier des observations faites sur place. Trop occupée au classement de la tradition du pizzaiolo napolitain ou de la place culturelle de la bière en Belgique. Sujets certes interessants, mais secteurs nullement menacés ni en voie de disparition, voir les succès des fêtes de la bière ou la consommation quotidienne de pizzas dans le monde ! Par contre intervenir pour empêcher la disparition des balbuzards n'est pas dans les priorités de l'Unesco. Donc, de L'Unesco à Paris nous retiendrons le ballet des grosses limousines noires, signes d'une intense activité diplomatique de l'institution...

Les actions en faveur des balbuzards et de la Nature en général sont plus que jamais à l'ordre du jour devant la carence manifeste des organismes sensés assurer la protection de notre planète.


Le 07/09/2019

Dernières nouvelles de Scandola, alors que L'Office de l'Environnement de la Corse annonce avoir installé des caméras pour un comptage précis des bateaux à Scandola en 2019.

Les scientifiques eux annoncent qu'ils ont déjà fait le travail avec des caméras automatiques qui ont enregistré d'avril à octobre 2018  1 300 ancrages devant la baie d'Elbo et 11 000 mouvements de bateaux !

Ils ont de plus procédé à des enregistrements sonores sous-marins, milieu où le son se propage beaucoup plus que dans l'air perturbant tous les repères des poissons.

Si à cela on ajoute les études sur l'échec reproductif des balbuzards liés sans conteste à la sur-fréquentation, que faut-il de plus pour que le Pnrc, l'OEC, le Ministère, L'Europe et l'Unesco prennent les mesures de protection urgentissimes ?

 

 


Le 28/07/2019

Nous annoncions une avancée significative avec une zone d'exclusion de 250 m autour des nids de balbuzards, avec effet immédiat. Après vérification sur place, peu de changement, si ce n'est l'interdiction de pénétrer dans la grotte-faille sous la Punta Palazzu. Vu de multiples passages à moins de 30 m des nids, vitesse bien supérieure à 5 noeuds, absence de délimitation claire de la zone d'exclusion etc... Pas de bénéfice pour les balbuzards et la faune marine dans l'état actuel.

La zone d'exclusion doit cesser dans quelques jours au 31 juillet, donc, pour nous, rien est réglé. Voyons si balisage, pannneaux, information loueurs et plaisanciers se met en place.


Le 06/07/2019

La victoire est à portée de main !!!

Le 1er juillet 2019, le Comité consultatif de la Réserve de Scandola s'est réuni pour la première fois depuis deux ans. Il a décidé à titre ''expérimental'' d'interdire toute présence à moins de 250 m des nids de balbuzards d'avril à fin juillet. cette décision est à effet immédiat ! Ce Comité consultatif renouvelé compte dans ses rangs Olivier Duriez qui avec d'autres scientifiques a mis en évidence le lien irréfutable entre surfréquentation et échec reproductif des balbuzards. Le Prof. Nardo Vicente, scientifique de l'Institut Paul Ricard, bon connaisseur de Scandola est aussi membre de ce Comité. Ce qui ouvre des perspectives très positives pour la Nature.

Comme écrit précédemment le statu quo devenait impossible pour l'Office de l'Environnement de la Corse et le Parc naturel régional de Corse. Nous demandons plus avec en autre l'interdiction de pénétrer dans la grotte marine et une zone d'exclusion pérenne, mais ne boudons pas notre plaisir et le vôtre, vous les plus de 30 000 signataires de la pétition.

Lors de la visite du premier Ministre du 4 juillet dernier en Corse, nous avons pu rencontrer le ministre Rugy en présence du président du PNRC,  du président de l'OEC, de la Préfète de la Corse, du Directeur de la Dréal et d'un député de la Corse. Nous avons bien sûr déroulé tout l'argumentaire en faveur de mesures fortes et rapides pour Scandola.

 


Le 02/07/2019

Pour bétonner, raser une forêt ou des arbres dans une ville, tout va très vite. Un beau matin, vous êtes réveillé par le bruit des tronçonneuses ou des pelles mécaniques qui creusent des fondations. Par contre pour prendre des mesures de protection, tout est désespéremment lent, malgré des dizaines de réunions stériles qui mobilisent, des élus, des administratifs, et au final la pression des associations, la médiatisation de faits pourtant connus des décideurs pour que les choses bougent un peu.

Le document en pièce jointe de 2013 montre bien que le problème de Scandola est parfaitement connu dès cette époque : échec de la reproduction des balbuzards, surfréquentation chiffrée à 200 000 visteurs par an, interdiction envisagée des jet-ski, dégradation des trottoirs à Lithophillum bisoides, pollution par les hydrocarbures. 

Ce rapport montre aussi qu'un nombre conséquent d'études sont réalisées chaque année sur la Réserve de Scandola que cela soit pour la partie terrestre ou marine, sur la faune et la flore. Ceci répond au président du parc naturel régional de la Corse déclarant récemment qu'il faut encore faire des études...

L'état alarmant de Scandola est bien documenté, et pourtant en 5 ans rien n'a été fait !

https://rm.coe.int/rapport-annuel-2013-de-la-reserve-naturelle-de-scandola/16809324c6


Le 29/06/2019

Notre pétition a atteint les 30 000 signatures en faveur des balbuzards et de la faune aquatique de Scandola. Pour visualiser l'ampleur de cette pétition, il suffit d'imaginer qu'un être humain moyen les bras tendus a une ''envergure'' d'environ  1,70 m, si tous les signataires formaient une chaîne humaine, elle aurait 51 km de long !

Vos commentaires unanimes soulignent que la préservation  de la nature doit l'emporter sur les intérêts économiques.  En précisant bien qu'une zone d'exclusion totale autour des falaises ne ruine en rien les activités de promenade en mer.

Les Affaires maritimes, la Gendarmerie maritime et la brigade nautique de la Gendarmerie nationale avec 4 bateaux et une douzaine d'hommes pour surveiller 1 100 km de côtes corses ne peuvent établir une surveillance permanente à Scandola. La brigade nautique dispose d'un navire avec 2x90 CV et met deux heures par mer calme pour faire Ajaccio-Scandola, idem pour le retour en fin de journée. Certains navires de promenades embarquant 10 passagers sont dotés de 2x300 CV et peuvent atteindre les 50 noeuds, soit 98 km/h !

Dans les prochains jours, les associations signataires de la lettre au ministre Rugy (testée sans réponse), doivent  rencontrer le 1er Ministre en visite dans l'île. L'inflexion ''verte'' donnée dans son discours post-européennes trouvera-t-elle une traduction concrète pour Scandola ???

A suivre


Le 12/06/2019

Pour Scandola, il y a surtout un accord des décideurs pour ne rien décider. La seule annonce officielle est la mise en place d'un système de comptage des bateaux venant sur le site. Des dizaines d'articles de presse attirent l'attention du public sur le non-respect de la vie sauvage dans une Réserve sensée protéger oiseaux, poissons, plantes... Il n'est plus temps de compter, d'étudier, de tergiverser, il faut agir, prendre des décisions, faire cesser ce scandale absolu. 

Le passage des bateaux créé des vagues qui se propagent à la surface de l'eau et gênent les balbuzards pour repérer leurs proies. C'est un peu comme regarder Canal+ en crypté. Ils vont donc pêcher plus au large et passent plus de temps pour ramener de la nourriture à leurs petits.

Merci de faire signer la pétition autour de vous, pour que nous puissions atteindre les 30 000 signatures.


Le 05/06/2019

Encore un petit effort et nous serons à 30 000 signatures, ce qui n'est pas rien !!! Merci

Sur le terrain, la saison est lancée à Scandola. Pour le moment, pas de décision concrète, mais nous savons qu'en interne, les débats font rage et les tensions sont fortes quand aux mesures qui devront inévitablement être prises. L'Office de l'Environnement de la Corse parle d'installer un dispositif de comptage pour avoir une idée précise de la fréquentation de Scandola, encore un moyen de retarder les mesures à prendre. Tout indique clairement que la population de balbuzards est en recul, le milieu marin de Scandola en très  mauvais état et la première chose à faire serait de compter les mouvements de bateaux ??? Tout en jurant la main sur le coeur que la priorité est la défense de la Nature ! Rappellons qu'un dispositif sophistiqué de surveillance de Scandola devait être financé par la Fondation océanographique de Monaco, finalement l'affaire a capoté...

L'Unesco va demander des explications à la France, la pression est aussi mise pour le renouvellement du Diplôme européen des espaces protégés en 2020. Il est inévitable que le statu quo n'est plus tenable.

Malgré plusieurs contacts et l'information faite, le WWF n'a toujours pas modifié son site web qui affirme que la Réserve de Scandola est un modèle de protection de la Nature !

http://wwf.panda.org/fr/aires_marines_protegees/decouvrir_les_amp/


Le 12/05/2019

Nous n'avons toujours pas de réponse du Ministère de la Transition écologique au courrier des 9 associations environnementales de Corse, près de 2 mois après son envoi.

Le Ministre Rugy peu après sa nomination, avait lancé l'opération de réintroduction des ours dans les Pyrénées. Mais côté balbuzards et milieu marin de Scandola, silence radio.

La question occupe pourtant le devant de la scène, avec reportages, manifestation, pétition, interviews, communiqués...

La surfréquentation de Scandola est le fait des plaisanciers et des sociétés de promenades en mer, sans établir de hierarchie dans les responsabilités. Les bateliers minimisent leur impact, les associations de plongeurs sous-marin mettent en avant leur comportement vertueux, les plaisanciers et autres utilisateurs de jet-ski n'ont pas de représentants identifiés.

L'Unesco veut des explications de la France, l'Europe est embarrassée, le WWF continue de vanter la gestion exemplaire de Scandola, l'Office de l'Environnement de la Corse doit faire des annonces, Le Présidentr du Parc naturel régional de la Corse est dans le déni de réalité, Ségolène Royal fraîchement revenue des pôles fait quelques déclarations approximatives ...

ça va finir par bouger !

http://wwf.panda.org/fr/aires_marines_protegees/decouvrir_les_amp/


Le 25/04/2019

La tension est montée d'un cran à Scandola avec les menaces de mort anonymes reçues par les gardes de la Réserve. Le flux de 200 000 visiteurs par an procure des recettes conséquentes pour la région, La Réserve de Scandola est donc une formidable machine à cash sur le dos de la Nature.

La situation alarmante de Scandola est aujourd'hui largement médiatisée, il est évident que le statu quo est intenable. Le Parc naturel régional de la Corse va réunir le Comité scientifique qui ne s'était pas réuni depuis deux ans ! Le Ministre Rugy, le Secrétariat de la Convention de Berne, l'Unesco vont devoir se positionner.

La Réserve de Scandola vit sur sa réputation, ainsi sur le site du WWF consacré aux aires marines protégées, Scandola est toujours présentée comme un modèle de protection de la Nature !

Dans un communiqué l'association des bateliers dénoncent le mauvais procès qui leur est fait, fustigeant les "écologistes de clavier"... Visent-ils les dizaines de milliers de défenseurs de la Nature qui ont signé cette pétition ?


Le 20/04/2019

Notre action pour les balbuzards et Scandola est soutenue et reprise par de nombreuses associations de protection de la Nature en France et en Europe. La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) va relayer le message auprès de BirdLife. L'Unesco qui a classé Scandola au Patrimoine mondial  de l'Humanité va interpeller la France sur la situation de la Réserve de Scandola.  Le label Unesco World Heritage engage la signature de la France au respect de plusieurs articles. De la même façon, la signature de la France est engagée par la Convention de Berne de 1979.

La Collectivité de Corse, l'Office de l'Environnement de la Corse et le Parc naturel régional de Corse ont tout à fait le pouvoir de prendre des mesures d'exclusion totale autour des falaises de Scandola. Des mesures seront annoncées prochainement, mais il s'agira sans doute seulement de quotas.

Une mesure inapplicable, inadaptée, incontrôlable qui n'aura pas d'effet sur la reproduction des balbuzards et le milieu marin.

Une seule solution, l'interdiction !


Le 12/04/2019

Sous la pression de nos actions, la situation évolue à Scandola. Les Présidents du Parc naturel régional de la Corse et de l'Office de l'Environnement de la Corse ont acté le fait que la situation ne pouvait rester en l'état dans la Réserve de Scandola. Ils sont pourtant encore dans le déni de réalité pour le Président du Pnrc lorsqu'il affirme qu'il faut davantage d'études alors  que la Réserve de Scandola fait depuis sa création l'objet de multiples études. La dernière publiée dans la revue scientifique Nature conservation établit formellement le lien entre surfréquentation touristique et baisse dratique des jeunes balbuzards à l'envol. Cette étude montre un taux de corticostérone, l'hormone du stress, 2,5 fois plus élevé à Scandola que sur des sites sans afflux touristique. La même situation a été constatée aux Canaries sur des nids de balbuzards dans une zone également surfréquentée. D'après les scientifiques, une zone d'exclusion à Scandola mise en place rapidement permettrait à la population de balbuzards de croître à nouveau.

Les oiseaux, les chauve-souris et la faune marine sont les seuls occupants légitimes de la presqu'île de Scandola. Nous sommes leurs défenseurs.


Le 05/04/2019

Toutes les remarques jointes par les signataires de cette pétition disent une seule chose : la préservation de Scandola, de sa faune sauvage, de sa flore et de son milieu marin uniques doivent être placés bien au-dessus des intérêts économiques.

Pour le moment malgré vos 29 000 signatures, l'envoi de 500 cartes postales, la lettre au ministre Rugy signée par 9 associations environnementales, plus des contacts au niveau européen et auprès de l'Unesco, c'est le silence radio !

Par contre, des élus se sont offusqués que les associations interpellent directement le ministre, attitude d'autant plus insupportable que c'est l'absence de mesures fortes qui est responsable de la situation catastrophique de la Nature à Scandola.

Les mesures d'exclusion maritime autour de Scandola ne sont pas encore en vue, mais la cause de Scandola a été largement médiatisée par les journaux locaux, nationaux et même européens.

L'absence de réaction officielle ne signifie pas que le message n'a pas été entendu, au contraire, nous ne tarderons pas à avoir des annonces.

Le combat pour Scandola est emblématique, c'est le droit des animaux sauvages et organismes marins à vivre et se reproduire dans un milieu dont ils sont les occupants légitimes.

Restons les avocats déterminés de la Nature !

Le 20/03/2019

Après la pétition et l'envoi de cartes postales, une lettre signée par 9 associations environnementales en Corse a été envoyée le 11 mars 2019 au Ministre de la Transition écologique pour demander en urgence l'interdiction de toute présence humaine autour des falaises de Scandola.

La mission d'expertise conduite en juillet 2018 pour le renouvellement du Diplôme européen des espaces protégés, décerné à Scandola en 1985, a constaté les multitudes infractions quotidiennes. Il faut savoir que ce Diplôme européen a été régulièrement renouvelé tous les 5 ou 10 ans sans qu'aucune des recommandations n'ait été suivie d'effet, alors que la fréquentation est passée de 30 000 à 200 000 visiteurs !

Tous les organismes en charge de la Réserve de Scandola et les institutions nationales et internationales qui lui ont décerné des labels, tout à fait informés des graves dérives qui se produisaient ont choisi de ne rien faire, et donc d'avoir favorisé ces dérives.

https://www.corsenetinfos.corsica/Le-tourisme-menace-la-reserve-de-Scandola_a39208.html

Le 15/02/2019

Nous en sommes maintenant à plus de 26 000 signatures, preuve de l'intérêt pour un patrimoine mondial inestimable.
La dérive touristique a plus qu'assez duré. Mettre en place des quotas de visite, nous semble tout simplement ingérable.
Car il faudrait de nouvelles études, de nouvelles discussions, un contrôle en mer impossible, vecteur de nombreuses contestations.
Il ne faut plus d'activité nautique au pied des falaises. De fait, l'Unesco dans un pré-projet de réglementation a envisagé l'interdiction de toute activité nautique et sous-marine. Les ornithologues quant à eux évaluent à 400 m minimum des falaises la distance à respecter pour ne pas déranger les balbuzards et revenir à un taux d'envol des jeunes acceptable.

La faune et la flore marines de la Réserve pourraient lentement se reconstituer. Une zone d'interdiction rendrait aussi le travail des gardiens de Scandola beaucoup plus simple.


Le 04/02/2019

Merci pour vos 24 000 signatures de soutien venues de 20 pays pour défendre la Réserve de Scandola en Corse. Nous avons aussi lancé une campagne d'envoi de cartes postales aux décideurs politiques afin qu'ils interviennent d'ici l'été qui vient.

Vous avez la possibilité pour renforcer cette action de télécharger et imprimer cette carte pour l'envoyer à l'adresse indiquée ou à une autre adresse d'instance nationale, européenne ou internationale dont le champ d'action est l'environnement.

Téléchargement de la carte :https://image.noelshack.com/fichiers/2019/05/6/1549130661-rectoversoscandolabb.jpg

 


Le 04/02/2019

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2.791 commentaires
Philippe - Le 18/02/2019 à 18:49:15
Le Président du Parc Naturel Régional de Corse doit prendre en considération la pétition de Save Scandola. Ces dernières années, le taux de reproduction des balbuzards a été catastrophique à Scandola en Corse. Les études récentes montrent la corrélation irréfutable avec la surfréquentation touristique de la Réserve de Scandola avec plus de 400 dérangements par jour en été. Scandola bénéficie pourtant règlementairement d'un niveau maximum de protection régionale, nationale, européenne et mondiale. Si rien n'est fait, nous allons revenir bientôt à la situation d'avant la création du Parc Naturel Régional de la Corse, lorsque le braconnage et le trafic d'œufs avaient réduit à deux le nombre de couples. La menace ne concerne pas que les balbuzards puisque la faune marine déserte aussi la Réserve, ce qui est pour le moins paradoxal. Le bruit, les gaz d'échappement des bateaux impactent aussi gravement la flore marine. A l'heure où nous parlons de biodiversité, de faune animale, de pollution, de réchauffement climatique, des espèces en voie de disparition, il serait vital que nos élus politiques prennent des mesures fortes pour réduire le trafic dans la Réserve Naturelle de Scandola et qu'ils les fassent appliquer!!!!!!
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Le 22/04/2020 à 14:21:36
C'est un site magnifique, j'aime la Corse et je trouve normal de la protéger.
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Josyane - Le 21/04/2020 à 10:58:51
pour la protection des animaux
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