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Pétition

Pour la reconnaissance patrimoniale du cheval urbain au Québec

Pour la reconnaissance patrimoniale du cheval urbain au Québec Pétition

Pour la reconnaissance patrimoniale du cheval urbain au Québec

10.914 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
V. Laliberté et G. McNichols Tétreault
Destinataire(s) :
Nathalie Roy, Ministre de la Culture et de Communications du Québec
La pétition

Cette pétition vise la reconnaissance du cheval urbain aujourd’hui menacé à court terme de disparaître de nos rues, ainsi que des pratiques, équipements matériels et bâtiments anciens qui s’y rattachent en tant que patrimoine culturel québécois. 

Les savoir-faire en lien avec les pratiques équestres sont fragiles et actuellement en danger en raison du déclin de l’industrie et de certaines décisions politiques municipales arbitraires conduisant à l’élimination des chevaux de la ville.

Depuis la fin du 17e siècle au Québec, le cheval urbain est utilisé pour le transport des personnes, le déplacement de marchandises, ainsi que d’autres activités essentielles au quotidien. Au fil des siècles, le transport par cheval a connu plusieurs formes : les déplacements individuels à cheval, les déplacements en voiture tractée par des chevaux; de la charrette à la berline en passant par le break d’apparat, le cabriolet, la calèche, la carriole, le corbillard, ainsi que les premières lignes de tramway hippomobiles au 19e siècle.

Le cheval était indispensable pour parcourir des distances longues. Il a permis le développement urbain le long du littoral laurentien. Les promenades à cheval sur les routes de campagne, les sentiers et les grands parcs urbains aménagés tel que le Mont Royal ou les Plaines d’Abraham ont représenté longtemps une activité sociale et festive fort prisée: il y avait sur le Mont-Royal une vingtaine d’écuries en 1880. Les chevaux étaient aussi nécessaires aux charretiers pour le pour le transport des marchandises.

Les voitures tombereau servaient au transport de la pierre tirée des carrières de Montréal, le transport des approvisionnements entre le port et les lieux d’entreposage, la distribution alimentaire vers les marchés publics et magasins. Il était aussi le compagnon inséparable des colporteurs qui distribuaient dans les quartiers les produits domestiques tels que le pain, les produits laitiers, les œufs, les fruits et légumes ou offraient des services spécialisés tels que l’aiguisage, le ramonage et la dispersion des rumeurs. Leur passage s’annonçait comme une fête, par le bruit des sabots et le son des grelots.

Le cheval était aussi utile pour la poste interurbaine, la police, le déneigement et la lutte aux incendies. La présence du cheval était aussi de mise lors des événements civiques : baptêmes, mariages, funérailles et défilés. Ce quadrupède était aussi présent en tant qu’animal domestique dont les familles prenaient soin. Les anciens marchés aux foins, les écuries, les boutiques de forge et les ronds de course et leur animation faisaient partie du paysage social et urbain. Ce patrimoine a aussi une dimension matérielle grâce aux attelages, aux véhicules hippomobiles et il implique des savoir-faire tels que ceux des éleveurs, palefreniers, selliers, forgerons, vétérinaires, des tanneurs et des cochers.


Les savoir-faire reliés au cheval font partie de notre patrimoine vivant. Ce patrimoine inclut aussi la transmission des métiers qui se rapportent aux expositions ainsi qu'aux démonstrations d’adresse telles que les courses amateurs et le cirque (tel que Cavalia). Dans les quartiers historiques, les jeunes générations ont l’occasion de s’émerveiller de la présence du cheval en ville et de se familiariser avec lui. Les diverses pratiques du cheval en milieu citadin requièrent une expertise et un savoir-faire populaire et distinct de ceux du cheval d’équitation ou du cheval de course. Il est de notre devoir de protéger ces pratiques pour combattre l’uniformisation des villes et des vies. Les métiers reliés au cheval urbain génèrent des occasions d'apprentissage pour les jeunes à la recherche de modes de vie alternatifs.


La population québécoise est très attachée au cheval urbain qui fait partie de ses coutumes et de son histoire. Il arrive que les anciens racontent que leurs chevaux faisaient partie de la famille. De nombreux musées ont présenté des expositions en lien avec ce patrimoine : le Musée de la Pointe-à-Callières (1) ou encore au Musée de la Civilisation à Québec (2). Notre littérature foisonne d’exemples dans lesquels le cheval est à l’honneur (Charles-Eugène, le cheval dans Maria Chapdelaine de Louis Hémon), tout comme le cinéma (le cheval de traineau dans Mon Oncle Antoine de Claude Jutra), les téléséries (Les Filles de Caleb de Jean Beaudin et Arlette Cousture) et les documentaires (Pour la suite du monde de Michel Brault). Plusieurs articles de journaux ont mentionné l’importance des connaissances relatives à la pratique du cheval:


https://www.ledevoir.com/opinion/idees/516705/industrie-des-caleches-montreal-doit-s-engager-dans-le-sauvetage-du-cheval-canadien
https://www.ledevoir.com/lire/211173/histoire-au-temps-des-chevaux-en-ville


Ces savoirs font partie de notre histoire et les métiers du cheval constituent un patrimoine vivant qu’il serait approprié de reconnaître. Cette reconnaissance favoriserait la transmission de cette part de notre patrimoine collectif aux générations futures. L’élimination du cheval de ville mettrait au chômage des artisans vulnérables et sans défenses dont les métiers spécialisés constituent l’essentiel de leur vie. Le cheval n’est pas destiné à être un vestige du passé. Il serait aussi possible de concevoir des projets novateurs d’écuries urbaines afin de donner une place plus importante au cheval en ville.

Nous avons invité les chevaux dans nos vies il y a des milliers d’années, et ceux-ci nous font confiance. Nous devons leur laisser une place parmi nous tout en nous assurant bien sûr que ceux-ci soient traités avec le plus grand respect et amour possible. Finalement, il s’agit de lutter contre l’uniformisation de nos sociétés en protégeant les activités traditionnelles qui contribuent au renforcement de notre identité et qui nous permettent de contribuer à solutionner les problèmes environnementaux. 

Merci de nous aider à sauver le cheval urbain en signant cette pétition.

(1) https://pacmusee.qc.ca/fr/expositions/detail/des-chevaux-et-des-hommes-la-collection-emile-hermes-paris/

(2) https://www.mcq.org/fr/communique-presse?id=199812

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172 commentaires
Francois - Le 20/08/2019 à 08:06:41
Stop
0
Jean pierre - Le 20/08/2019 à 08:08:12
ET pour le retour du cheval de trait dans les petites exploitations bio
0
Michel - Le 20/08/2019 à 08:13:22
Sans commentaire.
0
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